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 Baby Please Forgive Me (Duncan)

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Kim Town
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MessageSujet: Baby Please Forgive Me (Duncan)   Lun 20 Déc - 3:01


Duncan McGee & Kim Town


Évidement elle avait essayé de le retenir. Elle avait crié « Duncaaaaaan ! » Elle lui avait courut après. « Bébééééééééé ! » Mais avant qu’elle ne soit sur le perron de sa maison en petite culotte à tenir son débardeur pour éviter d’être totalement à poil, il était déjà parti et ses appels n’y changèrent rien, mais elle continua à s’égosiller « Duncan, fait pas ça, je t’en prie, pardonnes moi. » Elle tomba à genoux, recroquevillée sur elle-même la tête entre les mains et elle se mit à pleurer comme elle n’avait pas pleuré depuis la mort de son père, ça sortait des tripes, elle criait son désespoir dans l’air froid d’une nuit d’hiver, car mine de rien même en Californie, l’hiver il fait frisquet. Elle resta là un bon moment, jusqu’à ce que son cerveau fonctionne de nouveau, dix bonnes minutes tellement elle était en état de choc. En effet le changement d’attitude avait été brutal, tant dans un sens que dans l’autre. Elle pensait que c’était terminé, qu’il la pardonnait, qu’il voulait au moins essayer de reprendre à zéro, mais finalement non, le fait qu’il ait défoncé le mur l’avait fait sursauté sur le coup, mais elle s’en fichait, tout autant que le fait que sa chambre ressemble à un champ de bataille. Maintenant qu’elle arrivait de nouveau à réfléchir, la seule chose qu’elle avait en tête c’était qu’elle ne pouvait pas laisser al nuit se finir ainsi, pas plus qu’elle ne pouvait le laisser al détester plus longtemps, pas d’avantage qu’elle ne pouvait le laisser partir ainsi, le fait qu’il veuille être seule et réfléchir ne lui passa pas par l’esprit, elle voulait le voir, elle avait besoin de le voir, de lui parler de s’expliquer, elle tremblait comme une feuille à l’idée qu’il pourrait ne plus jamais vouloir la voir.

Elle rentra chez elle en vitesse et monta enfiler un jean et un haut plus décent ainsi qu’un pull, des chaussures, bref tout ce qu’il faut pour sortir. En même temps elle réfléchissait à l’endroit où il avait pu aller, elle opta pour chez lui et elle sortit après avoir récupéré quelques affaires indispensables comme ses clopes, ses clés, son portable etc. ainsi que sa veste cintrée de moto. Elle se rendit devant chez Duncan et descendit avant de sonner à la porte, mais personne ne répondit, elle se dit qu’il ne voulait pas lui répondre jusqu’au moment où elle vit que la Fat Boy n’était pas là. Elle en conclut qu’il n’était pas là et remonta sur sa bécane pour réfléchir encore une fois à l’endroit le plus logique où il pourrait être. Rapidement le club lui vint à l’esprit, bien sûr, le garage, le club, presque sa deuxième maison, c’était soit ça soit le désert et hélas le retrouvera dans le désert n’était pas la chose la plus simple, donc commencer par le club serait plus rapide quitte à se perdre dans les sables ensuite.

Même si la vitesse importait peu puisque de toute façon il avait trop d’avance sur elle pour que ça fasse une différence, elle ne put s’empêcher de foncer à toute allure jusqu’à Iron Drive. Elle était en train de pleurer, elle ne voyait quasiment rien mais peu importait, de toute façon il n’y avait personne sur la route, il était près de 2h du matin, oui elle travaillait le lendemain, mais ça aussi elle s’en fichait, elle ne pourrait de toute façon pas dormir avant d’avoir réglé cette histoire. Elle arriva devant Teller-Morrow et vit la cylindre de son homme sur le parking, elle poussa un ouf de soulagement, mais en même temps la pression monta, elle avait peur qu’il ne veuille pas lui parler, elle en avait la nausée, un fait de plus en plus fréquent ses derniers temps d’ailleurs. Évidement il avait fermé la grille, elle arrêta donc sa moto devant les portes et enleva son casque avant de sécher ses larmes du mieux qu’elle put. Elle prit une grande inspiration pour se camer, faire passer l’envie de vomir et celle de pleurer ce nœud dans sa gorge qui ne voulait pas passer et elle l’appela en poussant la voix juste assez pour qu’il l’entende.

« Duncan ! »

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Duncan McGee
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MessageSujet: Re: Baby Please Forgive Me (Duncan)   Jeu 6 Jan - 7:15

Une nuit en enfer… Ce genre de nuit où tout semble partir en vrille et où le monde qui vous entoure semble s’écrouler. La comparaison n’est pas exagérée tant Kim représentait son monde depuis plusieurs semaines... Elle l’avait conquis, totalement, et il avait d’elle son officielle… A des lieux d’imaginer trouver, aujourd’hui ou plus tard, cette came chez elle et d’apprendre à fortiori qu’elle venait des ennemis jurés Mayans… A des années lumières d’imaginer un jour cette sensation terrible d’être repoussé tant leur alchimie physique et sexuelle avait été magique jusque là… Et pourtant, tout cela était arrivé ce soir, dans la même nuit, la même heure... Ce n’était pas un cauchemar. Sorti brusquement de la maison Town sans s’arrêter ni prêter attention aux supplications sourdes de Kim, blessé, le président avait chevauché sa Fat Boy et démarrer en trombe pour tracer la route en direction du garage, des dizaines de doutes et de désillusions continuant de lui frapper l’esprit pour l’assommer un peu qu’il ne l’était déjà…

C’est comme un boxer groggy que Duncan arriva au siège du club donc, la tête et les jambes lourdes, à peine capable de chevaucher à nouveau sa cylindrée pour en descendre et reposer son casque sur le guidon. Le Son partit directement vers le garage où il avait abandonné la vieille harley de son paternel quelques heures plus tôt pour se rendre vers les enfers de cette nuit et la maison de Kim mais s’enquit d’abord d’aller trouver un pack de bières au frais qui l’accompagnerait dans sa fin de nuit. Il ne pourrait pas trouver le sommeil sans cela de toute façon, pas tout de suite… Sa tête était toujours embuée des déconvenues qu’il venait de vivre. Pour la seconde fois, il retira la bâche cachant la vétuste Fat Boy et s’ouvrit une bouteille pour la boire quelques instants, immobile. Etrangement, ce n’est plus les souvenir de McGee senior qui l’habitaient mais bien Kim qui restait ancrée à ses pensées comme un tatouage dont il ne pouvait se défaire.

C’est sans doute ce qui lui permit de se remettre rapidement à bricoler dessus et à se retrouver très vite les mains et le t-shirt recouvert de camboui, comme un exutoire, un besoin… Cette bécane ne pourrait sans doute jamais rouler à nouveau mais, à sa manière, elle était une sorte d’exutoire elle aussi. Un catharsis pour Duncan et un moyen d’entretenir la mémoire de son père dont il n’a jamais accepté les circonstances qui ont entourées sa mort. Quoi qu’il en soit, le président était loin de s’attendre à un tel raffut à l’extérieur lorsqu’il en entendit une voix crier son nom. Il s’arrêta et reconnu rapidement la voix de Kim à l’extérieur. Elle l’avait suivit jusqu’ici ? Après tout ça ? Duncan fronça les sourcils et arrêta net sa mécanique avant de se relever. Prenant le temps de rebâcher la vieille harley et de prendre un chiffon pour s’essuyer les mains, il se dirigea ensuite vers la grille de derrière laquelle les appels de Kim venaient. L’homme l’ouvrit et la regarda un moment incrédule en continuant de s’essuyer les mains avec le chiffon qu’il tenait.

« Mais qu’est-ce que tu fais là ?! » lui lança-t-il en écartant les bras.

Ce n’était vraiment… mais alors vraiment pas une bonne idée de venir enfoncer le clou après ce qu’il venait de se passer. Le simple fait de la voir à quelques mètres de lui continuait de le meurtrir de l’intérieur après cette impression qu’il avait eu d’être repoussé et éloigné d’elle, physiquement mais aussi sentimentalement... La pire des tortures qui soit pour un homme dont le cœur est amoureux en plus d’être blessé… Est-ce qu’il en était ainsi ? Est-ce qu’il était désormais condamné à ne plus pouvoir la toucher, ne plus pouvoir être avec elle qu’avec ces quelques mètres qui les séparent ?

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Kim Town
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MessageSujet: Re: Baby Please Forgive Me (Duncan)   Dim 9 Jan - 17:57

Kim avait évité de peu l’accident en fonçant à toute allure pratiquement sans rien voir à cause des larmes qui emplissaient ses yeux et coulaient sur ses joues. Mais contre toute attente, elle était arrivée à bon port sans incident. Evidement sur le coup, elle n’avait pas pensé à la mort, mais de toute façon quelque part c’était peut-être ce qu’elle cherchait, partir, sans vraiment le vouloir, elle se disait néanmoins que ça serait bien plus simple de mourir que de vivre avec le souvenir de Duncan. De toute façon quelle différence, mourir totalement ou ne plus jamais vivre cette passion qui les unissait quelle solution était la pire ? La solitude serait invivable, même si elle avait survécu la dernière fois… Elle avait survécu effectivement, elle avait même décidé qu’il ne valait pas le coup qu’elle mette fin à ses jours, mais avec lui c’était différent, lui, McGee, il valait le coup, en tout cas la vie sans lui ne valait définitivement pas le coup, mais Sid… Il y avait toujours Sid, sa sœur qui la raccrochait si souvent à la vie, aurait-elle el courage de vivre ainsi, exclusivement pour sa sœur ? Sid aussi finirait par trouver quelqu’un avec qui fonder une famille, et alors, qu’adviendrait-il d’elle ?

Toutes ses questions lui nouaient les entrailles, mais une seule comptait réellement pour l’instant. Elle voulait croire que tout n’était pas perdu et qu’il allait accepter de la voir, de lui parler, même si pour le moment elle ne savait pas trop quoi lui dire, qu’elle était désolé ? Qu’elle ne recommencerait pas ? Qu’elle ne savait pas pour les Mayans ? Ne l’avait elle pas déjà dit ? Elle pouvait répéter tout ça mais est-que ça servirait seulement à quelque chose, est-que ça jouerais en sa faveur, est-que ça la rachèterait aux yeux de Duncan ? Pouvait-elle finalement se racheter à ses yeux ? elle ne savait plus quoi penser, il était capable de la laisser comme ça, de partir sans une explication, elle en était incapable, elle s’en sentait incapable, jusqu’au moment où elle pensa à l’adultère, elle comprit alors qu’elle aurait fait pareil, et même pire ! Le prenait-il aussi mal ? Comparait-il son acte idiot mais innocent à cette trahison suprême ?

Elle posa sa tête sur la grille entre ses mains qui serraient les barreaux de toutes ses forces en tremblant. Elle essayait de retenir ses larmes. Il semblait ne pas l’avoir entendu, ou en tout cas ne pas vouloir lui répondre ce qui était plus vraisemblable étant donné le silence qui les entouraient. Elle entendit alors des pas, et leva la tête, son regard s’illumina, il était venu, malgré tout il était là. Elle passa ses mains à travers la grille, ouvertes, paumes vers le haut, comme une invitation à ce qu’il les prenne dans les siennes. S’il ne voulait pas lui parler, s’il ne voulait plus jamais la voir, au moins qu’il la touche une dernière fois, elle garderait en mémoire ce dernier contact comme l’ultime signe qu’il l’avait aimé, qu’elle avait compté pour lui, même un tout petit peu. Mais il n’en fit rien, il ouvrit la grille, elle s’avança n’osant pas s’approcher trop sans la permission d’entrer de nouveau dans son espace personnel et intime.

« Je pouvais pas te laisser partir bébé… Je t’aime, je peux pas te laisser me quitter sans tout mettre en œuvre pour que tu reviennes, je t’en prie, écoutes moi… »

Elle fit un pas en avant et avança les mains toujours de la même manière, elle dégluti difficilement, les larmes montaient, elle le sentait, elle sentait son ventre noué, elle avait du mal à respirer. Elle baissa la tête pour essayer de se calmer, l’épreuve était pire encore quand elle el voyait aussi proche et aussi loin à la fois.

« Je suis désolée, je voulais pas te trahir, je ne sais pas comment me racheter, mais je ferais tout mon possible pour te prouver chaque jour que je veux plus que tout au monde partager ma vie avec toi. »

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Duncan McGee
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MessageSujet: Re: Baby Please Forgive Me (Duncan)   Lun 10 Sep - 0:04

Trop bonne, trop bien, trop vite… La chute de ce soir se devait inévitablement d’être à l’image de sa genèse : Inattendue, violente… Incontrôlable. Formaté dans un impitoyable conséquentialisme depuis gamin, cet irréversible instinct emprunt d’autant plus chacun de ces jours, chacune de ces décision depuis qu’il est devenu président. Il a fallu attendre 32 ans et l’arrivée – ou plutôt le passage – de la comète Kim sur sa planète pour que cela se traduise avec une femme. 32 ans durant lesquels il a appris à la dure que ce cuir, pas plus que les badges qui sont cousus dessus, ne le protège ni des balles, ni des barreaux. Aujourd’hui, il apprend qu’ils ne le protègent pas plus du danger des sentiments. Comme n’importe quel connard moyen, il y a cru lui aussi… Cru que cette fille était spéciale. Il s’est fourvoyé. Le code de cette vie, de ce club et de son univers sont les seules choses qui rendent à cette non-histoire l’ombre de quelque chose de spécial. S’il était n’importe qui, il aurait pu se foutre qu’elle touche à la dope et se faire à l’idée qu’elle approche les Mayans ou n’importe quel enfoiré. Seulement il n’est pas n’importe qui. Il est Duncan McGee. Président de SAMCRO avec tout ce que cela implique, vis-à-vis de la drogue, vis-à-vis de ces conards de dealers mexicains, de leur rivalité avec les Sons, et surtout vis-à-vis de cette faucheuse dans son dos. De ce qu’elle représente. Et s’il n’était pas tout ça, elle ne se serait peut-être jamais intéressé à lui non plus. Ce qu’elle a fait n’est pas simplement contraire à tout ce qu’il est, tout ce qu’il incarne et se doit d’incarner. Cela l’insulte. La déception, cette intime douleur n’en est que plus forte. Il s’en veut en vérité. Sa rage, la dureté de ces mots envers elle n’a été qu’un reflet de qu’il dirige en réalité vers lui. Il se sent stupide, il se sent humilié… Il se sent faible.

L’entendre puis la voir ensuite débarquer ici après cette nuit de cauchemar ne fait qu’à jeter l’alcool qu’il était en train de partager auprès de ce monument à la mémoire de son défunt père sur le brasier de colère qui l’anime. Il n’a pas envie de la voir. Il ne peut plus. Ni ce soir, ni jamais. Chacun des souffles qu’il peut percevoir d’elle le pousse un peu plus loin dans les tréfonds d’une détresse proportionnelle à, ce qu’il a cru aimé en elle, ce qu’il a misé sur eux et ce dont il a commencé à avoir un besoin mort-né. Piquer à un homme sain une drogue qui rend accro dès la première injection puis l’en dégouter si âprement est une torture qui surpasse de loin toute celle qu’il a déjà pu imaginer ou faire subir à ses plus grands ennemis. Incrédule, inraisonnable jusque là il la toise comme le diable en personne, les foudres de ses pulsions exprimés dans le froncement prolongé des sourcils qu’ils braque avec ses yeux sur elle. Ses mots, il le ne les avale pas. Il pourrait les vomir sur ses jolies bottines. Car s’il n’est pas n’importe qui, Kim ne l’est pas non plus. Ce n’est pas la première bouseuse venue. C’est une Town. Elle connait le Club. Elle connait ses valeurs et elle a fait tout ça en parfaite connaissance de cause. Les conséquences de ce soir sont imparables, elle le savait au moment où elle a choisie d’acheter cette putain de came à un métèque à blouson. « Non toi tu m’écoutes. » l’arrête-t-il en la pointant du doigt. Il pourrait la rayer. Il pourrait balayer son nom et son joli petit cul à jamais en dehors des frontières de ce garage, de ce MC et de cette ville. Il devrait. Mais cette non-discussion resterait toujours stérile.

Elle n’a pas l’air d’avoir compris. Elle n’a pas l’air d’avoir saisis la réalité des faits concrets, l’importance des sentiments abstraits que leur rencontre a mis en jeu jusqu’à aujourd’hui. « Tu ramènes de la drogue dans ma ville... Tu t’affiches avec le président de ce club avant d’aller "embrasser" son ennemi… » Cela suffirait à écarter n’importe quelle régulière, n’importe quelle poule, et même n’importe quel bipède vivant à Charming. Elle n’est à la fois rien et pourtant tout à ses yeux. Il s’approche d’elle à lents pas décomposés, presque religieux… Son avancée souffrirait, transpirerait la menace et l’intimidation pour n’importe qui. Mais pas pour elle. Elle a beau avoir commis une trahison « spirituelle » qui le blesse presque autant qu’un adultère, il ne sera jamais capable de lever la main sur la moindre femme. Il n’a pas ça en lui. « Tu reviens ici après tout ça pour me regarder dans les yeux… Et me dire que tu m’aimes ? » Le haussement de ses sourcils précèderait l’un de ces rires jaune qui scellent d’ordinaire ces moments d’incrédulité totale face à l’absurdité d’une personne ou d’un moment si les circonstances ne lui étaient pas si intimes, si pénibles. « Quelle genre de sorcière schizophrène tu es ? » Il se retourne, s’en retourne vers la grille de son garage avec la ferme intention de la refermer à jamais sur cette femme et sur cette histoire derrière lui avant qu’une réflexion impulsive sur ses mots ne le fasse se retourner aussi brusquement pour en remettre une dose. « Tu sais quoi ? Je crois c’est ça en réalité le pire, et c’est de ma faute… Je ne sais même pas qui tu es. » se remarque-t-il dans un nouveau timbre emprunt de plus de philosophie et de résignation mêlée.

Elle semblait si… Si bien. Si parfaite. Il lui a accordé une certaine confiance, une confiance en elle, une confiance en eux, sans qu’elle ait eu à la gagner comme c’est pourtant toujours le cas avec lui. Il l’a peut-être tel qu’il a toujours espérer la voir, bien avant qu’il ne la rencontre dans ses vagues idéaux de régulière. Une ample inspiration fait gonfler les volumes de son torse et précède une au moins au aussi grande expiration qui expie les dernières bribes d’agressivité qui l’habitent dans un puissant soupire. « Tu dis que tu veux partager ta vie avec moi ? Partager cette vie avec le club ? » l’interroge-t-il en haussant les sourcils, comme un défi à la sincérité de ses sentiments, la fidélité de ses intentions. Il redescend de deux pas dans sa direction. « Tu ne touches jamais… jamais plus à cette merde blanche. Et tu ne t’approches plus jamais d’un autre blouson que celui que je porte. » Les conditions sont claires et simples. Elles ne sont ni négociables ni valables au-delà des prochaines trente secondes à vrai dire. C’est à prendre et à accepter, maintenant et tout de suite. Autrement elle peut faire ses valises et partir dès cette nuit pour ne plus jamais revenir. Il se retourne une ultime fois et rentre dans le garage sans en refermer la grille, laissant la porte ouverte à le suivre si elle est prête à accepter les règles qu’il aurait préféré ne jamais avoir à lui rappeler. « Ohw… » conclut-il en levant un doit, sans se retourner. « Et n’essaie plus jamais de me défigurer à coup de cendrier… » ajoute-t-il en secouant négativement la tête toujours dos à elle, dans une once de second degré appuyant sur cette porte entrouverte à une réconciliation.

Preuve cependant qu’il ne pourra être sûr de rien ce soir, peu importe la suite des évènements, mais que c’est le temps qui fera la preuve de sa loyauté et son attache envers lui et envers le Sons, il se remet à travailler sur la vieille bécane de McGee senior arrivé devant elle, s’accroupit pour reprendre sa clé et terminer de visser l’écrou qu’il était en train de serrer au moment où Kim a débarquée. Comme si elle n’était plus là, comme s’il ne l’attendait plus… La force avec laquelle cette pièce est étreinte par la pression de son outil, pinçant ses lèvres et gonflant le volume de son biceps, témoigne pourtant de cet espoir en lui qu’elle vienne le rejoindre. Que ce cauchemar prenne finalement fin, même s’il ne doit laisser place qu’à des doutes ou de l’incertitude. C’est toujours mieux que la colère et le désespoir.

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MessageSujet: Re: Baby Please Forgive Me (Duncan)   Lun 10 Sep - 2:51

Kim est une gamine au fond, une gamine pourrit gâtée à qui papa n’a jamais rien refusé, si ça n’était la mort de ses proches, violente et sans appel, la fille à papa dont certains côtés restent ancrés en elle n’aurait probablement jamais tapé dans l’œil du près. Mais elle n’est pas seulement ça, heureusement, cependant, malgré toute son évolution, elle a prit de mauvaises habitudes, peut-être une façon de dire qu’elle n’était pas comme eux, SAMCRO. Une façon de s’émanciper, de se rebeller, et comme souvent dans ces cas là, idiote, dénuée de réel sens des valeurs et d’intelligence, une réaction épidermique sans réflexion, sans recule sur les choses. Toucher à la drogue, presque toutes, c’était un pied de nez à Sam Town et au Club, à tout ce que ça représentait à ses yeux, le père qu’elle avait adoré mais qui lui avait été pris su brutalement à cause de ça, d’eux, du deal d’arme et de leur refus de la drogue. Maintenant, et depuis longtemps déjà, elle s’en rendait compte à l’instant, elle n’en avait plus besoin, elle n’était plus une ado en mal de sensation, alors pourquoi ? Parce que c’était devenu une habitude, acheter consommer, pas souvent, juste pour faire la fête, mais une habitude complètement conne et dont, surtout, elle ne mesurait pas du tout les conséquences. Ce que je peux être conne, comment je n’ai pas fait le lien, Mayans, mexicains de mon cul, la drogue, putain de merde mais KIM ! TU REFLECHIS PARFOIS NON D’UN CHIEN !!! Elle se serait bien tapé la tête cotre les murs en guise de punition, mais ça serait stérile et aussi vide de sens que son achat.

Elle aurait aimé avoir acheté ça avant de l’avoir connu, mais ça n’était pas le cas, cela dit depuis, elle n’y avait plus pensé, si bien qu’elle n’y avait pas touché, elle l’avait retrouvé au fond de son sac le soir même et l’avait laissé là sans se dire que son homme passerait. Elle comptait le jeter, elle ne voyait plus l’intérêt de consommer, et elle l’avait finalement fait, mais il avait fallut qu’avant, il le voit, elle voulait croire que c’était mieux ainsi, qu’il ne fallait pas de secret entre eux, et que c’était un mal pour un bien, mais pour le moment elle n’en voyait que le mauvais côté, celui qui pourrait bien lui couter Duncan. Elle n’avait pas l’intention de le laisser filer sans rien dire, mais vu son état, son énervement, ça n’était pas gagné, et plus ça allait, plus elle avait peur d’avoir fait la connerie de sa vie et de regretter toute sa vie ce malentendu. Ce gramme de coke sur sa table de nuit qui aurait pu percer un abcès, révéler un pan de sa vie dont elle ne voulait plus pour mieux tourner la page, mais qui faisait finalement voler en éclat tout ce qui lui donnait envie de ne plus jamais toucher à cette merde. Que ferait-elle s’il ne lui pardonnait pas ? Elle n’osait même pas y penser car elle ne le savait que trop bien, une bêtise, une énorme bêtise, et quitte à le décevoir, autant que ça la tue...

Elle aurait pu lui laisser du temps, mais elle l’aime trop pour le laisser partir en colère et juste reprendre le cours de sa nuit, elle aurait aimé pouvoir lui laisser le temps de relativiser, mais elle n’aurait jamais pu le supporter. Et puis, si elle ne lui court pas après aujourd’hui, quand est qu’elle le ferait ? N’est pas la meilleure preuve d’amour ? Peut-être pas la plus adroite, mais en tout cas, de quoi lui montrer qu’elle est capable de ravaler sa fierté pour lui, et qu’elle tiens trop à lui pour le laisser partir. Mais, ce regard glaciale avec lequel il la braque n’est pas de bonne augure pour la suite, elle préférerait presque qu’il lui mette un pain, plutôt que ça. Il lui dit de se taire, elle s’exécute et écoute. Les mots sont cinglants, mais surtout, lourds de sens, elle comprend enfin, ouvre de grands yeux, mets des mains tremblantes devant sa bouche, ce qu’elle a fait mérite la peine de mort ou au moins le bannissement. Elle le sait désormais. Et lorsqu’il approche, elle s’attend à cette sentence, mais elle a cessé de pleurer, elle veut juste s’assurer qu’il écoutera ses dernières paroles, pour qu’il sache qu’elle ne pensait pas à mal en faisant cela. Qu’au moins, un jour, il cesse de la haïr et de la mépriser, c’est tout ce qu’elle demande, évidement elle ne redeviendra plus jamais ce qu’elle a été dans son cœur, évidement il ne peut pas laisser passer ça. Mais elle veut qu’il puisse vivre en paix, la pardonner un peu, ne pas se dire qu’elle a fait exprès pour foutre en l’air le club ou lui un truc du genre, ce serait tellement horrible qu’il pense ça !

Elle a peur, un peu, disons qu’elle sait qu’il pourrait lui briser la nuque avec une seule main, lui mettre une balle dans la tête et se débrouiller pour que son corps ne soit jamais retrouvé, elle sait qu’un seul coup de sa part pourrait la défigurer. Seulement elle sait aussi à quel homme elle a à faire, elle sait qu’il ne lèvera pas la main sur elle par plaisir, que s’il l’exécute ce soir, c’est seulement parce que c’est son devoir de président. Elle espère qu’il ne le fera pas néanmoins, d’un côté elle espère et de l’autre, franchement, une vie sans lui, qu’est que ça vaut ? Elle a peur que rien de ce qu’elle pourra dire ne change quoi que se soit, elle se tait, ne bouge pas, ne recule même pas quand il s’avance vers elle. Elle le regarde simplement, anéantie par sa propre bêtise, tellement désolée d’avoir fait ça. Elle donnerait tout pour revenir en arrière, mais c’est trop tard. Lorsqu’il lui reproche d’être revenue pour lui dire qu’elle l’aime, elle ouvre la bouche et prend une inspiration pour lui répondre mais ne trouve rien d’intelligent à dire. Bien sûr qu’elle l’aime, comme elle n’a jamais aimé personne, mais que répondre à ça, et qu’ajouter alors qu’elle vient de tout foutre en l’air et qu’elle en est désormais consciente ? Et voila qui confirme les craintes de la brune, sorcière schizophrène, il va couper court à la conversation, mais, non, voila qu’il s’accuse, ça elle ne peut pas le supporter, elle se remet à pleurer et secoue la tête en guise de non le temps de trouver les mots.

« Tu SAIS qui je suis, je suis la même qu’hier, avant-hier, et depuis deux mois que nous sommes ensemble, et je n’ai jamais agis dans l’intention de te faire du tort, je te le jure sur tout ce que j’ai de plus précieux… J’ai fais une belle connerie, la pire de toute ma vie, mais si ça doit signifier que tout est finis, ça veut dire que je ne sais pas qui TU es. Or je ne PEUX pas croire ça, je ne me suis PAS trompée en te choisissant malgré mes réticences et mes ressentiments envers le club, en tournant la page et en décidant d’embrasser cette vie à l’aube dans ce PUTAIN de désert. Je sais qui tu es, et je t’aime pour ce que tu es, je t’aime et je suis conne, tu peux me foutre dehors si tu veux, je comprendrais. Si tu me dis que tu ne veux plus jamais revoir mon visage dans les parages alors je ne reviendrais pas même si je sais que je ne pourrais pas vivre sans toi. Mais je t’en supplie, ne crois pas que ce que j’ai fais soit autre chose que la pire connerie de ma vie, ne crois pas t’être trompé sur moi, je suis bien celle que tu as décidé d’emmener dans ce désert. »

Il reprend plus calmement, mais elle n’est pas rassurée pour autant. Mais pourtant la question est facile et la réponse lui vient simplement. Elle le regarde droit dans les yeux, elle a fait ce choix dès le premier soir dans le désert, évidement rien ne garantissait à l’époque que ça allait vraiment marcher, mais en tout cas, en acceptant le club qui allait avec lui, elle c’est engagée à respecter les deux. Bon là elle a merdé grave, mais si pour être avec Duncan elle doit pardonner au Club, alors elle y est prête. C’est d’ailleurs déjà fait depuis longtemps, elle commence même à en apprécier l’ambiance, même si elle craint toujours les conséquences qu’implique cette vie de hors la loi.

« Oui. Plus que jamais. »

Elle n’est plus certaine d’être à la hauteur de la tache de reine par contre, mais ça n’est certainement pas le moment de le lui dire. On n’a jamais vu une matriarche trahir son club sur un coup de tête aussi débile… Mais pour le moment de toute façon, elle était certes la Old Lady du président, mais elle ne se considèrerait comme reine qu’une fois mariée. Même si elle prenait peu à peu ses fonctions en organisant des barbecues, des repas, et la garde des enfants des membres. Quand aux conditions qu’il expose, non seulement elle est d’accord, mais c’est presque la promesse d’un avenir radieux, pas de came, et pas d’autre blouson que le sien. Si elle n’était pas totalement chamboulée par tout ça, ça pourrait presque l’exciter cette histoire de blouson, ou peut-être que c’est lui, son regard, sa stature, son physique… restons concentrés. Elle répond du tac au tac, sans vraiment oser sourire, car elle se demande encore s’il est vraiment prêt à passer l’éponge, on est passé tellement près de la catastrophe…

« Jamais. Plus jamais. Jamais, jamais, jamais ! Toi le Club. Plus de Came, et… » Kim baisse les yeux, une fois n’est pas coutume, elle reprend sur une voix mal assurée. « Je… J’espère être… à la hauteur… digne de toi… je croyais l’être mais… Bref… J’ai agis bêtement, sans réfléchir et ça n’arrivera plus jamais. »

Elle fait un pas en avant, elle est à l’intérieure du garage mais ose à peine y croire et encore moins avancer d’avantage. C’est trop beau pour être vrai, il la pardonne ? Il la laisse revenir. C’est trop beau, les larmes lui reviennent dans les yeux comme un raz de marée, c’est comme si elle respirait à nouveau, comme si elle vivait de nouveau. Elle sait qu’elle ne dérogera pas aux règles, elle se demande encore comment elle a pu ne pas se rendre compte de ce qu’elle faisait. Déjà, les Mayans, elle ne les connaissait pas alors, mais c’était quand même très très con. Et puis, comment avait elle pu avoir l’idée de se défoncer alors qu’elle l’avait lui, la meilleure drogue au monde !

« Je… te ? De cendri ? Heu… » Elle a crut un instant qu’il était sérieux, mais en fait non, il plaisante, enfin, faut espérer parce que, quand elle s’énerve elle a la manie de lancer des trucs, c’est comme ça, le sang chaud vous comprenez, u coup c’est une promesse qui va être difficile à tenir. « Ah nan, impossible, sauf évidement si tu me promets de plus jamais m’accuser de coucher avec quelqu’un d’autre que toi… » Le frigo dans le garage contient quelques bières fraiches ainsi que des limonades. Je crois qu’après tout ça on a tous les deux besoin d’un remontant. Elle va donc chercher une bouteille qu’elle décapsule sur la table de l’atelier, et une limonade pour elle parce que dès qu’elle sent l’odeur de l’alcool, c’est comme la clope, ça lui donne envie de gerber. Je sais pas ce que j’ai avec ça en ce moment. Elle revient vers son homme et lui tend la bière avant de l’embrasser tendrement dans le cou. merci mon Dieu même si j’y crois pas, d’avoir fait qu’il me pardonne !

« Un de ces quatre, je pourrais bien tenter de te défigurer à coup de clé à molette, comme ça, quand tu arrêteras d’être trop sexy pour ton t-shirt, je t’aurais pour moi toute seule et aucune pétasse ne louchera sur toi. » Hum un peu tôt pour cette blague là peut-être, mais putain, comment tu veux ne pas devenir à moitié dingue avec un mec pareil, follement amoureuse et dangereusement jalouse, possessive, sauvage et enragée. Nan c’est mort, il est trop bien foutu ! Elle ouvre la canette et boit un peu sans arriver à le quitter des yeux, elle aimerait bien le déconcentrer, mais c’est la bécane de son père, c’est sacré. Elle n’ose donc pas trop passer à l’offensive, même si le voir bosser dessus la fait mouiller. Après toutes ses émotions, elle est encore plus à fleur de peau que d’habitude, et c’est pas peu dire ! Un soupir de désir bruyant, presque gémissant, s’échappe de sa bouche.

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Baby Please Forgive Me (Duncan)

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