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 Health Care [Kim]

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MessageSujet: Health Care [Kim]   Sam 11 Sep - 18:02

C'est le bruit de vibreur de son portable qui tira Laroy du lit ce matin. Émergeant au milieu de deux poufs Niners, l'homme dû en pousser une pour se glisser au bord du lit et attraper son cellulaire. Un message d'un de ces lieutenants lui disant qu'un autre avait été plombé cette nuit à la sortie d'un club et était en réanimation à l'hôpital. Qui? Ce fut la première question qui traversa l'esprit de Laroy. Cela faisait un moment qu'on avait pas attaqué un niner comme ça, gratuitement. Le chef de gang avait fait ce qui était nécessaire pour leur assurer une relative sécurité, assurée par la crainte des représailles qu'il était capable de lancer. Il y a deux ans, lorsqu'il avait été canardé au volant de son véhicule en plein centre ville et laissé pour mort avec quatre balles dans le corps, Laroy s'était fait une question d'honneur d'envoyer un message à tous ces ennemis. On ne s'attaque pas à eux sans s'exposer à un retour de flamme dix fois plus puissant. De la même manière lorsque plusieurs Niners étaient abattus, et notamment des membres hauts placés du gang, il ne laissait jamais rien impuni, quitte à frapper au mauvais endroit. Lorsqu'on tirait sur ces soldats de rue, ces frères, on tirait également sur Laroy.

Quoi qu'il en soit, le seul qui était capable de répondre à la question « Qui? » était bien son homme touché. Tel qu'il connaissait celui-là, Laroy s'imaginait déjà qu'il s'agissait d'une vengeance personnelle après qu'il se soit envoyé la soeur ou la petite amie d'un membre de gang ennemi. Pourtant il lui répétait souvent de s'assurer que les blanches qu'il s'envoyait n'appartenait à aucun gang. Peu importe, qu'il s'agisse d'une histoire de fesses ou pas, il ne laisserait pas passer cette attaque. Se levant finalement en laissant ces deux maitresses de la nuit dormir, non sans les secouer quelque peu pour leur préciser qu'il voulait qu'elles aient disparus de sa baraque quand il serait revenu, Laroy partit prendre une douche et s'habilla ensuite pour partir à l'hôpital général d'Oakland où était son lieutenant. Un baggy bleu nuit, un t-shirt blanc large qui laissait deviner par transparence un débardeur de la même couleur en dessous et un gilet par balle plus sombre, sans oublier ces sneackers assorties, ces lunettes de soleil noir et sa tonne de bijoux et diamants habituels: chaîne au cou, montre et bracelet aux poignets, et le boss des Niners était fin prêt.

L'homme prit son téléphone et passa plusieurs coups de fils pour convoquer une assemblée de Niners qui l'accompagnerait là-bas. Laroy n'était pas fou, même avec un gilet pare-balle en permanence sur lui lors de ces sorties, il avait toujours une bonne escorte armée jusqu'aux dents. En tant que chef de gang et surtout au vu de ces méfaits passés, il ne comptait plus ces ennemis et il n'y avait jamais assez de précautions à prendre. Un 9mm glissé sous son t-shirt à la ceinture et ces hommes réunis, ils quittèrent la résidence de Laroy et montèrent dans un cortège de SUV, la Navigator de Laroy et un Hummer H2 en plus pour partir vers l'hôpital. Après une bonne vingtaine de minutes, ils arrivèrent enfin à destination et les deux véhicules se garèrent sur le parking du centre hospitalier. Laroy laissa quelques uns de ces hommes partir en reconnaissance et se promener dans l'hôpital pour vérifier qu'il n'y avait aucune policière, attendant à l'intérieur de sa Navigator qu'ils leur donnent la voie libre pour venir le temps de s'offrir un petit cigarre.

Dix minutes plus tard, son téléphone sonna enfin et l'un des hommes lui confirma bien qu'aucun flic n'était apparemment dans les parages. Laroy descendit alors de son 4x4 et se dirigea avec le reste de ces hommes vers l'entrée où il suivit le chemin indiqué jusqu'au service de réanimation où se trouvait son lieutenant. Quelques instants plus tard, il eut la mauvais en arrivant devant sa chambre de le trouver inconscient, un tuyau dans la bouche et branché à tout un tas de machines. Visiblement, il n'aurait pas réponse à la question « Qui? » aujourd'hui... Pas de son homme en tout cas... Frustré, il se dit qu'il n'avait au moins pas fait le déplacement pour rien et retourna dans le couloir avec deux de ces hommes à qui il donna consignes de rester et de garder sa chambre où cas où ces agresseurs aient la mauvaise idée de venir terminer le boulot. Laroy, lui, s'engagea dans le couloir, le parcourant dans le bruit de ces bijoux et de sa chaine s'entrechoquant entre ces pas, à la recherche d'un médecin pour en savoir un peu plus sur son état et savoir quand il serait en état de parler. Ne croisant pas un seul homme, il finit par interpeller une jeune femme brune qui avait une blouse blanche par dessus ces vêtements civils et qu'il pensa être une infirmière.

« Hey! Infirmière... Où est-ce que je peux trouver un médecin là-dedans? Ils sont trop occupés à vous plier dans les salles de consult' pour faire leur boulot? » lui lança-t-il en retirant ces lunettes de soleil pour les garder à une main.

Laroy n'était pas du genre à mâcher ces mots, surtout qu'il s'agissait de la santé d'un de ces lieutenant les plus importants. Cette attitude de roi à qui tout est dû, il l'avait depuis longtemps, bien avant son statut de chef de gang.



Dernière édition par Laroy Smith le Sam 11 Sep - 23:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Sam 11 Sep - 19:38

Ce matin là, Kim avait dû se réveiller aux aurores pour se rendre à Oakland. En effet son équipe était la première sur la liste pour aller faire le stage sur les blessures par balle au Highland General Hospital, le plus grand hôpital public et universitaire de la ville. Franchement cette excursion était loin de faire plaisir à Kim qui présentait depuis qu’elle savait une mauvaise humeur latente. Disons que durant ses années d’études de stage et de poste entre Santa Fe et White Rock, elle avait eut affaire à ce genre de blessures et elle estimait être entièrement capable de gérer ces cas sans avoir besoin d’un foutu stage. Mais bon, le taf, après tout elle tenait trop à sa place pour se permettre une absence, et puis ça n’était pas tellement son genre de toute façon, elle assumait ses responsabilités, son taf c’était trop important. L’unique gagne pain des Town du moins jusqu’à ce que Sid fasse marcher son salon de tatouages, elle ne pouvait donc pas se permettre de prendre des vacances.

Quoi qu’il en soi, Kim était donc bien décidée à y aller et à valider sa formation avec brio. Ce matin là donc, alors que son réveil sonnait 6h du matin, elle ouvrit un œil en soupirant et se retournant dans son lit après avoir appuyé sur répétition et se rendormit légèrement pendant une dizaine de minutes. Lorsque la sonnerie se fit entendre pour la deuxième fois elle savait qu’il fallait cette fois-ce se motiver. La grande brune se leva donc laissant le drap en pagaille sur son lit double et se rendit en débarder et shorty vers la salle de bain. Sa sœur ne se lèverait pas avant un certain temps, elle avait donc tout son temps, régit tout de même par le fait qu’elle devait quitter la maison à 7h pour arriver à 8h à Oakland. Kim n’était pas du matin, définitivement pas, elle préférait travailler la nuit, mais elle ne choisissait pas ses horaires. Une bonne douche de prise, elle se rendit dans la cuisine une serviette enroulée autour d’elle ses cheveux goutant sur le sol et se fit un café en allumant sa première clope de la journée. Elle bloqua quelques minutes sur son mug, le regard vide, émergeant doucement puis avala son café au lait du matin d’une traite.

Elle aimait écouter de la musique le matin, mais là Sid dormait et elle ne voulait pas lui faire l’affront de la réveiller avant 9h. Elle retourna donc dans sa chambre en trainant la jambe pour s’habiller. Un jean 501 bleu, coupe cigarette qui lui faisait un cul dément et un t-shirt col en V tout simple blanc, elle ralluma une cigarette et mit tout doucement l’un de ses chansons préférées à savoir Dream On sur son poste puis elle s’allongea sur le lit quelques minutes. A la fin de la chanson, elle se leva et enfila ses bottes de moto, pas très beau, mais bien pratique et confortable, elle écrasa lascivement le mégot dans le cendrier et éteint le poste avant de partir. Dans l’entrée elle récupéra sa veste en cuir et son sac à main. Elle ficela son sac à l’arrière de sa Night Rod spécial et démarra. A cette heure le fond de l’air était frais et elle refit un aller retour dans la maison pour prendre un petit pull moulant. Elle démarra alors son bébé et appréciant le bruit et al vibration du moteur elle se mit en route pour Oakland.

Une heure plus tard elle était arrivée sans encombre malgré les excès de vitesse dont elle était une habituée. Cela dit, lorsqu’elle devait arriver à l’heure, elle évitait, parce que discuter avec les flics faisait toujours perdre un temps fou. Elle gara sa Night Rod juste devant l’hôpital pour garder un œil dessus connaissant la réputation de la ville. Elle se rendit en face où trônait un Starbuck pour prendre un café et bien sûr, fumer une clope avant le début du stage une demi heure plus tard. Elle se posa sur la selle de sa bécane avec sa tasse en carton et une cigarette fumante, enfin réveillée, mais pas de bonne humeur pour autant. Son coéquipier arriva quelques minutes plus tard avec un large sourire, lui était ravi de sortir de Charming. Il se moqua un peu de Kim et de son air renfrogna puis lui fit la bise ce qui rendit son sourire à la jeune femme. Elle jeta son mégot sur le sol, s’assura que sa moto était bien enchainée et que le Lehmann était mis et elle se dirigea aux coté de Josh un beau brun bien bâtit dans l’hôpital. Le début de la matinée se déroula sans encombre, la formation tait finalement relativement intéressante car elle mettait des mots savants sur ce que la belle savait déjà et après tout ça fait toujours bien.

Quand l’heure de la pause arriva, elle se dirigea vers la grande porte pour aller jeter un œil sur la moto et, je vous le donne en mile… fumer une clope ! Oubliant qu’elle avait une blouse depuis le début de la matinée, un signe de reconnaissance pour le personnel dont elle se serait bien passée, elle allait sortir quand un grand black l’interpella. Ca pour être grand il était carrément géant et super baraque, du coup la belle préféra ne pas relever le manque de respect dont elle venait de faire les frais. Elle répondit sur un ton calme avec un brin d’humour en montrant l’accueil en question.


« Je suis pas infirmière, donc je me fais pas troncher dans la salle de repos… Je pense que le mieux pour vous est de demander qu’on vous renseigne à l’accueil… »

Sur ces mots, elle tourna le dos au géant noir plein de bagouzes et reprit le chemin de sa moto. Mais l’aspect un peu flippant du type restait dans son esprit, carrément immense, une armoire à glace avec autant de bijoux. Il ne pouvait s’agir que d’une star du rap ou d’un chef de gang, la belle n’avait pas remarqué le gilet pare-balles…
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Dim 12 Sep - 0:16

S'en prendre à un Niner n'était pas une chose donnée à tout le monde. Surtout à un lieutenant haut placé dans la hiérarchie du gang. A vrai dire, ne serait-ce que tenir tête ou soutenir le regard d'un gangster n'était déjà pas à la portée de n'importe qui puisqu'on les reconnaissait à cent mètres la ronde dans leur démarches et tous leur tatouages apparents. Rien qu'à voir la façon dont Laroy et ces hommes étaient regardés et observés dans cet hôpital laissait penser que tout le monde devinait quels genres d'individus ils étaient. Il était donc plus que probable que cette attaque perpétrée sur le Niner soit l'oeuvre d'un gang, ou au moins d'une pointure relativement conséquente du crime. Mais qu'il s'agisse d'un endurci ou d'un simple civil, la sanction serait la même et Laroy ne ferait pas de détails. Si il commençait à laisser passer cela, tous ces ennemis verraient là l'idée qu'on pouvait s'en prendre à son gang sans risque de représailles. La loi du talion était une des premières et une des seules qu'appliquaient Laroy à son gang avec celle de la loyauté.

Cet hôpital rappelait de mauvais souvenirs au boss des Niners. Il avait une bonne semaine dans le même état que son lieutenant aujourd'hui dans un séjour total de trois semaines après s'être fait défourailler en pleine rue au volant de sa voiture. Et si Laroy y était déjà revenu, notamment pour aider à l'approvisionnement d'un dispensaire qu'il avait créer à Cross Bones Street, c'était la première fois qu'il y remettait les pieds dans des circonstances aussi... fâcheuses. Voilà les deux visages que pouvait avoir Laroy ici, comme partout ailleurs à Oakland et dans toute la Californie. La violence et la dangerosité de sa vie gangster et cette image de bienfaiteur bon samaritain avec tous les projets immobiliers et sociaux dans lesquels il avait investit pour sa communauté noire. Il ne faisait pas cela pour alimenter sa légende dans les rues non, mais par réel soucis et implication dans les problèmes de ces voisin, « ces frères » comme il les appelait d'abord, et ensuite comme couverture légale des activités des Niners.

Ce matin cependant, Laroy ne s'était pas vraiment levé d'humeur humanitaire avec cette nouvelle et c'était plus de la poudre qui sortait de sa bouche et de la foudre qui abritait ces yeux que de la fraterie et de la générosité. Et cela se ressentait et se dégageait du chef des Niners à distance, et d'avantage encore lorsqu'il s'adressait à ces hommes ou n'importe qui l'entourait. Cet état d'esprit bouillant et monté sur tension prit un degré encore plus important lorsqu'il arriva à la chambre de son lieutenant pour constater l'état comateux dans lequel il se trouvait. Frustré de ne pouvoir avoir de réponses, tant pis, il irait les chercher lui-même, à commencer par le temps dans lequel il allait rester comme ça. Partant dans les couloirs à la recherche d'un médecin qui pourrait l'informer sur son état et l'évolution à prévoir, Laroy s'impatienta très vite de ne voir aucun de ces grands gourous dans les parages et finit par interpeller la première blouse blanche venue en la personne d'une charmante brune.

Evidemment, n'étant pas à la base un fin diplomate, et ceci conjugué à son énervement du moment, les mots de Laroy ne furent pas des plus délicats et même limite insultants pour le métier d'une infirmière. La jeune femme lui répondit alors qu'elle n'en était pas une et qu'elle n'était donc pas adepte de ce genre de rapports avec un médecin. Ajoutant qu'il devrait demander à ce qu'on le renseigne à l'accueil avant de le passer et de disparaître en le laissant sur place, Laroy resta sans un mot et ne fit que la suivre du regard s'éloigner dans ce couloir dans un déhanché de fesses qui ne manqua pas d'attirer son regard. Au moins, elle n'avait donc pas pris sa remarque pour elle puisqu'elle n'était pas infirmière. Fronçant les sourcils devant la réplique et le départ plein d'assurance de cette « comète », il finit par défaire son attention du fessier de cette silhouette s'éloignant pour suivre ces conseils et se diriger vers l'accueil où il s'enquit d'une secrétaire qui, elle, ne laissait aucun doute sur sa profession.

L'employée l'informa alors que les médecins étaient actuellement en consultations et qu'il ne serait pas de retour dans le service avant une bonne demie-heure. Pestant tous les jurons qu'il devait connaître, Laroy rejoint ces hommes pour les informer qu'ils attendaient de voir un médecin avant de repartir. Après tout les avaient vingt bonnes minutes de route, alors autant rester une demie-heure de plus pour ne pas avoir fait l'aller retour pour rien. Laroy leur dit de rester aux alentours de la chambre pour guetter l'arrivée éventuel d'un médecin et aussi monter la garde en cas de visite non-souhaitée, le temps qu'il aille s'allumer un cigare à l'extérieur et prévienne le reste de ces hommes de ce qui était arrivée et de ce qu'ils avaient à faire dans la rue pour prévenir d'éventuelles d'autres assauts et surtout trouver dans les bruit qui circulent, les auteurs de cette attaque. L'homme repartit donc vers la sortie, dans ce même bruits de bijoux ballants qui rythmaient chacun de ces pas et passa enfin les portes coulissantes de l'entrée du Highland General après une bonne trotte à travers les couloirs et les ascenseurs.

Laroy remit ces lunettes de soleil sur le nez et plongea alors sa main dans l'une des poches de son baggy pour en sortir un étuis à cigare qu'il ouvrit pour se mettre son cylindre entre les dents. Il l'alluma et sortit ensuite de son autre poche son cellulaire pour composer le numéro d'un autre de ces lieutenants et le porter à son oreille. Le boss fut comme à son habitude, bref, concis et précis. Pas de blabla ni de fioriture qui laisserait une éventuelle écoute des autorités le repérer ou contrarier les plans qu'il énonçait à son interlocuteur. Entre deux consignes et deux bouffées de cigare porté à ces lèvres de son autre main, il aperçu soudain la silhouette de cette brune sortant de ces mêmes portées coulissantes et qu'il reconnu tout de suite, malgré le fait qu'elle ait tombée la blouse. Allez deviner grâce à quel détail... Bref, recrachant sa fumée en la suivant à nouveau du regard, Laroy coupa court à sa conversation avec l'idée de l'interpeller à nouveau et revenir sur ce premier contact maladroit.

« Je te rappelle... » glissa-t-il simplement au Niner avant de raccrocher et laisser son portable en main retomber le long de son corps

« Hey! » lança-t-il dans la foulée à la jeune femme pour l'arrêter dans sa démarche qui était vraiment infernale vue de dos. Attendant qu'elle ne se retourne pour s'apercevoir que c'était lui l'interpellait, il pencha légèrement la tête sur le côté pour reprendre « Je crois qu'il y a eu un petit malentendu tout à l'heure... Ce n'était pas contre vous... » glissa-t-il.

Ne sachant pas vraiment faire d'excuses, c'est tout ce qu'il avait trouvé pour réengager la conversation et au moins se faire reconsidérer, bien qu'il n'était sûr en rien de la recroiser un jour. Pas la peine d'ajouter qu'il était en plus énervé par l'état d'un de ces amis comme la plupart des gens ici devaient se lamenter et se confesser dans leur malheur, Laroy n'était pas comme ça, et de toute façon, elle devait s'en moquer.
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Lun 13 Sep - 14:34

A en croire le médecin qui leur faisait la formation ce matin là, être secouriste à Oakland était autrement plus hasardeux qu’à Charming. Normal en même temps, Kim connaissait les statistiques, de plus en plus de meurtres et de blessures par balle dans les rues de cette ville. Et dire que Sid allait bosser ici… Cela était loin de réjouir la belle que de voir sa petite sœur dans un tel environnement. Peut-être pourrait-elle postuler ici… Comme ça elle serait plus proche, elle pourrait l’accompagner sur la route les fois où elles commençaient à la même heure, elle serait la première à le savoir s’il lui arrivait quelque chose, elle pourrait tout faire pour la sauver. Un peu angoissée la jolie brune ? Oui, quand il s’agissait de sa famille et de ses amis elle flippait assez facilement, par contre elle avait tendance à ne jamais s’angoisser pour elle-même, du coup elle pouvait se mettre en danger sans accepter que ceux qu’elle aimait fassent de même. Si seulement Sid acceptait de se tenir à l’écart de Samcro…

Quoi qu’il en soit elle aimait l’action donc un post à Oakland serait bien plus intéressant autant pour elle que pour sa carrière, il fallait qu’elle y réfléchisse, mais quitter son co-équipier était difficile. Ca ne faisait qu’à peine un mois qu’ils bossaient ensemble, mais elle l’aimait bien, il savait la prendre, la charrier juste ce qu’il fallait pour détendre l’atmosphère, il était gentil et elle lui faisait confiance pour le boulot comme pour le reste. Bref c’était cool de bosser avec lui et il était rare qu’elle trouve quelqu’un qu’elle appréciait vraiment, elle était plutôt taciturne et mettait du temps à donner sa confiance et appréciait assez peu de personnes en règle générale, or lui, elle l’avait trouvé du premier coup par les hasards des choix d’équipe. Il avait en plus de toutes ses autres qualités celle de redonner le sourire en ce matin morne à Kim. Non seulement quand il était arrivé un peu plus tôt et avait commandé à la belle d’arrêter de ronchonner mais aussi pendant le stage car à chaque fois qu’il glissait un mot à l’oreille de sa collègue, elle manquait d’exploser de rire et se retenait tellement qu’elle en avait pleuré, de vrais gamins ces deux là.

Elle était peu maquillé, juste du crayon et du mascara, mais son crayon avait un peu coulé, à cause des blagues de Josh, du coup ça lui faisait des yeux charbonneux qui en faisaient ressortir l’incroyable vert. Or connaissant la jeune femme, ça resterait comme ça tout la journée car elle n’tait pas de celle qui allait aux toilettes toutes les deux heures pour un raccord maquillage, na elle son truc c’était d’aller prendre l’air pour mieux s’intoxiquer. Elle avait alors croisé Laroy mais avait dû faire demi tour car elle ne pouvait décemment pas sortir fumer en blouse. Elle devait au moins faire semblant d’être saine quand elle était déguisée ! Elle l’avait donc confiée à son co-équipier qui lui ne fumait pas et avait décidé d’aller draguer les infirmières à la cafeteria. Franchement les pauvres infirmières, elles prenaient cher de toute part. Et dire qu’avec ses diplômes et son expérience Kim pourrait en être. Pas certain qu’être prise pour une pute à doc lui plaise plus que ça, par contre elle irait bien faire ses classes en Irak, mais elle devait rester là pour veiller sur Sid, elle aurait dû faire ça avant la mort de Moly. Ca aurait été plus simple…

Elle repassa devant Laroy, les mystères de couloirs d’hôpitaux… Elle s’en serait bien passée, il la faisait un peu flipper. Du coup elle passa sans le regarder pour éviter tout problème. S’il était bien qui elle pensait qu’il était, elle préférait éviter tout contact avec lui. Elle ne connaissait pas bien les gangs, elle ne savait pas comment ça fonctionnait, et n’avait jamais pensé au fait que, finalement, c’était un peu comme au sein du MC. Tout ce qu’elle savait c’était ce qu’on disait à la télévision, à savoir les guerres de gang sanglantes, les règlements de compte, bref un grand nombre de morts. Sans compter que c’était un gang qui avait été à l’origine de la mort de son père, enfin à sa connaissance. Elle n’était pas comme ça, elle se battait, défendait son territoire et son intégrité physique avec une hargne impressionnante, était incapable de trahison envers son clan, les Sons, mais d’un autre coté, elle n’aimait pas leurs agissement, le trafic d’arme et les meurtres, elle tenait trop à la vie humaine et n’était que trop de fois arrivée trop tard sur ce genre d’événements.


« C’est pas grave, mais faites gaffe, si j’étais de mauvaise humeur j’aurais pu m’énerver… »

Il fallait se méfier des sœurs Town particulièrement quand elles étaient ensemble d’ailleurs. Kim pouvait faire preuve d’une grand sauvagerie quand on lui parlait mal, mais tant qu’on ne lui mettait pas une main au fesses ou qu’on ne l’insultait pas directement elle restait calme dans la plupart des cas, mais il ne fallait pas trop lui manquer de respect, ça avait tendance à la rendre dingue et elle n’hésitait jamais à se défendre par la voie des poings, même si elle n’avait aucune chance, enfin jusqu’ici elle avait eut de la chance, les réponses avaient toujours été soft et ce même si elle était passée par quelques frayeurs. Lorsqu’elle s’était pris des coups elle avait toujours été en mesure de répondre plus fort que son assaillant, à croire qu’il y avait un minimum de respect pour les femmes quelque part, on n’osait pas trop la frapper. Mais en même temps elle savait très bien avec qui elle pouvait se battre et quand ça n’était pas le cas elle se contentait de crier ou d’insulter comme elle savait très bien le faire.

La brune éclata de rire car il était relativement évident que même très énervée elle n’aurait pas pu faire grand-chose face à au grand black et surtout face au Bad Boy et la demi douzaine de gardes du corps qui l’entouraient, pas en cet instant précis, mais ils étaient là dans le hall à moins de dix mètres en train de les observer, elle n’avait pas pu s’empêcher de jeter un coup d’œil. Dans le même temps, elle avait enfin osé regarder Laroy un peu plus en détail et avait remarqué le gilet pare-balles. Bon conclusion il s’agissait bien d’un chef de gang et non d’une star du rap, ou peut-être était-ce les deux ? Un gangsta rappeur… Bref, elle tergiversait avec elle-même dans son esprit jusqu’à revenir à la réalité ce qui lui prit peut-être quelques secondes, longues secondes durant lesquelles Laroy devait se demander pourquoi elle le fixait bêtement avec un léger sourire car malgré la crainte qu’il lui inspirait ses propres pensées un peu saugrenues la faisait marrer intérieurement assez pour que cela se voit un peu sur son visage.


« Vous avez trouvé un doc alors ? »

Dit-elle en allumant sa cigarette nonchalamment. Pas hasard, Laroy c’était posé à coté de la Night Rod chérie de la belle et elle pu s’asseoir sur son siège ce qui était toujours un plaisir, même moteur éteint. Kim était assez maitresse d’elle-même pour ne pas montrer à Laroy le fait qu’elle flippait un peu d’être en contact avec ce genre de mec, elle préférait en générale être très loin de ce genre de problèmes, mais en même temps, elle n’allait pas non plus partir en courant, et puis il ne pouvait pas la tuer, là, il y avait beaucoup trop de monde, et puis pourquoi il la tuerait, elle ne lui avait rien fait ! Respire…
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Lun 13 Sep - 17:38

Les sorties de Laroy en dehors de ces territoires Niners et de Cross Bones Street étaient relativement rares. En tant que chef du gang, il était particulièrement exposé et soumis à de potentielles attaques comme cible en or. Quand on veut tuer un serpent, il faut en arracher la tête... Et beaucoup de personnes aimeraient arrêter le serpent niner d'infecter les rues d'Oakland. Même si un autre reprendrait le gang après lui, la mort d'un chef était toujours un coup dur qui l'affaiblissait, et Laroy le savait mieux qui quiconque en l'ayant apprit à la dure lorsqu'il avait repris les Niners après la mort de son père. Très sectaires et méfiants, les Niners comme leur boss ne se mélangeaient que très peu au reste de l'« autre société » et les quartiers sur lesquels ils n'avaient pas la main mise. Non, ils avaient leur propre société, leur propres lois également, et avaient tout ce qu'il leur fallait dans celle-ci pour ne pas dépendre du monde extérieur. Ce monde extérieur qui avait créer ces ghettos et qui les avait émanciper du reste des citoyens des décennies plus tôt.

Il fallait donc bien une occasion ou un événement suffisamment important pour que Laroy ne franchisse ces frontières non-officielles et se mêle à la population neutre. Souvent, il le faisait pour aller coller lui-même deux balles dans la nuque à un ennemi qui l'avait particulièrement ennuyé ou, comme aujourd'hui, lorsqu'un de ces hommes importants avaient été touché ou enfermé. Ce lieutenant niner était fiable et rapportait beaucoup au gang. Il était déjà là à l'époque où le père de Laroy était aux commandes et avait la même loyauté envers lui qu'il avait toujours eu. Le chef de gang était plus que quiconque sensible à cela, lui qui avait vu beaucoup de ces « frères » l'oublier lorsqu'il était au plus mal, derrière les barreaux durant cinq longues années. Il décida donc d'aller aux nouvelles, principalement pour aller s'informer sur l'homme où les hommes qui avaient fait ça, mais eu la mauvaise surprise de découvrir qu'il n'était pas en état de dire quoi que ce soit, ni décrire, rien. C'était un légume, et les légumes ne parlaient pas jusqu'à preuve du contraire.

Sans médecins dans les parages pour l'informer, Laroy commençait sérieusement à s'impatienter et connaître une certaine frustration qu'il décida d'aller évacuer avec une bonne fumée de cigare à l'extérieur. Il en profiterait de plus pour passer un coup de fil à l'un de ces lieutenants pour qu'il commence à se renseigner sur cette attaque et mettre le reste du gang en alerte. Bien souvent, ce genre d'hostilité se divisait en plusieurs vagues et Laroy préférait prévenir les éventuelles prochaines et les stopper dès la première. Une fois sortit, ces lunettes de soleil remises et son cigare allumé, il téléphona donc à son subordonné et lui donna ces consignes lorsque la jeune femme qu'il avait pris pour une infirmière repassa dans cette même démarche hâtée devant lui. Coupant court à sa discussion, Laroy raccrocha pour l'interpeller et arrêter cette fois cette comète. Lui glissant alors implicitement qu'il était désolé pour ce petit malentendu d'il y a quelques minutes, la réponse de la jeune femme eu le don de lui faire contenir un petit rire ironique.

« Sans blague... J'ai eu chaud aux fesses alors... » glissa-t-il avec cette même ironie, sachant qu'elle ne se doutait probablement pas de l'homme auquel elle avait à faire.

Elle n'en avait pas besoin. Laroy n'était pas là pour faire un défilé et son look, ces apparences et son escorte étaient déjà suffisamment révélatrice de ce qu'il était et donnaient des informations sur le genre de train de vie qu'il menait. Mais évidemment, tout le monde ne se fiaient pas à ces apparences, et cela sembla être manifestement le cas de cette femme qui affichait des traits plutôt amusés et légers et qui engagea finalement la discussion avec lui en lui demandant si il avait trouvé un médecin. L'observant attentivement s'allumer une cigarette et s'installer sur un cylindrée noir qui lui sciait au final plutôt pas mal, l'homme ne perdit pas une miette de détail de ces gestes, intrigué devant ce comportement auquel Laroy devait bien reconnaître ne pas être habitué, lui qui intimidait et provoquait plus souvent la crainte ou la méfiance, la suspicion chez les autres. Tant mieux, avoir une discussion « normale » avec une personne apparemment « normale » ne faisait pas de mal de temps en temps

« Non... Pas plus qu'une infirmière... Ils sont apparemment « en réunion »... Et je continue toujours à croire qu'ils font ce genre de réunions ensemble... » répondit-il un petit sourire narquois aux lèvres, faisant référence à la remarque qu'il lui avait lancé dans ces couloirs de réanimation.

Reportant son cigare pour en tirer une nouvelle bouffée qu'il recracha lentement, continuant de l'observer assez intrigué sur cette machine, Laroy n'avait pas vraiment l'habitude de voir des femmes sur des bécanes. Les « soeurs » chez lui, se contentaient de grimper à l'arrière des SUV en mini-short et maniaient surtout les billets qu'elles comptaient plutôt que de grosses machines plus lourdes qu'elles. Cela confirmait bien à Laroy, en plus de son comportement nonchallant et apparemment assuré, qu'elle devait être ce genre de femmes sauvages et indépendantes qui se suffisaient à elle-même. Une chose respectable et respectée par l'homme.

« Jolie bécanne... » reprit-il enter deux bouffées de cigare, bien qu'il n'y connaissait rien ou pas grand choses avant d'ajouter « Si vous n'êtes pas infirmière, vous êtes quoi au juste? Non, non non... Laissez moi devinez... »

Faisant quelques pas pour s'approcher de sa moto et se planter devant elle, la regardant de haut en bas en croisant les bras, celui qui tenait son cigare soulevé devant son visage, Laroy se mit à rire et recracha un épais nuage de fumée devant lui dans son amusement et le sens de l'imagination qu'il eu à ce moment là

« Voyons voir... Une femme en jean... Une jolie cylindrée... Un déguisement d'infirmière... Ouai, c'est ça... Cascadeuse! Vous faites des doublures pour des actrices, et il y avait une scène à tourner dans cet hôpital, d'où la blouse... » glissa-t-il en secouant doucement son cigare porté dans sa main devant son visage, évidemment pour plaisanter, mort de rire mais n'ayant pas la moindre idée de ce qu'elle pouvait faire ici.
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Mar 14 Sep - 2:43

Quand elle vivait au Nouveau Mexique, Kim n’aimait pas quitter sa ville, White Rock, elle s’y sentait en sécurité, connaissait quasiment tout le monde et surtout, quoi qu’il arrive personne ne la cherchait et tout le monde la respectait pour ce qu’elle était à savoir la fille de Sam Town. Même après la disparition de ce dernier, elle restait la fille du fondateur du club de la ville, il ne pouvait rien lui arriver. Elle avait néanmoins dû partir à Santa Fe pour ses études, mais était revenue au bercail après quelques stages à Santa Fe pour se faire la main dirons nous. Mais après la mort de sa mère elle avait ressentit le besoin de tout quitter d’aller voir ailleurs, elle ne pouvait plus supporter la maison où elle avait grandit heureuse avec un père et une mère et une sœur, puis sans son père et maintenant quoi ? Seulement Sid ? Oui elle l’adorait, mais la maison était trop grande et trop pleine de souvenirs pour elles deux. Elles étaient donc parties pour Charming, cette bourgade lui rappelait un peu White Rock, même si c’était moins joli aux yeux de la belle que sa ville natale, mais maintenant qu’elle était là, elle ressentait le besoin d’aller plus loin, elle n’aimait pas quitter sa nouvelle ville pour Oakland pour une journée de stage, enfin à vrai dire c’était surtout le fait de se lever à 6h qui la mettait de mauvais poil.

Et elle se voyait mal faire ce trajet tous les jours. Pour autant elle avait besoin de plus d’action qu’à Charming, depuis un mois ils avaient eut droit à quelques accidents sans gravités, quelques accidents graves, mais assez peu, bref il ne se passait rien et elle s’ennuyait, et lorsqu’elle s’ennuyait, elle pensait. Elle pensait donc beaucoup trop, on appelle ça cogiter, vous savez quand quelque soit le sujet de départ la conclusion est que vous avez tout foiré que vous n’êtes rien et qu’il vaudrait mieux mettre fin à cette vie de merde. Voila la sombre toile qui se tissait dans son esprit depuis quelques temps, et pourtant elle n’en parlait pas, personne ne savait, même Sid, elle se devait d’être forte pour sa petite sœur, elle ne pouvait pas lui montrer qu’au fond elle se demandait vraiment quoi faire, elle se demandait vraiment comment continuer cette vie… Mais la conversation maintenant engagées elle répondit d’un « ouaip » assuré et ironique bien sûr à la question de Laroy portant sur son propre arrière train.


« Ils ont toujours de très bonne raisons de ne pas trainer dans les couloirs, l’argent et la gloire hein… Et pour nous le sang et la sueur… »

Elle prononça cette dernière phrase dans un soupir, comme une esclave aurait accepté son destin, avec tristesse, mais résignée, toujours fières dans son cœur d’autant plus qu’elle n’aurait pas pu le montrer dans ses actes. Puis elle sourit en baissant les yeux et secoua la tête prétextant un égarement, ces mots étaient sortis tout seul et à vrai dire elle ne parlait pas réellement de son boulot qu’elle aimait, de quoi parlait elle ? Kim l’ignorait en cet instant, c’était comme si ces paroles lui avaient été soufflées d’un autre monde, pourquoi ? Cela arrivait parfois, elle laissait un peu trop de liberté à son cerveau, la divagation allait un peu loin, plus personne alors ne pouvait comprendre, même pas elle-même le plus souvent. Cela dit un y avait un fond de vrai, un fond dans tout ça qu’elle pensait vraiment.

Kim n’aimait pas beaucoup les médecins, enfin son sentiment était partagé, compliqué, mais mis à part qu’ils n’étaient pour rien dans la mort de sa mère, ni d’ailleurs de son père qui à priori était mort bien avant l’arrivée des secours, elle leur laissait souvent des patients, et parfois la malchance voulait qu’ils décèdent entre les mains de ces médecins si compétents, si bien payés, si respectés. Quand cela arrivait elle les tenait pour responsable, pas toujours, elle devait parfois être raisonnable, la personne était trop instable trop affaiblie, mais pour les rares fois où elle avait confié un patient stable à un docteur et que la victime ne s’était pas réveillé, allez ça avait du arriver deux ou trois fois dans sa certes jeunes carrière mais bon, se sont les risques du métiers, et la voila, Kim dans toute sa splendeur qui mets l’éventuelle erreur d’un éventuel maladroit sur le dos de toute la profession. Ne lui en voulez pas, elle n’est pas raisonnable quand il s’agit de sauver des vies, elle n’est d’ailleurs pas souvent raisonnable mais passons, son boulot était très important, son truc sauver des vies, l’action le terrain, certainement pas les blouses blanches, et du coup quand sa foirait, il fallait bien qu’elle en veuille à quelqu’un et soit c’était elle, soit c’était eux.


« Merci… J’espère la retrouver ce soir… » Répondit la grande brune avec un sourire au compliment de Laroy. Dont elle se rendit compte qu’elle ignorait toujours le nom. C’était peut-être mieux ainsi, il pourrait ne pas vouloir lui donner, et puis elle-même n’était pas sûre de vouloir lui donner le sien. Un sourire tout de suite suivi d’un soupire, car effectivement elle serait franchement dégoutée qu’on la lui vole. Cette moto, c’était comme la Mustang Shelby de Sid, trop précieuse. La Night Rod Special était le bébé de Kim, si son père savait, lui avait un chopper bien sûr, mais elle aimait cette moto, hyper confortable, elle aimait la vitesse et la route autant que sa propriétaire et elle trouvait ça plus moderne qu’un chopper ou même une Dyna, fallait pas trop qu’elle le dise au Sons ça, mais de toute façon la grosse cylindrée noire faisait son effet et surtout, lorsque le moteur était en marche les vibrations et la puissance qu’elle dégageait mettaient Kim au bord de l’orgasme, l’orgasme mental je vous rassure, faut quand même pas prendre les motos pour des vibromasseurs… Bref, son bijoux, elle y tenait beaucoup et n’avait pas les moyens de s’en payer une nouvelle si celle-ci venait à disparaitre.

« Bonne idée de carrière ! Mais non, je suis secouriste. Pas… » C’est là qu’elle se stoppa nette dans son élan, elle avait faillit gaffer et dire où elle habitait ce qui était absolument hors de question. Car sous ses airs, elle n’était pas à l’aise avec lui, elle flippait juste assez pour faire semblant de discuter le plus naturellement possible, elle savait faire ça, au final elle aurait peut-être due être actrice, sauf que la simple perspective d’être nue dans un film éventuellement, c’était au delà de ses forces. Bref, elle savait cacher ses sentiments, aussi bien sa peur à un inconnu que son mal être à sa sœur. Elle était extrêmement douée, elle faisait ça depuis 16 ans, depuis la mort de son père elle n’avait eut de cesse de cacher ce qu’elle ressentait, la haine envers les Sons, pour autant apaisée depuis, la tristesse profonde, qu’elle n’avait jamais montré à personne, ni sa mère ni sa sœur, elle n’avait pleuré qu’une fois alors, à l’annonce par les membres du MC sur qui elle avait passé toute sa rage et versé des larmes comme un trop plein de haine. Elle changea rapidement de sujet et dit d’un air détaché : « Pourquoi vous cherchez un médecin au fait ? ». La féline Kim avait terminé sa cigarette et la jeta au sol d’une pichenette en crachant doucement la fumée blanche qu’elle venait d’avaler.
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Mar 14 Sep - 16:39

Laroy n'était pas dans son monde dans l'enceinte de cet hôpital. Pas sur son terrain. Pour autant, cela ne l'empêchait pas de se croire tout acquis et dû comme si il en était le maire, ou plutôt le roi. Le pouvoir des flingues... L'homme n'avait jamais été humble et avait toujours eu ce soupçon de mégalomanie en lui, comme beaucoup de ces homologues chefs de gang. Cette toute-puissance était intimement liée à une certaine hostilité et une agressivité permanente chez lui à l'égard de cette société neutre qu'il ne respectait pas plus qu'elle ne respectait la sienne, celle des Niners. Oui, Laroy était très rarement de bonne humeur lorsqu'il fallait se déplacer en dehors de ces bases et toujours un peu sur-tension. Cette jeune femme en avait été le premier témoin de son escapade du jour. Bien souvent, c'est parce qu'il fallait des événement et des circonstances bien fâcheuses pour le pousser à sortir de son territoire.

Son lieutenant avait été attaqué en dehors de celui-ci, ce qui ne plaisait non plus à Laroy dans son idée de sectarisation du gang. L'extérieur, c'était un danger potentiel permanent. Sur leur territoires, les Niners étaient en sécurité car ils entretenaient depuis bien longtemps un accueil digne de ce nom à quiconque ayant la mauvaise idée de s'y attaquer, et même, ne serait-ce que s'y promener. Ils avaient leur propres médecins, bien qu'un peu artisanaux et peu respectueux des conditions d'hygiène lorsqu'ils opéraient par exemple un blessé par balle. Laroy avait lui-même le sien, personnel, seul autorisé à le toucher en cas de problème. C'était un vieillard un peu sénile mais qui connaissait sa médecine sur le bout des doigts puisqu'il avait exercé en tant que généraliste à Cross Bones Street à l'époque où c'était un peu moins la jungle là-dedans. Le boss avait également son propre tatoueur, du moins avant qu'il ne fasse refroidir, ou encore son propre cuisinier. Seules ces maitresses en fait n'était pas à titrée dans son petit personnel.

Question de confiance et de précaution en général, et les femmes n'attiraient pas particulièrement sa crainte, bien qu'il en avait rencontré des plus balèses que certains hommes de son gang... D'ailleurs, cette brune semblait également être de ces fortes têtes qui ne se laissaient pas aller et soumettre aux lois des hommes. Preuve en est sa remarque et son assurance lorsqu'elle lui assura de faire attention parce qu'elle aurait pu s'énerver... Au fond, cela amusait Laroy autant que cela l'intriguait. Il respectait l'assurance et la force, au contraire de la faiblesse et de la soumission qu'il avait – peut-être trop – l'habitude de côtoyer autour de lui. Même face à quelque chose qui n'était de toute évidence pas à sa portée et qui pourrait la rayer de la carte en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, sans aucun remords. Encore fallait-il qu'elle en ait conscience, ce qui n'était manifestement pas le cas, et ce que l'homme s'efforcerait un maximum d'entretenir. Pas besoin qu'elle sache qui il était, du moins pas pour le moment.

Cela n'empêchait pas d'engager une conversation pour l'instant impersonnelle et innocente qui lui en dirait sans doute plus sur elle. Voyant la cylindrée sur laquelle elle s'installa pour lui faire deviner qu'elle en était la propriétaire, il ne manqua pas d'être à la fois surpris et un peu plus intrigué sur le personnage... La jeune femme répondit à son compliment en disant qu'elle espérait bien la récupérer ce soir, provoquant un sourire amusé aux lèvres de Laroy

« Ahhhhh ça c'est une irrémédiable fatalité... On sait comment sont les choses au matin, mais on ne peut pas savoir comment elles le seront au soir... Personne ne peut jamais prévoir ce qui va arriver... Les dangers de la vie... Et la caractère précieux du moment présent... » répondit-il non sans un certain fond palpable dans ces mots et laissant un nuage d'interprétations possibles derrière sa remarque.

Laroy avait apprit cette philosophie de vie à la dure. Rien ne lui disait que ce soir, il ne serait pas allongé dans une flaque de sang sur un trottoir ou enfermé derrière les barreaux d'une prison fédérale de même que rien n'assurait cette jeune femme de retrouver sa moto. C'est ainsi que le boss des Niners voyait les choses et c'est ce qui le faisait vivre chaque instant pleinement, sans se soucier des conséquences, à court, moyen ou long terme. Il dépensait son argent sans compter, fumait, buvait et couchait pour profiter un maximum de son vivant tant qu'il était encore. L'espérance de vie moyenne pour un gangster de son calibre, Laroy était déjà largement au dessus à seulement 31 ans, alors autant profiter de ce qu'il considérait comme un bonus au lieu d'avoir la prétention de pouvoir s'en assurer d'autres. Personne ne pouvait l'avoir, même avec autant de gilet pare-balle et de flingues qu'il était possible de porter.

Essayant de lire ce qu'elle pouvait bien laissait deviner physiquement avec autant de détail dans le regard, Laroy finit par lui demander ce qu'elle faisait au juste ici avant d'avoir la drôle idée qu'elle puisse être cascadeuse. Sa remarque, qui l'amusa beaucoup, il la savait déjà évidemment fausse à l'avance et l'homme en eu la confirmation lorsqu'elle lui répondit qu'elle était en réalité secouriste mais pas.... Pas quoi? Elle ne termina pas sa phrase et s'arrêta brutalement, faisant arquer un sourcil au niner qui resta un moment silencieux accroché à ces lèvres en attendant une suite qui ne vint finalement pas. Pas quoi? Pas infirmière? Oui, ça il l'avait compris? Qu'importe, il ne creuserait pas plus loin et ne reposerait pas de questions pour lui tirer les vers du nez. Pas son genre. Les interrogatoires, c'était bon pour les flics.

« Secouriste? Ah ouai... Bien, je me sens d'un coup beaucoup plus en sécurité... » glissa-t-il sur un nouveau ton ironique.

Evidemment, il se sentait surtout en sécurité avec le flingue qu'il portait à la ceinture et le gilet par belle qui était par dessus son débardeur, mais ça elle ne pouvait pas le deviner en tant que « civile », a moins qu'elle l'ait remarqué à travers son t-shirt, encore aurait-il fallu qu'elle le détaille suffisamment pour ça, ce qui ne semblait pas être le cas. Tout ça sans compter que les secouristes chez lui, les Niners les accueillaient avec des rafales de plombs lorsqu'ils arrivaient sur le lieu d'un crime ou d'une fusillade, si bien qu'il était rare de voir une ambulance ou un quelconque véhicule à gyrophare à Cross Bones Street. D'ailleurs, en tant que secouriste à Oakland, du moins comme elle devait l'être, l'idée qu'elle ait pu être la cible de tirs des membres de son gang lors d'une intervention sur son territoire lui traversa l'esprit. Oui, mieux ne valait pas qu'elle sache qui il était, c'était maintenant une certitude. Et lorsqu'elle lui demanda pourquoi il cherchait un médecin, Laroy resta donc évasif et flou, sans vraiment mentir...

« Oh... Et bien... Un de mes... « employés » a été victime d'un accident de travail dans mon entreprise... Je venais en savoir plus sur les circonstances de l'accident, et prendre de ces nouvelles au passage... » répondit l'homme avec un petit sourire ironique sur ces propres paroles.

Si elle ne se fiait pas aux apparences comme elle en avait l'air pour être si sûre et apparemment en confiance pour discuter avec lui, elle pourrait peut-être avaler le fait qu'il soit un chef d'entreprise non? Il l'était d'une certaine manière... Sauf qu'il ne portait pas le costard traditionnel...

« Vous vivez à Oakland depuis longtemps? » demanda-t-il finalement pour ne pas trop s'attarder sur ces métaphores habiles mais peu solides, tout en reportant son cigare à ces lèvres pour en tirer une grande bouffée.
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Mar 14 Sep - 22:34

Kim avait parfaitement conscience de qui était Laroy, au début, pas trop, mais là c’était très clair, elle avait beau retourner les fiats dans tous les sens, il n’y avait aucune autre possibilité. Ce black plutôt balaise était un chef de gang, de ceux qui tuent pour un mauvais regard. Elle le savait, mais elle préférait la jouer sûr d’elle, elle avait commencé ainsi, elle ne pouvait plus vraiment reculer, parce que lui répondre avec humour et lui tourner le dos aurait pu être perçut comme une insulte en soi, et que finalement il ne l’avait toujours pas tué, elle avait décidé qu’elle ne changerait pas d’attitude. Ca aurait été ridicule de tout d’un coup chercher à fuir ou faire genre qu’elle était une gentille petite fille, débile et inutile, c’était trop tard pour se faire passer pour ce qu’elle n’était pas. Et puis la belle n’était pas du genre à s’écraser, même si elle avait peur, évidement il ne lui serait pas venu à l’esprit de sortir une arme et de menacer le colosse. Mais tant qu’il n’échangeait que des mots elle ne risquait pas grand-chose, surtout avec autant de témoins, même si elle savait que ces gens là sont plus ou moins en dehors des lois, il n’allait pas l’abattre devant l’entrée du plus grand hôpital de la ville pour un mot de travers, si ? Donc elle assumait ses premières paroles jusqu’au bout, continuant à plaisanter sagement. Et d’après ce qu’elle percevait sur le visage du jeune homme, ça ne lui déplaisait pas, cela l’amusait probablement même. Elle savait aussi parfaitement que quelque soit son degré d’énervement elle n’aurait aucune chance contre lui, donc fallait éviter les problèmes, mais en attendant un peu d’humour ne tuait personne, enfin à priori.

Elle resta une seconde bouche bée, enfin intérieurement, elle dû se repasser al scène dans la tête, car elle s’attendait à tout sauf à voir ce type philosopher sur la fragilité de la vie et l’importance de l’instant présent. Elle-même vivait comme ça, sans se soucier du lendemain, elle assurait néanmoins ses arrières, c’était un exercice périlleux que d’essayer de profiter au maximum tout en pensant à l’avenir, probablement de là que venait les hauts et las bas psychologiques de Kim, ses changements d’humeur et ses idées noires. Avec un père qui ne se soucie que du plaisir de l’instant et une mère qui ne pense qu’à l’avenir de ses filles, avec les rames qu’elle avait vécu qui lui avait clairement fait prendre conscience que la vie ne tenait à un fil, elle voulait à tout prix garder le peu qu’elle avait, sa sœur, le reste n’était rien à coté de cet être qui avait traversé avec elle toutes les épreuves mise sur leur route.
A l’époque de la mort de son père, elle le croyait vraiment invincible, comme tous les enfants, elle pensait que la cellule familiale n’était pas soumise aux mêmes lois que le monde extérieur, et ça l’avait ramené violement à la réalité. Bref comme cette remarque lui fit penser un instant à tout ça, elle répondit avec un simple sourire timide et baissa les yeux en essayant de penser à autre chose, par exemple au fait que ses bottes étaient pas tellement sex, en effet des bottes de moto… Cela dit, avec un silhouette longiligne comme celle de Kim pas besoin de beaucoup d’accessoires.

Ouf, Laroy n’avait pas relevé l’arrêt brutal de Kim, enfin si au vue de sa pose, il l’avait remarqué, mais il ne posa pas de question, la suite de la phrase était pas à Oakland, mais à Charming, seulement cette phrase ne sortirait pas de l’esprit de Kim, elle l’avait ravalée en un instant, bien trop dangereux de donner autant de détails sur elle à un tel homme. Kim ne se méfiait pas des gens en générale, elle était franche et directe et plutôt naturelle, surtout que là bizarrement malgré ce qu’elle pensait du Niner et des gangs en générale, elle était bien, du coup sa langue avait faillit déraper, mais non. Elle s’était reprise à temps.
Encore une des nombreuses contradictions de la brune, être directe et n’accorder sa confiance qu’à si peu de gens. Disons qu’il y avait une énorme différence entre dire plein de trucs vrais et servir la réalité, ça donnait l’impression qu’elle se livrait, mais au fond elle gardait beaucoup de choses en elle. Et elle gardait toujours un œil sur sa vie privée, prête à bondir pour protéger les siens, prête à mordre la première main tendue qu’elle ne sentait pas digne de sa confiance, et elles étaient nombreuses. Ne jamais donc prendre des révélations sur elle et sa facilité à dire tout et n’importe quoi sur sa vie pour argent comptant, elle savait juste quoi dire et ne pas dire pour ne pas attirer l’attention sur ce qu’elle était. Bref tous les gens qui savaient des choses sur elle, n’était pas pour autant considérés comme des amis, ces vrais amis se comptaient sur les doigts d’une seule main.


« Il est où ? Je peux peut-être aller voir pour vous dire ce que j’en pense… »

Elle se doutait qu’il ne disait pas la vérité, mais du coup elle doutait, peut-être que c’tait un riche magnat de l’immobilier obligé d’être protégé à cause de ces nombreux concurrents peu scrupuleux… Ouais aussi crédible qu’elle cascadeuse… Bref, il mentait, c’était peut-être pire que ce qu’elle pensait. Elle voulait l’aider néanmoins, vu qu’elle était là et qu’elle avait encore pas mal de temps à tuer. Elle proposa donc, sachant qu’il y avait peu de chance pour qu’il accepte vu ses mensonges. Elle avait dit ça sur un ton presque timide, s’attendant à essuyer un refus voir un changement d’attitude de sa part, elle pensait que cette offre pourrait être mal prise, elle voulait juste aider, mais il pourrait aussi bien penser que sa curiosité mal placée était trop dangereuse pour elle comme pour l’homme qui était dans une des chambres de l’hôpital… Cependant, la conversation bifurqua rapidement vers plus de légèreté, enfin tout est relatif, car pour elle la question que venait de poser Laroy était tout sauf anodine. Oulala, mentir, elle n’était pas douée pour ça, définitivement, elle n’aimait pas ça du tout. Mais elle l’avait déjà dit, enfin pensé, elle ne lui dirait pas d’où elle venait. Charming était une petite ville, bien plus petite qu’Oakland, on pourrait la trouver en quelques heures voir quelques minutes avec un bon annuaire donc non elle ne donnerait pas le nom de sa ville, ce qui reviendrait à donner le nom de sa rue et même le numéro de sa maison à ce type. Elle finit par sortir après avoir fait semblant d’pétré perdu dans ses pensées pendant quelques secondes.

« Heu… Nan je viens d’arriver… »

Mais soudain, elle décida plutôt que de continuer à faire semblant de jouer carte sur table, d’un coup comme ça, elle changea de stratégie. Sa l’énervait de faire semblant de ne pas savoir qui il était, elle ne savait pas QUI il était, mais elle en savait déjà trop. Elle reprit donc sur la question concernant la venue de Laroy à l’hôpital, en gardant tout le calme possible, elle commença sur un ton posé, ferme, mais mesuré et tranquille en regardant le jeune homme sans sourciller.

« C’est quoi votre entreprise hein ? Tu… Vous me prenez pour une conne ? Et votre employé… »

Elle fit une pause après ce mot qu’elle avait appuyé et regarda Laroy dans les yeux d’un air un peu sévère. Elle en avait marre de jouer au chat et à la souris, et elle comptait bien lui montrer que son statut ne l’impressionnait pas et que ses intentions étaient louables. Cela dit faire passer ça en un regard n’était pas évident. Par contre, ce qui était arrivé au lieutenant du grand black était facilement déductible vu le nombre d’hommes postés dans le hall, il ne s’était pas simplement pété la jambe à vélo. Elle était certaine que Laroy était membre d’un gang, et à priori pas n’importe lequel vu la protection. S’il venait voir quelqu’un à l’hôpital, c’était aussi quelqu’un d’important, son second, bref, il y tenait et tenait à savoir ce qui s’était passé, le plus vite possible, elle comptait bien l’y aider, pourquoi ? Parce qu’elle était comme ça, jamais vraiment détachée, jamais vraiment insensible aux autres, ce qu’ils ressentaient, ce qu’ils voulaient.

« Je devrais peut-être plutôt dire votre homme nan ? Bref, il lui est arrivé quoi… Blessures par balle ? » Elle se leva du siège de sa moto en disant « Bon allez venez avec moi, si toutefois vous voulez que je vous aide… »
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Mer 15 Sep - 16:01

Garder l'anonymat, dans le train de vie que pouvait avoir Laroy, était plus qu'une nécessité. C'était un gage de survie, et de liberté. Son nom était bien connu des autorités et du milieu, et en dehors de ce dernier, il n'avait aucun intérêt à le dévoiler. Au contraire de pas mal de jeunes gangsters qui aimaient afficher ce qu'ils étaient pour attirer la crainte et la peur chez les autres, et ainsi se sentir un peu plus forts et au dessus du commun des innocents neutres, cela n'avait absolument aucun intérêt. La peur et le respect étaient des choses bien différentes et que Laroy différenciait avec soin. N'importe quel empafé venu pouvait faire se faire pisser dessus au plus gros caïd du coin en lui braquant une arme sur la tête, mais peu pouvaient gagner un sentiment de respect, bien plus glorieux et utile. Utile dans le milieu. Car dans la société « neutre » de paisibles citoyens, le nom de Laroy Smith ne parlaient à personne et quand bien même il parlerait de par son statut et ce qu'il implique, il n'attirerait que la peur et l'affolement. Pas le respect. Aucun intérêt donc à l'exposer et s'en faire un défilé de puissance.

Avec cette jeune femme, comme avec la plupart des citoyens avec qui ils pouvaient avoir de rares échanges et contacts, le chef de gang resta donc évasif et discret sur ce qu'il était. Bien souvent, il assurait travailler dans l'import/l'export... Sans préciser qu'il s'agissait de trafics de drogue. Là, l'idée du chef d'entreprise et de l'employé en accident de travail lui paru amusante et suffisamment floue pour rester indémasquable. La comparaison était de plus assez habile puisque se faire tirer dessus était un accident fréquent dans le genre de travail que pouvait avoir un membre de la « société » One Niners. Bref, si il se doutait qu'elle peinerait à le croire ne serait-ce que par son look qui semblait d'avantage tout droit sortit d'un clip de rap que d'une réunion de bureau entre investisseurs en costard cravate, Laroy ne s'attendait certainement à une intrusion de la jeune femme dans le vif de ces couleuvres. Lorsqu'elle lui demanda où il était et se proposa d'aller le voir pour lui dire ce qu'il en pensait, l'homme resta silencieux quelques instants, sans pour autant laisser paraître quoi que ce soit qui laisserait deviner qu'il était embêté par le mensonge qu'il avait monté.

« Je ne suis pas sûr qu'une secouriste soit suffisamment qualifiée pour ça... Je préfère faire confiance aux médecins, même les plus pervers d'infirmières... Sans vouloir vous offenser. » glissa-t-il en retrouvant un petit sourire ironique.

Au fond, ce petit jeu l'amusait beaucoup. Laroy savait mentir oui. Du moins c'est ce qu'il pensait et ce que cette femme lui laissait croire jusque là. Sa question sur sa résidence à Oakland, pourtant simple, laissa toutefois le boss des Niners perplexe dans l'hésitation qu'il perçu dans le timbre de sa voix. Elle venait d'arriver... Laroy n'eut en fait pas le temps de se poser plus de questions que ça lorsqu'elle renchérit immédiatement en changeant brusquement du tout au tout. La secouriste lui demanda ce qu'était son entreprise avant de lui dire littéralement qu'il la prenait pour une conne... Laroy se figea alors, sa main portant son cigare arrêtée devant son visage, fronçant les sourcils en soutenant le regard de la jeune femme qui s'encra dans le sien de longs instants sans qu'il puisse toutefois desceller ne serait-ce qu'une pointe de doute ou de crainte... Autant le dire tout de suite: Dans son esprit, tout changea également du tout au tout à cet instant précis et inutile de préciser que pour un chef de gang comme lui, se faire ainsi toiser et parler sur ce ton par une femme qu'il ne connaissait pas n'était pas dans ces habitudes ni dans les choses qu'il pouvait accepter...

Il resta silencieux et ne répondit pas. Ô non pas parce qu'il allait s'écraser devant l'offense qu'elle venait de lui faire, dans son inconscience aveugle qui n'avait pas la moindre idée de l'homme à qui elle s'était adressée ainsi et ce que ça impliquait, non... C'était bien mal le connaître. Ça allait venir... C'était plus la surprise et une certaine curiosité de la laisser continuer dans sa folie inconsciente qui l'emporta sur les pulsions agressives qui commençaient à naitre en lui... Tout sans compter qu'il ne pouvait pas la dérouiller ici, devant l'entrée d'un hôpital avec des dizaines de témoins aux alentours, bien que ce n'était pas non plus son genre de s'arrêter à ce genre de « détails » lorsque son impulsivité commençait à déborder et pouvait le faire agir au mépris des conséquences... Mais la suite lui donna raison lorsqu'elle continua dans ces soupçons accablants, bien que justes, et transforma l'employé en homme et l'accident de travail en blessure par balle.

Les sourcils froncés de Laroy s'estompèrent alors peu à peu pour laisser place à des traits plus détendus et amusé, dans le nouveau sourire narquois, et au fond jaune, qu'il lui adressa. Jetant son cigare à moitié fumant en crachant un bout de tabac resté collé à ces lèvres, il la regarda commencer à partir en lui disant de le suivre si il voulait toutefois qu'elle l'aide... Sans blague... Après lui avoir parlé comme au premier faible venu, elle lui donnait maintenant presque... « des ordres » de la suivre et de lui faire aveuglement confiance... Bien qu'elle était offensante et lui manquait de respect, au fond cette naïveté innocente amusait beaucoup Laroy qui afficha un sourire un peu plus large.

« Oui. Bien sûr, tu as raison... Allons-y... » feinta-il comme réponse en y ajoutant un geste de la main lui faisant signe de se mettre en route, comme si il allait la laisser le guider où bon lui semblait.

Ils se mirent donc en route et Laroy suivit le pas assuré de la secouriste en revenant dans l'hôpital pour en parcourir à nouveau les couloirs, attendant le moment propice pour arrêter cette mascarade à laquelle il avait accepté de jouer, mais qui commençait à terminer sérieusement de l'amuser... Moment qui arriva lorsqu'il vit une porte mal fermée sur leur trajet... Arrivé à son niveau, l'homme l'attrapa alors soudainement d'une main par son haut pour la projeter contre cette porte et lui faire ouvrir et entrer à l'intérieur brusquement dans ce qu'il distingua à première vue comme une réserve de par les deux étagères vides qui collaient aux murs de la pièce. Une pièce très étroite mais dans laquelle ils purent tout de même s'enfoncer à deux, Laroy plus difficilement de par sa carrure. Il faisait également sombre, aucune lumière ou du moins, pas le temps de s'attarder sur un interrupteur durant son action aussi subite que violente. Malgré le noir profond, on pouvait toutefois apercevoir et deviner l'autre de par une faible luminosité qui laissant leur peaux réfléchir une couleur blanche relative et faible.

C'est dans sans problème que Laroy l'entraîna à travers les quelques mètres de la pièce et la colla face contre le mur opposé à l'entrée, entre les deux étagères vides pour la maintenir collée à celui-ci d'une pression encore moins délicate de son avant-bras sur ces épaules et de son torse sur son dos. Son autre main, elle, sortit immédiatement le flingue qu'il avait caché à la ceinture, sous son t-shirt, et vint lui braquer le canon sur la nuque.

« Putain t'as sacrément raison... J'ai rien d'un putain de chef d'entreprise, et certainement pas la patience et la docilité d'accepter qu'on me parle comme ça... » glissa-t-il dans un petite rire crapuleux contre son oreille avant de remarquer dans le peu de luminosité qui réfléchissait sur sa peau une sorte de dessin sur la nuque au dessus des épaules qu'il plaquait de son avant bras...

Utilisant le canon du flingue qu'il lui braquait dessus pour pousser les quelques mèches brunes qui lui 'empêcher de bien le voir, Laroy pu finalement une lettre A tatouée sur cette nuque qui lui fit alors faire des liens des plus périlleux pour elle... A... Ce A, lié à la bécane qu'elle conduisait lui fit immédiatement penser à quelque peu chose dont il n'eut bientôt plus aucun doute... Anarchy... Sons Of Anarchy. Un gang avec lequel les Niners étaient en affaires et dans une relative paix d'accord, mais pas forcément de bons termes... Entendez par là que ce n'était pas non plus une alliance très amicale mais plus d'intérêt, particulièrement aux de Laroy qui ne faisait confiance à aucune personne en dehors de son cercle. Si il s'avérait qu'elle bien liée aux Sons comme il se l'imaginait, il ne serait de toute évidence pas le seul qui ait mentit sur ce qu'il était...

« Joli tatouage... » reprit-t-il simplement à nouveau près de son elle sur un même ton ironique avant de laisser ces mèches retomber le long de sa nuque.

Laroy relâcha finalement doucement la pression de son bras la maintenant collée face au mur et se recula lentement entre les deux étagères de cette réserve sans pour autant baisser d'un centimètre son bras braquant son flingue sur sa tête. Attendant qu'elle se retourne face à lui et qu'elle n'arrange ces vêtements qu'il avait quelque peu malmené dans sa manoeuvre brusque, si elle voulait franc jeu et cartes sur la table avec lui, c'était plutôt le moment...

« Bien... Tu veux qu'on fasse les présentations? Parfait... Je suis Laroy Smith, chef des One Niners et en effet accessoirement d'un putain d'enfoiré qui s'est fait plomber le coffre cette nuit pour une raison que j'ignore encore! Alors tu vois... Je suis pas vraiment d'humeur à ce qu'on me fasse ce genre de scène en plein endroit public... Vraiment pas. Tu serais un peu plus mignonne de m'éviter plus de contrariétés pour la journée... » glissa-t-il.

Laissant passer quelques secondes de silence pour s'assurer qu'elle avait bien compris le message et qu'elle ne l'avait pas pris comme il fallait, Laroy baissa finalement doucement son flingue et souleva son t-shirt pour le glisser à nouveau à sa ceinture. Il n'avait aucune intention de la tuer, et le fait qu'elle sache qui il était maintenant ne le mettait pas en danger particulier. En revanche, il n'était pas à l'abri d'une nouvelle montée de pulsions agressives en lui et d'un pétage de plombs si elle se prenait encore pour Jesse James avec lui. Enfin, avec un peu de chances, elle était plus intelligente qu'elle ne l'avait laissé paraître et aurait désormais enregistré que ce n'était pas très malin de sa part. Voudrait-elle toujours l'aider? Aucune idée. Et de quelle manière pouvait-elle bien l'aider de toute façon, une simple secouriste? Laroy était disposé à voir ce qu'elle avait en tête, mais n'y croyait pas vraiment. Ecartant les bras pour déposer chacun de ces coudes sur un plan des étagères l'entourant étroitement, il pencha alors légèrement la tête sur le côté pour la regarder avec un peu plus d'insistance.

« Alors? » lui-demanda-t-il simplement en ajoutant un mouvement de mains, suspendues, devant son torse, lui faisant comprendre qu'il attendait maintenant la façon dont elle voulait la jouer avec lui.
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Kim Town
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Mer 15 Sep - 20:47

Vexée ? Un peu, cela dit il avait totalement raison, elle ne se prenait pas pour un médecin, mais faire des diagnostiques le plus précis possible elle savait faire, tout simplement parce que c’était ce qu’elle faisait à longueur de journée pour ses même médecins, à chaque fois qu’elle leur amenait un patient, dès qu’elle passait la porte des urgences il fallait qu’elle donne un maximum d’informations sur la victime, le plus précis possible et même si les médecins en tiraient eux même leurs conclusion, elle se devait de donner les siennes aussi. Mais quoi qu’il en soi, elle ne s’attendait pas à un oui, elle savait qu’il avait mentit et que sa proposition ne pouvait pas être acceptée en ces termes, mais il aurait pu dire que c’était gentil mais qu’il allait attendre les médecins tout simplement… Kim répondit donc d’un ton sec :

« Je ne pourrais pas le soigner, c’est certain, juste vous dire ce qu’il a et quand il est susceptible de se réveiller. »

Quand elle se leva donc, elle n’imaginait même pas ce qui germait dans l’esprit du grand black qui la suivait. Elle sourit tranquillement, contente que tous malentendu se soit dissipé entre eux, contente qu’il lui fasse confiance. D’instinct, elle se dirigea à l’endroit où elle l’avait croisé la première fois, quelques dizaines de minutes auparavant. Elle pensait que son ami était là et en l’absence d’information venant de Laroy, elle dut bien faire avec, elle attendait qu’il lui dise exactement où ils allaient, mais à priori il n’était pas décidé à lui parler pour le moment. Naïve, Kim pensait réellement que le grand black la suivait et acceptait son aide, et ses remarques, et son ton peut-être un peu trop ferme pour un tel homme. Maos de toute façon elle état comme ça, elle avait décidé d’en finir avec les mensonges et leur façon à tous deux de tourner autour de la vérité sans jamais la prononcer. Elle voulait qu’il se rende compte que son look ne laissait pas place au doute, elle voulait qu’il arrête d’insulter son intelligence en faisant semblant d’être un honorable homme d’affaire, normal, bien sous tout rapport. Bref, tout cela était parti d’un sentiment de fierté de la belle, sacré orgueil qui lui coutait souvent plus qu’il ne lui rapportait.

Elle ne remarqua pas le regard du jeune homme, ni le fait que son attitude avait légèrement changé, elle avait bien observé que ses yeux c’était noircit lorsqu’elle commença en le regardant, mais elle n’y avait pas vu le danger qui y naissait, grossière erreur. Quand il avait arrêté son geste ample de porter le cigare à sa bouche, pourtant elle avait sentit ses entrailles se serrer, l’appréhension et l’adrénaline monter en elle en un instant. Mais Kim n’était pas du genre à se démonter si facilement, et elle continua sur sa lancée malgré la peur, bien présente en elle. La belle avait l’habitude de se retrouver dans des situations super flippantes et de faire genre que tout allait pour le mieux, malgré son impulsivité, elle pouvait aussi faire preuve de sang froid. Elle avait décidé de son plein gré de s’engager sur cette voie, elle ne pouvait plus reculer, même avec ce changement, malgré tout, elle continuait à attaquer les mensonges de Laroy en lui déversant sa vérité, ce qu’elle pensait être vrai en tout cas.

Soudain elle sentit une grosse main l’attraper par le col et la projeter sur une porte mal fermée, elle rentra violement dans la porte qui s’ouvrit alors manquant de la faire tomber et emportée par la force avec laquelle le jeune homme venait de l’envoyer dans la pièce elle fit quelques pas de plus, déséquilibrée. Elle n’eut même pas vraiment le temps d’avoir peur, pas le temps de se rendre compte de ce qui passait, elle savait pourtant qui venait de faire ça, même si elle n’avait pas eut l’occasion de voir grand-chose, tout c’était passé très vite, trop vite, elle ne s’y attendait vraiment pas. Elle se retrouvait collée face au mur, elle n’essaya même pas de bouger, elle était en train de remettre ses idées en ordre, si le gangster avait décidé de la coincer ici, elle ne pouvait pas bouger de toute façon, elle risquait plus de se faire tuer qu’autre chose si elle bougeait. Elle s’était tapé la tête contre le mur en béton brut quand Laroy l’avait poussé dessus et elle saignait légèrement d’une petite égratignure sur la pommette. Voila maintenant, elle flippait totalement d’autant plus qu’elle sentit l canon froid d’un flingue se poser sur sa nuque et qu’elle pouvait à peine respirer tant le grand black appuyait de tout son poids sur son dos pour la maintenir en place.

Oops, il était énervé, elle n’avait pas voulut l’irriter, juste qu’il se rende compte qu’il ne fallait pas la prendre pour une imbécile, merde merde merde… Putain ! Et voila, elle s’était encore mise dans la merde, elle se rendit alors compte que depuis que sa tête avait cogné sur le mur elle avait les yeux fermés, fort, comme pour ne pas voir ce qui était en tain de se passer, comme si ça allait changer quelque chose, totalement débile comme réaction, mais dans ce genre de situation c’était difficile d’être rationnel. Elle tremblait ? Nan, mais c’est parce qu’elle ne pouvait pas, et qu’en générale, elle ne tremblait pas sous la pression mais après. Elle se pisserait donc dessus plus tard. Elle répondit au grand méchant loup.


« Je suis désolée, c’était pas mon intention. »

Elle ouvrit les yeux à la recherche d’une solution. Elle était dans une remise, minuscule et obscure, bref, quelque soit sa rapidité, même si elle arrivait à se défaire de l’étreinte puissante de Laroy, elle ne pourrait jamais passer et atteindre al porte. Elle referma les yeux en soupirant, erreur fatale s’il en est, car après s’être vider les poumons elle eut encore plus de mal à les remplir à nouveau étant donné le poids qu’il mettait sur son dos. Il fallait qu’elle respire. Elle répondit donc à l’énervement de Laroy sur un ton timide et implorant, dans un souffle qui s’avéra encore plus difficile que prévu.

« Je peux pas respirer… »

Elle rouvrit les yeux et la bouche par la même occasion essayant de reprendre un maximum d’air, certaine qu’il ne la laisserait pas pour autant respirer plus. Elle ne bougeait pas d’un poil, impossible, elle aurait pu bouger les jambes, même tenter de lui éclater un tibia, mais à quoi bon. Il la rattraperait avant qu’elle ait pu faire un pas dehors, et pire, il la serrerait encore plus contre ce putain de mur, déjà qu’elle pouvait à peine respirer, elle préférait rester immobile, ne pas faire de vagues essayer de se sortir de là sans tenter le recours à la violence beaucoup trop dangereux, beaucoup trop aléatoire. Comme dirait certains, une mission dangereuse, presque aucune chance de réussir, allons y ! Hé bien non, n’y allons pas, ce jour là n’était pas celui qu’elle avait prévu pour mourir, si elle devait y rester elle ferait en sorte que ça ne soit pas pour une connerie de sa part, cela dit tout était parti d’une connerie de sa part. Ballot, mais passons.

Elle sentit le canon de l’arme posé sur sa nuque bouger, retirer ses cheveux, si elle avait été en meilleur posture, elle n’aurait pas supporté cet affront, Dessape moi pendant que t’y est connard ! Pour elle c’était exactement la même chose, enfin non, là pour le coup elle pouvait supporter, elle pouvait rester là sans réagir ou presque. Un frisson de rage la parcourut quand même. Elle serra les dents et crispa ses doigts qui s’étalaient sur le mur de part et d‘autre de sa tête. Laroy confirma ses craintes, il avait vu le A qui ornait sa nuque, le A de l’anarchie, le A des Sons et de là, s’il les connaissait ne serait-ce que de nom, pouvaient découler un certain nombre de conclusion. En l’occurrence fausses pour la plupart puisqu’elle ne faisait pas partie du MC, elle n’était rien pour Samcro, si ce n’est une cousine éloignée, enfin peut-être un peu plus en tant que fille de Sam Town un des neuf fondateurs. Quoi qu’il en soit, elle ignorait la nature même des relations entre ceux qu’elle considérait malgré tout comme une famille, elle n’arrivait pas à les considérer autrement, et le gang du grand black, elle ignorait d’ailleurs toujours quel était le nom de ce gang, mais même si elle l’avait su, elle n’aurait pas fait le lien, elle ne se mêlait pas des affaires de motards encore moins à Charming qu’à White Rock. Mais si ils étaient en guerre, elle était définitivement dans la merde…

Laroy n’avait pas bougé, il n’avait pas relâché la pression et Kim commençait à ne plus rien voir, sa vision se troublait et son esprit aussi. Elle n’avait presque plus de force, elle s’était relâchée prête à subir le châtiment de cet homme dont elle avait sous estimé la dangerosité, les jambes molles car Laroy la maintenait tellement fort contre la paroi qu’elle n’avait plus de poids sur les pieds. Alors quand il recula, laissant d’un coup un trop plein d’air entrer dans ses poumons, elle tomba à genoux, s’agrippant au mur dans sa chute elle posa les mains par terre et se mit à respirer bruyamment comme si elle venait de faire un 100 mètres.

Il lui fallut quelques secondes pour reprendre son souffle totalement et arrêter de haleter, elle se leva alors très lentement en levant les mains tout aussi délicatement. Puis elle se retourna. Son instinct ne l’avait pas trahit, le flingue était toujours pointé sur elle. Effectivement c’était n’importe quoi, ce cheveux étaient en bataille, en mode je viens de traverser un champ de mine, ses fringues étaient remontées, descendues, froissées, bref dans tout les sens, mais c’était le dernier de ses soucis et elle ne remit rien en place, du coup elle avait un peu une tête de folle avec ces chevaux dans tous les sens. Elle regardait Laroy avec les yeux les plus noirs qu’elle pouvait faire, et ça elle savait faire. Mais elle n’ouvrit pas la bouche. Cependant ce qu’elle pensait était visible, les tendons de son cou ressortaient, son regard, les muscles de ses bras plus contractés qu’il ne faut pour se tenir les mains ouvertes et hautes. Elle ne bougeait encore une fois pas d’un cheveu. Elle l’écouta, sans sourciller, et ne répondit pas. Mais oui le message était bien passé, elle n’était pas tombée sur la bonne journée pour essayer de jouer au petit géni serviable.

En même temps qu’il baissait son arme, elle baissa les mains, peut-être qu’elle ne mourrait pas aujourd’hui finalement. En tout cas elle avait fait une erreur, celle de se croire Elle ne recommença à être doué de parole que lorsque vint le « alors » du Niner. Cependant, il semblait croire qu’elle avait mentit beaucoup plus que dans la réalité, car oui elle n’avait pas voulut lui dire le nom de sa ville, mais en dehors de ça, elle ne cachait rien. A bien y réfléchir, One Niners, ça lui disait vaguement quelque chose, des articles, des breaking news dans le journal télévisé, rien de bien réjouissant, si elle n’y laissait pas sa peau aujourd’hui, il faudrait qu’elle pense à faire un peu plus attention la prochaine fois.


« Alors… Alors je n’ai pas mentit, sauf sur Oakland, je n’habite pas ici. Cependant, je n’ai pas 15 négros pour me protéger devant chez moi. Personne ne me protège… Je ne suis personne, je m’appelle Kim Town, c’est tout. Donc je ne vais pas te donner mon adresse. Je comptais juste voir ton homme pour te dire ce que je pensais de ses blessures. Si tu veux me buter, personne ne me cherchera sauf ma sœur… »

C’était dit, d’un ton calme et posé, bien que sa voix trahisse encore quelques craintes, elle n’était en rien un danger pour lui. Elle ne pouvait pas se permettre qu’il en devienne un pour elle.
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Sam 18 Sep - 15:15

Impulsif de nature, Laroy était bien souvent soumis au guide de ces pulsions et de ces émotions, parfois à ces dépend. L'homme était capable de pétages de plombs aussi soudains que violents et parfois disproportionnés par rapport à l'étincelle qui les avait provoqués. Le boss des Niners rendaient par exemple toutes les attaques ou les offenses que ces ennemis pouvaient lui faire au centuple. Laroy était ainsi. C'était dans sa nature. Il y voyait là un moyen d'abreuver sa colère qui réclamait vengeance, de dissuader d'éventuelles d'autres attaques et d'envoyer un messages aux autres gangs au cas où ils aient la même mauvaise idée. Ce tempérament bouillant chez lui datait de bien avant sa prise de pouvoir à la tête des Niners et avait également fait son nom et sa réputation de barbare aveugle dans les rues, dans toutes les guerres qu'il avait pu y mener en y lançant ces hommes.

Outre ces attaques aux intérêts Niners ou à ces hommes, ce qui pouvait faire exploser Laroy était la trahison, le manque de loyauté ou de respect... Hors c'est ainsi qu'il prit la réplique de cette secouriste lui demandant littéralement si il la prenait pour une conne. La dernière fois qu'on lui avait parler de la sorte, ce devait être sa mère quand il avait mentit sur ces devoirs lorsqu'il était encore à l'école. Pour dire que cela datait et qu'il ne l'avait donc pas vraiment bien pris... Cela ne passait pas, et qu'elle soit civile ou pas, le boss des Niners aurait vraiment du mal à passer sur cela. De plus, il semblait de plus en plus évident qu'elle devinait qui il était, ou du moins, quel genre de vie il menait, ce qui la déchargeait de l'excuse de l'inconscience et de la naïveté. Et même si son comportement et sa gestuelle laissaient suggérer une certaine impétuosité chez cette jeune brune, Laroy était loin de s'attendre à ce genre d'agression verbale envers lui...

Malgré sa surprise et une certaine tension montante en lui après cette phrase en trop, l'homme se maitrisa et s'efforça tant bien que mal de rester de marbre. Il continua de l'observer dans son espèce de cinéma, sûre d'elle et complètement dans son idée de jouer franc jeu avec lui et de prétendre pouvoir l'aider. Mais dans l'esprit de Laroy, émergeait déjà l'idée de jouer franc jeu au possible avec elle et de lui montrer la réalité dans son plus simple et plus cruel élément, si c'est ce qu'elle cherchait... Et cette réalité n'avait absolument rien à voir avec l'idée qu'un chef de gang comme lui puisse tolérer de se faire parler de la sorte et se faire mener par le bout du nez là où la première venue voulait l'emmener... L'homme lui adressa un sourire, qui se voulait jaune et narquois au fond de lui et jeta son cigare pour se lancer dans son entreprise dissimulée sans plus attendre. Il savait déjà à cet instant qu'il agirait, et la seule chose qui lui était encore inconnue restait à quel moment?

Il ne pouvait de toute façon raisonnablement pas la cravater devant l'entrée avec tout le monde qui grouillait et passait aux alentours. Laroy la suivit donc et feinta une complète acquisition à sa démarche, rentrant à nouveau dans l'hôpital pour en parcourir les couloirs aux aguets d'une moindre opportunité et du moment qui serait propice à son dur retour les pieds sur terre. Finalement en apercevant une porte mal fermée, le sang de Laroy ne fit qu'un tour, et il attendit d'être arrivé à son niveau pour attraper la secouriste et la jeter contre pour qu'elle s'y engouffre dans le choc. S'enfermant à l'intérieur avec elle sans lui laisser une fraction de seconde de plus pour réagir en la planquant face contre le mur opposé, Laroy sortit l'arme qu'il cachait à la ceinture sous son t-shirt pour lui braquer sur la nuque et ajouter un peu plus de pression et de poids, dans tous les sens du terme, aux mots qu'il vint lui glisser à l'oreille...

Au moins, il sentit vite capter toute son attention, et la sienne fut très vite attirée par un A tatoué sur sa nuque. Anarchy... Laroy n'était pas en guerre avec ces dégénérés de bikers avec qui il avait même des accords utiles dans sa guerre contre les mexicains. Pour autant, ils n'étaient pas amis non plus. Il se méfiait de McGee autant que d'Alvarez, même si il n'avait jamais eu de problèmes avec et qu'ils partageaient bien un verre ensemble lors de leur négociations. Alors au fond, qu'il refroidisse cette brune ou non, ça ne changerait pas grand chose, bien que les Sons semblent avoir plus de considérations pour les femmes dans leur club. Laroy finit par la relâcher doucement pour se reculer et lui laisser la place de se retourner face à lui, ne détournant pas son arme de sa tête pour autant, le temps de se présenter enfin à elle tel qu'il était et lui faire comprendre au passage, qu'il n'était pas disposé à recevoir ce genre de remarques.

Avec ces fringues et ces cheveux dans tous les sens, ces airs vexées, il eu presque un début de sourire aux lèvres et rangea finalement son arme pour leur donner une seconde chance de repartir sur de bonnes bases maintenant que le choses étaient au clair, ou presque... Laroy lui, ne savait toujours pas qui elle était vraiment et ce qu'elle avait à voir avec les Sons et lui signifia qu'il attendait à son tour quelques explications. Elle reprit finalement la parole et lui affirma ne pas lui avoir mentit, mis à part sur le fait qu'elle n'habitait pas Oakland et qu'elle n'avait personne pour la protéger, car elle n'était personne. Kim Town. C'était son nom. Mademoiselle Personne. Laroy n'en croyait pas un mot... Et elle lui redit vouloir simplement l'aider en voyant son homme blessé et que si il venait à la tuer, personne ne la chercherait mis à par sa soeur, ce qui fit rire le boss des Niners quelques secondes.

« Et bien enchanté Kim... » glissa-t-il en retrouvant un sourire amusé. « Je suis content de savoir que t'es « personne »... Parce que justement, j'ai exactement besoin de « personne »... continue-t-il dans son ironie.

Vrai pourtant. Laroy et les Niners n'avaient besoin de personne, et encore moins d'une blanche inconnue qui se prenait pour Jesse James. Si les médecins de cet hôpital ne pouvaient rien pour son lieutenant, lors ils l'emmèneraient aux leurs à Cross Bones Street. Et si ils ne pouvaient rien eux non plus, alors ils le confieraient à dieu et tireraient des coups de feu au ciel en son honneur... Car oui, si Laroy était un gangster froid et violent, c'était également quelqu'un de profondément croyant et pratiquant dans sa religion. Le gros pendentif en croix qui pendait à sa chaine n'était pas là que pour faire joli. Quoi qu'il en soit, elle ne lui disait pas tout. Son tatouage, sa bécane... Elle sentait Sam Cro à cent mètres et ces jolies phrases sur le fait qu'elle n'était personne n'avait pas fait prendre Laroy en pitié pour elle. Pas avant qu'il sache ce qu'il en était concernant ce petit détail qui avait son importance.

« Ton lien avec les Sons? » lui lança-t-il avec un bref haussement de tête vers le haut.

Laroy pourrait accepter de la laisser examiner son homme, même si elle faisait partie de ce MC, encore fallait-il qu'elle lui dise toute la vérité. Ce n'était comme si c'était une latina ou pire, une Nords après tout. De toute façon, dans l'état où il était, ce ne pouvait pas être pire.
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Dim 19 Sep - 13:40

Kim avait confiance en elle, en ces choix, elle était effectivement impétueuse, souvent insolante. Combien de fois dans ses carnets de correspondance était apparut ce mot ? Elle avait arrêté de les compter et d’ailleurs s’en souvenait-elle seulement ? Quelque part oui, cela la faisait d’ailleurs bien rire, Papa Town était plutôt du genre à dire qu’elle avait raison, seule Moly s’en offusquait, mais elle connaissait sa fille, elle savait qu’il ne fallait pas rêver, qu’en grandissant parmi les sons on ne devient pas une gentille brebis qui écoute et se laisse marcher sur les pieds, que se soit par ses camardes ou par les professeurs eux même. Bref personne ne l’engueulait jamais vraiment pour ça, d’ailleurs même les eux, les profs, il laissait effectivement des mots, elle se faisait régulièrement viré de cours, mais ils devaient avouer qu’on ne pouvait pas grand-chose contre elle étant donné que son attitude insupportable se couplait d’excellentes notes et d’une intelligence hors-norme, bref le directeur ne voudrait pas se passer d’elle malgré son comportement un peu rebelle. Elle avait apprit qu’on peut se permettre de marcher hors des sentiers battus quand on est meilleur que les autres, de cette conclusion de ses années de collège elle avait gardé un ait hautain, la certitude qu’elle pouvait vivre de la manière dont elle l’entendait parce qu’elle était au dessus de la masse. Les moutons devraient s’y faire, elle n’allait pas s’abaisser à les rejoindre dans leur vie médiocre pour leur faire plaisir. Bref elle était comme ça, prête à aider, toujours, mais aussi prête à répliquer aux attaques, prête à faire les sacrifices que cela exige quand on rejette la société des lois. Car à partir du moment où on ne veut pas des devoirs qu’on nous impose, on en refuse de fait les droits qui en découlent.

Donc oui elle savait qui il était, plus nous moins, disons qu’elle avait une idée assez précise des possibilités d’identité pour Laroy, mais elle s’en fichait pas mal, cela ne changeait absolument rien pour elle, ni sa façon de l’aborder ou de lui parler ni son sentiment de méfiance qu’elle avait depuis le début. De toute façon elle n’avait confiance en personne, et elle voyait dans ses yeux qu’il pouvait être dangereux, elle l’avait vu dès qu’il avait commencé à lui parler, quand il l’avait alpagué dans le couloir. Elle se méfiait donc un peu plus de lui que des autres. Seulement quand il avait décidé de la suivre, elle n’avait pas sentit qu’il feintait, elle s’était donc détendue… Erreur ! C’est là qu’elle aurait du être la plus prudente, à priori donc elle ne se méfiait encore pas assez de lui. Ce qui était fait était fait, elle ne pouvait pas revenir en arrière, mais elle savait désormais à quoi s’en tenir. Pour sûr, il avait tout son attention cette fois, mais il avait gagné dans le même temps le droit d’être sur sa liste noire. Elle ne serait jamais son amie, elle pourrait feindre de lui parler plus doucement une prochaine fois, mais qu’il ne s’attende pas à ce qu’elle lui pardonne CA, la secouer, la faire valdinguer, la braquer… Il aurait été idiot d’essayer de se défendre maintenant, idiot de faire sa tête de cochon et de refuser de parler. Il ne l’aurait pas lâché il aurait pu la tuer, et facilement en plus, ça l’aurait énervé pour l’éternise. Mais elle n’avait accepté la situation que pour sauver sa vie, son honneur en restait bafoué à jamais et elle n’oublierait pas, elle ne pardonnerait pas.

Elle devait cependant admettre qu’elle avait fait une erreur en lui parlant comme ça, c’était son ton, elle donnait des ordres sans s’en apercevoir, elle n’arrivait pas à s’adresser aux gens autrement, plus elle essayait d’être sincèrement gentille moins elle l’était à cause de cette incapacité à communiquer ses sentiments profonds à savoir à ce moment là : « C’est cool, je sais qui tu es, ça ne me dérange pas, je m’en fous, je te propose mon aide si tu veux, pour te faire gagner du temps… » Voila ce qu’elle pensait au fond et vu la réaction du grand black elle avait dû dire autre chose. Oops. Quoi qu’il en soit les choses se calmaient doucement, du moins c’est ce qu’elle pensait vu qu’il avait arrêté de la braquer et qu’il l’avait lâchée. Putain mais il avait faillit la tuer avec ces conneries de la plaquer trop fort contre le mur. Elle avait sentit qu’elle perdait pied, qu’elle allait perdre connaissance, on peut dire qu’il avait relâché la pression juste à temps.

Sympa, il affirmait ne pas avoir besoin d’elle, ben cool écoutes, laisse moi tranquille alors au lieu de jouer ton parano. Se serait sympa de me laisser fumer une clope avant que je reprenne. Surtout sympa de pas me buter pour si peu…


« Ok, ben laisse-moi sortir alors. De toute façon les docs doivent être sortis de réunion maintenant… tu auras les réponses à tes questions… »

Elle parlait bien évidement de son homme, des questions sur son état, car elle n’avait même pas pensé au fait qu’il voulait aussi savoir qui avait fait ça. Mais à priori il y avait d’autres questions qui trottaient dans l’esprit de Laroy, des questions beaucoup moins dénuées d’intérêt pour Kim. Là, c’était un problème…

« Mon lien ? »

Elle fut d’abord surprise par la question, puis elle se rappela qu’il avait vu son tatouage, et là elle commença à flipper vraiment. Il les connaissait donc, si ça se trouve ils étaient en guerre… Putain ben voila, ça t’apprendra à faire des dessins indélébiles sur ta peau grosse conne ! Elle commença à paniquer et à chercher des solutions pour sortir vraiment cette fois-ci, c’était plus une blague elle allait y rester. Bon tant qu’il ne relevait pas son arme ça pouvait aller. Il n’y avait pas grand-chose sur les étagères de la remise, des paquets de gants, des bac, des trucs comme ça, rien d’assez solide pour assommer le Niner avec assez de sureté pour lui donner le temps de sortir et de s’enfuir. Peut-être qu’elle pouvait bouger ses étagères ? Si elle la au milieu et la poussait sur lui… Nan, impossible elle se serait prit une balle dans le tête avant. Pour gagner du temps elle finit par répondre.

« Mon père… au Nouveau Mexique. » Sous entendu, je n’ai pas de lien direct avec les Sons à Charming donc s’il te plait me tue pas ça servirait à rien.

Que ferait Sam dans cette situation ? Il serait armé, il ne se serait pas laissé avoir bêtement, coincé dans une putain de remise sombre. Elle n’était pas armée quand elle bossait, il y avait certes dans ses affaires un Smith & Wesson's Sigma 9mm Auto, mais pas ici. Bref c’était mal barré, et c’était une mauvaise idée de penser à ce qu’aurait fait son père pour la simple et bonne raison que son père était mort et qu’elle n’avait pas envie de le suivre dans la tombe, en tout cas pas aujourd’hui. C’est fou d’ailleurs, elle se fichait de mourir à priori, elle ne le souhaitait pas car il ya avait sa sœur, mais disons que quand elle prenait des risques à moto par exemple, elle se disait que si cela était son dernier plaisir autant le vivre à 100%. Mais là, alors que l’échéance se rapprochait, elle avait soudain très envie de vivre, en plus franchement il n’y avait aucun plaisir à se faire exploser la cervelle par un Niner dans un hosto inconnu sans pouvoir se défendre après six mois sans sexe et sans sortir ou presque. Mourir pour ça, pour sa remarque, c’était même pas méchant ! Rooh, franchement elle était dégoutée de finir comme ça, elle ne pourrait même pas infliger à son adversaire une blessure qui lui rappellerait sa mort. La vie pu, pi c’est tout…

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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Mer 22 Sep - 22:10

Les mots n'étaient donc pas vraiment passés. Mais pour autant, Laroy n'était pas si instable que ça, comme pourrait l'être une petite frappe à qui on titille l'égo. Non, il savait qu'il pourrait remettre cette brune en place dès qu'il le pourrait, et de façon intelligente. Lui mettre un revers sur le trottoir aurait attiré une foule gênante de même que lui braquer son 9mm sur la pommettes aurait attiré une escouade à gyrophare un peu plus ennuyeuse. L'homme avait du sang froid. Glacial même...

Une fois isolés dans cette remise sombre et son « message », quelque peu brutal mais nécessaire à sa prise de conscience, passé, le boss des Niners relâcha doucement la pression. Il n'allait pas la tuer, ni lui faire du mal. Sauf si évidemment, elle se relançait dans un nouveau numéro de ce genre. Laroy avait déjà tiré pour moins que ça dans sa vie. Dans les territoires des Niners, ça tuait pour n'importe quel mot ou regard de travers. Pour autant, il n'était d'une part plus à ce stade de connerie en tant que chef et gangster endurci, et d'autre part pas dans cette jungle. Elle était une civile et ils étaient dans un lieu « civilisé ». Pour preuve, il se présenta non sans une certaine ironie à elle, et elle en fit de même avec ces airs ébouriffés de furie qui amusait beaucoup Laroy. Néanmoins, il n'avait pas besoin d'elle, ou ne voyait pas en quoi elle pouvait bien l'aider.

La fameuse Kim lui répondant qu'il pouvait donc la laissait sortir, que les médecins devaient avoir terminé et qu'ils pourraient répondre à ces questions, l'homme secoua négativement la tête et croisa les bras comme pour mieux marquer qu'il restait sur ces positions. Ces questions? Ces seules questions la concernaient elle pour le moment. Son type était à moitié foutu pour le moment, en revanche, Laroy lui ne savait pas ce qu'elle avait à voir avec les Sons et c'est ça qui l'intéressait. Il ne tara pas à en venir au fait et lui demander sans ambigüité, ce à quoi elle répondit par quelque d'aussi flou qu'incompréhensible. Son père? Nouveau Mexique? Quoi, ça petite bousculade l'avait secoué au point qu'elle ne sache plus faire de phrase complète? Ou elle voulait rester évasive parce qu'elle craignait qu'il ne s'en prenne définitivement à elle?

Bien elle pouvait respirer, il n'avait aucune intention hostile à son égard, et encore moins si elle faisait partie de ce MC. Les Niners étaient en business avec ces bikers, aussi chelous soient-ils, ils avaient de quoi faire pleuvoir les enfers dans les rues avec leur armes et c'est tout ce qui intéressait Laroy. S'en prendre à l'une de leur perturberait ces affaires et ça il n'en avait aucun intérêt à en tirer. Même si elle prétendait n'être personne et qu'elle n'était qu'une poule chez eux, ça n'était de toute façon pas nécessaire. En tout cas, il ne manquerait pas de le glisser à McGee et sa bande la prochaine fois qu'ils se rencontreraient pour un deal. Laroy pour l'heure, n'allait pas chercher à en savoir plus. Il n'était pas flic et, surtout, elle ne présentait aucun danger ni risque qui qu'elle soit en étant un membre de Sam Cro.

« Ok... Bouge maintenant... » glissa-t-il en se décalant légèrement sur le côté pour la laisser passer et sortir vers la porte, sans pour autant la lâcher des yeux.

Rencontre... intéressante. Bizarre mais intéressante. Laroy considérait que ce n'était qu'une simple secouriste innocente, bien qu'affiliée à un MC peu recommandable. Il ne pensait pas la recroiser et n'espérait pas en entendre parler dans ces affaires avec les Sons, si ce n'est lorsqu'il glisserait son nom pour avoir des certitudes. Au fond, cette petite rencontre avait été amusante. La façon dont elle l'avait interpellé était pour le moins gonflée, bien qu'aveugle et inconsciente. D'ailleurs, l'homme ne manqua pas une dernière ironie pour conclure sur la façon dont ils étaient en été arrivés jusqu'ici, dans cette remise. Si elle n'était pas sortie fumer une simple cigarette, ils ne se seraient jamais recroisés. Il devrait peut-être soumettre l'idée aux fabricants d'ajouter dans la composition de leur tabac qu'il pouvait également cacher « 15 négros ». Mouhahaha!

« Hey! La prochaine, lis à deux fois ce qui se trouve sur ton paquet de clope et réfléchit au sens que fumer peut nuire à la santé... » glissa-t-il mort de rire.
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Kim Town
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MessageSujet: Re: Health Care [Kim]   Ven 24 Sep - 23:52

Soulagée, oui, soulagée, mais aussi très énervé par le ton employé, cela dit, elle avait décidé de faire profil bas, valait mieux pour sa santé, donc vu que ça n’était pas vraiment le moment de se faire éclater la tronche, elle ne répondit rien et se contenta d’un « Merci » on ne peut plus sec et de passer en lui lançant un regard des plus noirs, sourcils froncés, toujours coiffée comme si elle sortait d’un sèche linge, elle passa tout de même la main sur ses vêtements pour les remettre dans l’ordre et les défroisser comme elle pouvait. Arrivée hors de la remise, elle entendit Laroy parler. Dans n’importe quelle autre situation elle aurait explosé de rire elle aussi c’était exactement le genre d’humour qu’elle aimait et dont elle se servait en générale elle-même contre els autres. Mais évidement c’est moins drôle d’en être la cible. Si elle avait eut un truc à lui balancer à travers la figure, n’importe quoi, elle l’aurait fait, mais en l’occurrence elle n’avait rien dans les poches à part son feu et ses clopes, et ça, elle ne s’en séparerait pas. Elle s’arrêta donc dans sa course, crispa ses mains dans se poches, l’adrénaline monta dans son dos et lui donna en un instant l’impression de bruler de l’intérieur, puis elle prit une grande inspiration et se retour vers lui pour lui offrir un dernier regard, si on pouvait tuer avec les yeux, Laroy serait alors mort deux fois. Ensuite elle tourna la tête dans un grand mouvement plein de cheveux et marcha vers les toilettes du personnel. Elle fit mine dans se démarche d’être parfaitement détendue, ça n’était pas vraiment le cas, mais elle ne comptait pas lui montrer qu’elle avait flippé comme jamais. Donc démarche chaloupée féline et hautaine jusqu’au moment où elle ouvrit la porte de la salle de bain.

Elle tremblait, la main d’abord puis dès qu’elle fut de l’autre coté elle s’appuya dos à cette dernière et se mit à grelotter de tout son être. Elle chancela et ses jambes perdant toutes leurs forces, l’adrénaline soudainement redescendue, elle s’assit d’un coup par terre, toujours contre la porte. Elle ne put retenir les larmes qui rapidement coulèrent sur ses joues. Cela dura plusieurs minutes, elle fut tirée de sa torpeur par quelqu’un qui essayait d’ouvrir la porte, elle sursauta et se leva se débrouillant pour rester de dos et entrer dans les premiers WC venus. C’était une simple infirmière mais elle avait réussit à lui faire peur, pff pathétique. La frayeur se transforma petit à petite en colère, et lorsque l’autre conasse fut enfin dehors, elle frappa de toutes ses forces dans la porte, s’éclatant littéralement les mains et la porte avec, un peu, mais ses mains étaient dans un bien pire état. Elle ressortit quelques minutes plus tarda après avoir rincé le sang sur ses phalanges et le khôl qui avait coulé sur ses joues. Elle était calmée, mais elle n’en voulait pas moins à Laroy pour autant. Elle fourra ses mains endolories dans ses poches et repartit direction la salle de réunion où ils étaient sensés avoir un cours, elle était un peu à la bourre avec toutes ses histoires…

Quoi qu’il en soit, elle n’tait pas prête d’oublier le visage de ce type, il était gravé en elle, et si elle était armée la prochaine fois qu’elle le croisait ça ne se passerait pas comme ça ! Pi c’est tout. Elle faisait un gros caprice d’enfants blessé dans son égo, mais impossible pour elle que de laisser courir, ça n’était pas dans son sang de laisser courir ! Cependant, la belle brune n’était pas conne, et pas totalement tarée, elle avait bien comprit qu’on ne s’attaquait pas à Laroy sans récolter la monnaie de sa pièce. Bref, elle n’allait pas le traquer pour le buter ou le tabasser, il valait mieux qu’elle oublie. En plus, ça pouvait retomber sur sa sœur qui bossait à Oakland, et sur les Sons même, vu que ce connard avait fait le lien ! Elle se ferait les nerfs sur une poule, enfin quand ses mains iraient mieux, car ça piquait là quand même !

[CONVERSATION TERMINEE]

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Health Care [Kim]

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