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 Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)

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Alexander Trager

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MessageSujet: Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)   Jeu 7 Oct - 11:09

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Je crois que j'ai encore fait une connerie...

Merde, qu'est-ce que j'ai encore fait ? Je suis dans la merde, mais quel couillon putain. Ce n'est pas vrai. Les mains trempées de sang, les vêtements imbibés par ce liquide corporel, ça ne partira jamais. Le coup est parti tout seul, je n'ai pas eu le temps de réagir, de faire quoi que ce soit, putain, je suis dans la merde. Ce qu'il se passe, je vais te le dire ce qu'il se passe. Je me trouvais là, tranquillement, demandant rien à personne quand deux connards de merde sont venus me chercher des noises. J'ai juste... Riposté... Répondu... Je ne pensais pas... Je peux sentir le stress monter, cette pression d'adrénaline, ce genre de sensation que tu ressens quand tu sais que tu vas prendre, que t'es dans une situation plus que cocasse. T'as beau respirer tranquillement ça ne passe pas, tes mains restent moites, ton coeur continue de battre la chamade, ta gorge est sèche. Ton cerveau, vidé. Tu ne comprends pas. T'aimerais bien, mais le temps c'est comme arrêté, tu cherches une réponse, une solution, tu te dis que non, que ce n'est pas vrai, que t'as rien fait. Tu te dis que ce n'est pas toi, tu te cherches des excuses qui n'ont pas lieux d'être. La situation elle est là, devant moi et je ferme les yeux, refusant de m'admettre une vérité qui pourtant ne peut être effacée, invisible. Je ferme les yeux, je m'aveugle pour ne pas réagir à ce que je viens de faire. La culpabilité est un sentiment que je ne me connais pas. C'est un sentiment qui reste loin de moi, jamais, je ne ressens jamais rien, mais quand je vois ça... J'ai comme cette envie de gerber, de dégoût, de me dire que je viens de faire la plus grosse connerie de toute mon existence. Tu te dis que merde, t'es pas humains. T'as pas de cœur. Et au fond te savoir comme ça, ça fait mal. T'aimerais bien réagir, pleurer, secouer ces deux pauvres corps sans vie en espérant qu'une chose, qu'un simple petit souffle de vie persiste encore. Mais non. Pas quand t'es comme moi. Quand t'es comme moi, tu fais quoi. Tu prends ton putain de portable et t'appelles tes potes en leur disant un mot « conneries. » Et tu te marres. Putain tu te marres, car t'as pas de sentiments. Tu te dis que merde, ces couillons au fond, ils l'ont pas volé. La vie est cruelle, elle vient, elle part, c'est comme ça. Et leurs tours, c'était ce soir. Point à la ligne. Bye, bye c'est fini on en parle plus.

La situation elle est là, devant moi. Je me revois assis sur ce banc, fumant ma clope sans rien demander à personne. Perdu dans mes pensées, je songeais à quoi ? A qui ? On s'en branle. Mais elle est là et ce n'est plus qu'une évidence. Ces deux gamins sont arrivés, ils m'ont sorti un pétard. Ca fait nuit bordel, je n'ai pas vu leurs visages, je n'ai pas pensé à leur demander leurs âges. Action, réaction. Un coup pour lui, un coup pour l'autre. Sans broncher. J'ai visé la tête. Le premier était à peine à deux mètres de moi. Le sang a giclé sur mon visage, en fine gouttes. Je lui ai explosé sa boite crânienne et je n'ai rien ressenti si ce n'est que du plaisir. Du soulagement à la rigueur. De l'amusement face à la bêtise humaine. Me dire que, oui, l'homme peut être parfois si con. Il s'attaque à quelqu'un sans même savoir ce dont il est capable de faire. Je rigole. Pour ça. Mais alors, ce n'est que quand j'ai vu le visage du gosse que là j'ai commencé à paniquer. Un peu, puis beaucoup, jusqu'à ressentir ce sentiment qui m'était encore inconnue jusqu'à cette heure. J'ai tué un gosse putain. Non, deux. Dix-sept, dix-huit ans à tout casser. Des gamins qui n'étaient que le reflet de moi-même. Des jeunes cons qui se pensent invincibles, jeunes merdeux inconscients qui veulent se croire au-dessus de tout le monde. J'ai tiré, je n'ai pas réagi, je n'ai pas percuté. Non, pour moi ce n'était que des types qui cherchaient l'embrouille. Des Mayans, des Niners, peu importe. Je leur ai fait la peau pour me défendre, c'est-ce que je pensais. Ca arrive à tout le monde de faire des erreurs. Je pourrais très bien aller me rendre, me dénoncer, mais non. Je n'ai pas envie. L'arme que j'ai en mains n'est pas à mon nom, loin de là, elle sort du trafique. On efface mes empruntes et le tour est joué on en parle plus. Mais putain pour qui je vais passer moi encore. C'est surtout mon image qui m'inquiète. Je me fais de soucis pour ma tête. Je pourrais appeler Duncan, rendre les choses bien plus simple, mais non. Ce n'est pas lui que j'appelle. Jax. Pourquoi ? Je n'en sais rien.

Dans la précipitation j'ai composé son numéro. Un seul mot est sorti de ma bouche. « Connerie. » Venant de ma part il a dû comprendre. Un mot et un lieu. Si j'ai peur, bien sûr que non, je devrais ? Des réprimandes surtout. Putain, mais merde, combien j'en passe par semaine des macchabées ? Deux, trois en moyenne. Mais des gosses, putain. On devrait m'enfermer, je suis bon pour l'asile, la taule, la peine capitale. Je le sais que je n'ai pas le mérite de fouler ces terres. Je le sais que je devrais faire qu'une seule chose, me foutre une balle en plein dans la tempe. Mais non, je n'ai pas envie de le faire. Au contraire. Je me rassoie tranquillement et je m'allume une clope. Je l'attends. Patiemment comme si j'avais tué un gibier et non deux gamins en manquent d'adrénaline. Mais ils sont cons aussi ceux-là. Pourquoi ils ont fait ça ? Au fond, ce n'est pas moi le fautif quand on y repense. Je n'ai rien fait. Si, je me suis juste défendue. Belle bataille, merveilleuse histoire. Elle est belle la jeunesse. Je soupire tout en fumant ma clope. Je régis qu'en fait oui, je suis dans une bonne grosse merde. Les deux pieds dans le plat. Ce que je risque ? J'en sais rien moi, la taule, la mort, mais allez-y buttez-moi. Ca aurait dû être fait depuis longtemps. C'est comme ça. Trop de questions s'entassent dans ma tête. Si je pleure pour eux, trop pas, loin de là, je me demande juste comment va réagir Jax en comprenant que j'en ai encore fait une. Lui au cœur si ramollit ces derniers temps, une vraie guimauve. Mais bon au moins il a le sens des responsabilités. Entre nous, on ne se juge pas, on se sert les coudes, c'est déjà bien. Ils ne vont pas me foutre dehors pour deux pauvres petits gamins que je viens de refroidir. Si j'expose bien la situation, je ne risque pas grand-choses. Je ne pense pas. Puis merde, on s'en fous au final. On n'est pas invincible, personne n'est à l'abri dans cette ville de toute manière. Non je n'ai pas de conscience et crois-moi ce n'est pas plus mal quand tu fais mon job.

Mais merde qu'est-ce qu'il fous bordel. Si je m'écouterais je siphonnerais l'essence de la bécane pour les faire flamber ces deux-là. Au moins c'est fait, les corps envolés on en parle plus. Il finiront dans les ados disparus et basta. La famille les pleurera un bon coup, ils auront moins envie de pisser et tout le monde y trouve son compte. Oui, je suis dégueulasse et alors ? C'est comme ça, je le vis super bien. J'assume mes responsabilités et en attendant là j'en ai une grosse sur les bras. Merde Jax tu bouges ton gros cul ! Je commence à paniquer un peu, je me demande s'il va venir ou me laisser dans la merde jusqu'au cou. Je pourrais appeler Half, mais non. Encore une fois, je vais gentiment fermer ma gueule et ne rien dire. Je vais aller me terrer dans mes champots', oublier et me lever demain matin de bonne humeur pour aller bosser. Si je me souvenais de tous les corps que j'ai sur la conscience, ça ferait un bout de temps que je me serais pendu. La culpabilité n'est rien, ne jamais regretter ses actes, sinon tu ne t'en sors pas. C'est comme ça. La vie c'est dur, il faut en baver pour s'en sortir. Je vois les choses comme ça. Je lance mon énième mégot et me rallume encore une clope. Je passe le temps comme je peux. Le regard rivé sur ces deux pauvres gamins. Je me demande comment était leur vie, si ça se trouve, ce ne sont que des fils de riches qui veulent se la jouer caïd. Ou alors des pauvres types qui s'amusent à choper les sacs des vielles. Je les ai buté. Merde, j'ai tiré sans rien dire, sans même pas sourciller. Je me suis mis dans la merde pour leur apprendre la dure loi de la vie. Apprendre, un bien grand mot. De toute manière mon tour va arriver bientôt je le sens bien. Le seul hic là-dedans c'est que si on apprend que c'est moi, on est tous dans la merde. C'est les Mayans qui ne vont pas être content. Que non ils n'étaient peut-être pas dans leur clan, mais on s'en fous. Les Mexicanos c'est tous les mêmes. Mais qu'est-ce que j'ai encore foutu bordel de merde ?

Au loin j'entends enfin le bruit d'une moto. Une Dyna-Glide super sport. Jax. Sur le moment je me dis que mon heure a sonné, que je vais me faire étriper sur place. Etrangler, une balle dans la tronche j'en sais rien moi. Mais je me dis qu'il ne doit pas être super content. Se faire tirer du lit à une heure du mat', ça ne fait jamais plaisir. Et je recommence. Non, aucune compassion pour ces deux pauvres gosses. Mais vraiment, rien. La seule chose à laquelle je pense, c'est d'aller me coucher, dormir et oublier, encore une fois. Tourner la page et effacer, me cacher comme je sais si bien le faire. Ne pas assumer ce que j'ai fait. Ou peut-être trop assumer j'en sais rien. Quoi qu'il en soit, je m'en branle. J'avais besoin d'aide, j'ai appelé. Peut importe ce qu'il en pense. La situation elle est là. On connait mes pulsions, j'ai la détente facile, ce n'est pas une nouvelle. On me respecte pour ce que je suis. Moi, je fais mon boulot sans rien demander. Et puis, s'il n'est pas content c'est pareil. Il a cas le faire lui, le sale boulot au lieu d'aller roucouler à gauche à droite avec la première pouffiasse qui passe au club. C'est facile d'engueuler ses membres quand on se la joue tendre, réfléchis et guimauve. On a un business à faire tourner merde. Il est grand temps qu'il redescende sur terre lui aussi. Je regarde les phares se rapprocher, le moteur qui s'éteint. Et là je me dis que je suis vraiment dans la mouise. Je ne dis rien, j'ai rien à dire. Je ne vais pas non plus me cacher ni tourner autour du pot. D'un geste de tête je lui montre les deux corps. Je tire une taffe sur ma clope, aucun remord dans mon regard. Je ne lui demande pas de me faire la moral, juste de me filer un coup de main. On n'est pas censé être soudé au fond ?

« Je crois que j'en ai encore fait une. »

Je le regarde et moi je me marre. J'ai oublié. La bouteille de vodka vide près du banc. C'est peut-être ça l'explication de mon geste et de mon euphorie. Je suis saoul et j'ai tué. Là je suis vraiment dans la merde...

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Jax Teller
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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)   Jeu 7 Oct - 14:25

Jax était rentré tôt chez lui pour s’occuper de son fils, putain dire que quelques mois avant il aurait squatté le club à boire des bières avec ces potes, Opie entre autre, les choses avaient bien changes, Ope aussi devait rentrer tôt pour s’occuper de ses gosses, sa mère était pas opérationnelle sur ce point comme Gemma, pour sûr, Sid avait raison de dire que la matriarche lui rendait bien des services, n’empêche il allait falloir qu’il trouve une nounou un jour, parce que Gemma bossait au garage, et son fils s’en voulait un peu de lui donner du boulot en plus, elle avait pas besoin de ça, surtout en ce moment, cela dit, ça lui faisait du bien aussi d’être avec son petit fils, peut être finalement qu’il valait mieux trouver une nouvelle secrétaire pour le club plutôt qu’un nounou, ouais mais là par contre c’était pas gagné, parce que fallait que la gonzesse qui remplacerait Gemma soit aussi discrète qu’elle sur les activités du club tout en sachant ce qui s’y passait, car c’était difficile de toute cacher à une personne qui était là aussi souvent que les gars.

C’est vrai, depuis la naissance d’Abel, Jax c’était calmé, assagit et adoucit, ça n’était pas que le gamin la cause de ce changement, y’avait aussi ce putain de manuscrit de John, mais bon, c’était clair et net que le jeune Teller n’avait pas envie de retourner dernière les barreaux ou de crever, il fallait qu’il reste là pour s’occuper de son fils, en plus pas de maman opérationnelle pour le moment. En effet, le blondinet ignorait encore que Wendy était de retour en ville. Il était vachement plus violent avant, il tuait sans problème, il se battait souvent aussi, maintenant c’tait plus pareil, mais de là à dire qu’il s’tait ramolli, fallait pas non plus pousser, c’est les gars qui disaient ça, mais lui, il se sentait pas plus mou du genoux que d’habitude, il était pas mou, juste plus posé, il continuait à faire ce qu’il fallait, mais il réfléchissait un peu plus avant d’agir, et surtout, il voulait sortir le club de la merde dans laquelle il s’enlisait, il voulait que son fils connaisse autre chose que lui, il voulait que le MC que son père avait fondé survive aux changements et au 21e siècle et ça impliquait quelques modifications dans la manière de gérer les problèmes et le business.

Enfin bref, Jax était chez lui, le petit dormait enfin après moult pleurs, il dormait mal en ce moment, il faisait ses dents et ça n’était pas tous les jours la fête. Lui il fumait des clopes en lisant les mots de son défunt père, il se posait des milliers de question auxquelles il ne trouvait pas de réponse, il n’avait pas encore de solution précise pour sauver le club. Le jeune homme regarda l’heure, putain déjà ? Il tait deux heures, la nuit noire, le calme dehors et par miracle dans la chambre d’Abel aussi. Bon il tait temps d’aller au lit. Mister Teller allait allumer sa dernière clope de la journée après avoir posé le manuscrit sur la table basse de son salon quand la sonnerie du téléphone retentit. C’était Tig, déjà ça étonna quelque peu notre blondinet nationale, et la suite, encore plus, « Connerie, Lac Meritt… » Oh putain comme soudainement cette nuit sentait mauvais. Avec lui on pouvait s’attendre à tout. Jax lui aurait bien dit d’aller se faire foutre, il ne pouvait pas laisser Abel, mais le fait qu’il ne pouvait pas non plus laisser un membre du club dans la merde sans rien faire…

Il poussa un long soupire et raccrocha puis il appela Gemma pour lui demander de venir garder Abel tout en s’excusant de l’heure à laquelle il appelait. Pendant sa courte conversation avec sa mère, il prit le bouquin relié à l’arrache sur la table et monta à l’étage, il cacha le tout sous son matelas, alla embrasser son fils puis raccrocha. Il redescendit, et attendit sa mère en vérifiant ses flingues, deux Beretta 9mm, qu’il mit dans des étuis autour des ses épaules avant d’enfiler son blouson. Un silencieux dans un de ses poches, on n’est jamais trop prudent, il se demanda si c’était une bonne idée de mettre son blouson et finit par changer, il était en train d’enfiler un sweet-shirt bleu sans inscriptions quand sa mère arriva. Elle commença à poser plein de questions auxquelles Jax répondit en la remerciant de garder Abel et en se barrant vote fait en claquant la porte. Il monta sur sa Dyna casquette vissée sur la tête et partit rejoindre Tig à Oakland, il en avait mine de rien pour pas mal de temps, même en fonçant ce qu’il fit bien sûr car il ignorait à quel point la situation était urgente ou pas. L’air grave et concentré se demandant bien ce qui avait pu se passer pour que l’autre taré ne puisse pas s’en sortir tout seul, il remit un coup d’accélérateur, si ça se trouve il était blessé, il eut beau dépasser amplement les limitations de vitesse, il mit tout de même trois quart d’heure pour rejoindre le sergent, heureusement, il connaissait bien le trajet, du moins jusqu’aux portes de la ville.

Au loin, il aperçut Tig posé sur un banc en train de fumer. * Putain tu veux rire, il me fait venir à pas d’heure en dehors de notre territoire et il fume, ah bah ça à l’air super urgent, et hyper grave ouais ! Il se fout de moi sérieux ! * Il s’approcha en ralentissant puis il mit pied à terre et éteint le moteur et les phares, les lumières de lampadaire et de la demi-lune suffisaient amplement et éviterait qu’on les repère plus facilement. Ce n’est que Quand Alex lui montra les cadavres que Jax comprit la situation, là il s’approchait de lui pour l’engueuler avec une légère crainte que ce rendez vous soit en fait un guet apens pour le tuer. En effet il était le dernier au courant de la connerie du sergent à priori, à part peut-être Duncan qui était proche de Clay à l’époque des faits. Il pourrait faire ça pour se couvrir, et aussi sur ordre du nouveau président, en plus les flics venaient de découvrir une de leur planque, ils avaient été vendus, Jax n’y était évidement pour rien, mais vu ce qui s’était passé avec Opie le blondinet avec de quoi douter. Enfin bref, il n’avait aucune confiance et il avait déjà sortit un de ses pistolet de son étui le tenant dans la main prêt à mettre une balle dans la tête de Tig, mais quand il comprit il rengaina et se calma un peu, il fallait voir à quel point il avait confiance, en même temps il savait aussi que le buter n’était pas si simple, il était VP, fils de John et Gemma ne laisserait pas son fils crever sans tout savoir sur sa mort, donc fallait trouver une explication crédible.


« Putain, il c’est passé quoi ?! »

Jax s’approcha des deux corps, il n’avait pas encore vu dans la pénombre qu’il s’agissait de deux gamins, mais quand il aperçut leur visage, il eut un reflexe, celui de soupirer et de regarder Tig d’un œil noir avant de lui dire.

« Merde, c’est que des gosses mec, t’aurais pas pu faire autrement ? Tu déconnes putain. »

Il s’accroupi à coté du premier pour voir s’il portait des traces d’appartenance à un gang, et si oui lequel, en effet cette connerie pourrait faire merder quelques alliances ou encore foutre un beau bordel à Charming si on venait à apprendre qu’un membre de Samcro avait buté une nouvelle recrue, car même si ces gosses sont en générale de la chair à canon, les boss n’aiment pas quand ils meurent pour rien. En l’occurrence, il ne vit rien, mais si c’était des sortes de prospect, ils pouvaient très bien ne pas avoir de tatouages et d’après leur couleur de peau, bien noire, c’était des Niners et certainement pas des Mayans, il fallait donc faire disparaître les corps, les mecs s’ils l’apprenaient soupçonneraient d’abord les autres gang, pas les Sons le risque était donc limité tant que les flics ne débarquaient pas avant qu’ils aient trouvé une solution. Même eux se tourneraient d’abord vers les gangsters de la ville plutôt que vers le Mc d’une petite bourgade des environs, car à Oakland, ça n’était pas les tueurs qui manquaient. Quelque part Jax fut soulagé, l’un des types était armé, donc c’était de la légitime défense, putain de merde, quand même c’étaient des gosses, mais bon, ils avaient qu’à pas faire les cons aussi, on se frotte pas à Tig sans qu’il vous rende la monnaie de votre pièce. Donc ouais, notre blondinet comprenait, ça le faisait chier, mais il pouvait même pas vraiment l’engueuler pour ce geste, bien sûr il aurait préféré que le sergent réfléchisse un peu avant d’agir, mais si c’était pour qu’il se prenne une balle et se vide de son sang à coté du Lac Meritt, il avait bien fait de tirer en premier, les deux ados n’avaient qu’à pas chercher la merde, on a que ce qu’on mérite.

« Tu fais chier, t’aurais pas pu régler ça tout seul ? Je t’ai connu plus débrouillard ! »

Le Lac Meritt, c’était la solution, le seul souci, c’est qu’il fallait trouver un lest pour faire oublier les corps au moins un temps. Putain ce lac devait être truffé de cadavres en décomposition, interdit à la baignade hein ! Ben tu m’étonnes, ça n’était pas le charnier des Sons, eux ils préféraient le désert, mais la Mafia, les Gangs, un vrai cimetière le truc, super dégeu quand on y pense. Les flics retrouvaient régulièrement des gens ici, cela dit, en générale ceux qui remontaient enfin étaient là depuis tellement longtemps que ça n’aboutissait à rien dans plus de cinquante pourcent des cas.

« Va me chercher des pierres ou je sais pas quoi, faut les lester, on va les foutre dans l’eau… »

Jax regarda les papiers des deux types, putain de merde, l’un des deux avait juste 16 piges, ils sont sérieux ?! C’est vraiment n’importe quoi, t’es un ado de merde et tu te trimbale avec d’autres ado un peu plus vieux et armés, putain fallait vraiment être con pour se laisser embrigader dans tout ça, après tout ça faisait deux futurs connards dangereux de moins sur terre, il restait toujours Tig comme connard dangereux, mais lui, fallait croire qu’il était à moitié immortel après tout ce qu’il avait fait il était toujours là, tranquillos, mais quoi qu’il en soit, Jax ne lui tenait pas rigueur de ce dernier geste, une connerie certes, mais bon, fallait bien se défendre, il n’allait pas non plus le féliciter, mais le fait est que le sergent avait fait des trucs bien plus grave aux yeux du blondinet, tuer Donna était un truc qui lui restait vraiment en travers de la gorge, et ça il était pas prêt de lui pardonner. Mais là encore ce taré n’était pas entièrement responsable, l’ordre venait de Clay et Clay était mort, fallait-il que le VP bute Alex pour remettre les compteurs à zéro ? Il ne pensait pas que cela soit nécessaire et n’avait aucune envie de buter le sergent, car même s’il était loin de l’aimer et que souvent ça pétait entre eux, il savait qu’il faisait partie du club, qu’il lui était fidèle et avait rendu pas mal de service, tout ça pour dire que oui, le blondinet avait du mal à encaisser certaines choses, mais il n’était pas comme Tig et n’allait pas le devenir, donc hors de question de lui faire la peau, malgré le fait que ça aurait été ce soir le moment ou jamais.
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Alexander Trager

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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)   Ven 8 Oct - 0:47

Des fois il y a des situations qui sont plus merdiques que d'autre et on ne s'en rend pas forcement compte sur le moment. On prend la chose à la rigolade, ça nous fait rire, on tente de dédramatiser la chose pour se voiler la face, tenter de paraitre plus fort. Se dire que ce n'est pas grave, que ça va s'arranger. T'as déjà tenté de dire à une gonzesse poignardée que tout aller s'arranger, qu'elle allait s'en sortir alors que tu sais pertinemment qu'au fond de toi non, rien n'y fait. Elle ne s'en sortira jamais. Que sa fin elle est là devant elle. Ma situation est presque semblable à celle-là. Je me dis que tout va vite revenir en ordre, que ce n'est pas grave, qu'on a juste à se débarrasser des corps et basta, on oublie tous, l'affaire est bouclée et on en parle plus. Mais j'ai quand même cette responsabilité. J'ai tué deux gosses. Putain, mais merde, à se demander ce que j'ai foutu, quelle connerie m'est encore passé par la tête pour que je fasse une chose pareille. Autant te dire que là j'écoute à peine ce que me dit Jax. Je le vois bouger, s'énerver, je le sens qu'il a envi de me fracasser la gueule, mais qu'il le fasse, je ne me défendrais pas de toute manière. Pas après ça. Ce qui c'est passé, mais il est con ou quoi ? Il a la réponse devant les yeux. Elle est là. Je n'aurais pas tué ses gamins pour le plaisir de buter quelqu'un. Je ne suis pas non plus un monstre psychopathe sans cœur. Bon presque, mais ce n'est pas le problème. Je me passe une main dans la cheveux, je détourne enfin le regard. C'est le temps de comprendre que oui, j'ai vraiment chier dans la colle. Là, je suis allé trop loin. Vraiment, trop loin. Je commence à peine à comprendre ce qu'il se passe. Je commence à piétiner sur place, à me ronger les ongles, à m'énerver. Je l'écoute. Mais à l'écouter, merde ce n'est pas lui qu'a fait la connerie. Me connaitre plus débrouillard ? Il se fous de ma gueule ou quoi ?

Sur le moment je n'ai qu'une envie, m'approcher de lui, l'attraper, le secouer, lui mettre la vérité en face des yeux. Lui faire comprendre la situation. Je ne lui demande pas son avis. Je suis dans la merde, je lui demande son aide. Point à la ligne, ça s'arrête là. Les foutre dans la flotte, s'en est une bonne solution, mais après on fait quoi ? Moi j'aimerais bien lui trouver des cailloux ou des conneries comme ça, mais ici. La bonne blague. C'est qu'il en faut un sacré paquet de cailloux pour faire couler un corps, il est au courant ? Oui, pour une fois, je panique. Et alors, c'est mon problème. Et puis merde, je n'ai même pas les yeux en face des troues. Je titube un peu, sur le côté, je suis obligé de me tenir à quelque chose pour ne pas tomber comme une grosse merde. J'ai la gerbe. Une bouteille, ça en fait quand même du gramme dans le sang. Je suis perdu je dois bien l'avouer. Je soupire un coup, me rendant compte que ma main et encore plantée dans mes cheveux et que moi, je n'ai pas bougé. Je regarde Jax accroupit près des corps, je ne réagis pas pour le moment. Je n'ai pas bougé d'un centimètre, tentant de trouver une solution alors qu'il vient de m'en donner une. Je regarde un peu autour de moi, des cailloux, des cailloux, il est bien drôle le blond quand il s'y met. Si je m'écouterais je lui exploserais de rire à la gueule. Mais non, ce n'est pas non plus la bonne solution. Je fais un pas, deux, trois, peut-être quarante, dix ou douze j'en sais rien et franchement je m'en tape. Je fais juste semblant de réfléchir histoire de pas non plus trop le chauffer. Que oui il a cette putain d'envie de me buter, je le sens bien. Allez, on se débarrasse de Tig, le fou de service qui ne fait que des conneries. Pourquoi il ne le fait pas merde. Il n' a pas de couille ? Même half en a plus que lui c'est peu dire. Et puis merde. Qu'il aille se pendre lui aussi.

Je crois que je suis tellement bourré que je ne me rends même pas compte quand je reviens vers lui laissant tomber une bonne grosse pierre trouvée je ne sais trop où. Je sais plus trop ce que je fais, j'ai la tête qui tourne sérieusement. Je sens que je vais faire un dépôt de gerbe. Je dois en trouver combien des comme ça ? J'en sais rien, je sais plus. Je sais même plus ce que je fais là, ni le pourquoi je suis venu ici. Ce n'est même pas mon territoire, je me fais pitié à voir. Oui j'ai pitié de moi, je me trouve pitoyable ce soir. Je vais avoir l'air frais moi demain au boulot, devant tout le monde. Je commence déjà à flipper quant à la réaction de Duncan quand il va apprendre ce que j'ai fait ce soir. Je ne vais pas la jouer fine pour une fois. Je sens que je vais devoir m'écraser comme une vielle merde et le laisse me fracasser la tronche. Je l'aurais bien cherché. Mais quand même. Ca fait chier putain. Je suis trop con quand je m'y mets. Je culpabilise un peu quand même. Mais je ne me l'avoue pas. Comme quand j'ai buté Donna. Je m'en veux encore, mais je fais mine de rien, je trouve ça bien plus simple que de me la jouer homme sensible et dépité. Si je le fais, c'est toute ma réputation qui s'écroule et j'en ai franchement pas envie. Mais qu'est-ce que j'ai fait putain ? Je le regarde à peine quand je lui tourne le dos. Je suis en bonne position là, il peut tirer et ne même pas culpabiliser. Aller, butte moi Jax, t'en meurs d'envie je n'en doute pas une seule seconde ! Fais-le. Je n'ai pas forcement envie de crever, pas tout de suite, pas maintenant, mais autant te dire que pour une fois je pense sérieusement le mériter. Que oui je ne l'aurais pas volé. Franchement, un rendu pour un autre. Les Niners. Putain je suis élu le roi des couillons aujourd'hui. J'ai tué des Niners en pensant que c'était des Mayans. Mais j'ai de la merde à la place des yeux moi ou quoi ? Et puis merde ! Putain, ça arrive à tout le monde de faire une connerie et pas forcément qu'à moi.

« Je ne t'ai pas appelé pour les représailles, mais parce que merde. J'ai besoin de toi pour une fois. Tu crois sérieusement que je suis en état de gérer ça tout seul ? Merde mec j'ai trois grammes dans chaque poche. Le coup il est parti tout seul, je ne savais même pas que c'était des gosses. Tu crois sérieusement que je l'aurais fait sinon ? »

Question débile engendre surement une réponse débile. Je m'attends à un oui. Mais en fait, non, je ne m'attends à rien du tout. La seule chose que je veux c'est rentrer chez moi. Arrêter. Oublier cette soirée de merde. Pourquoi je suis là ? Je crois que ça me revient. J'étais venu ici chercher de la came. Encore pour changer. Je suis un malade, un type violent surmonté d'un toxico et alcoolique de surcroit. Elle est belle la mentalité. Résultat des course, je picole, je viens chercher de la merde et je fais des conneries. Ma mère me disait toujours « qu'est-ce qu'on va faire de toi ? » Regardes t'as la réponse en face de toi ! Tu l'aimes ton fils n'est-ce pas. Je me fais vraiment honte moi des fois. Je fouille dans ma poche et ressors un sachet de champot'. Tout ça pour quelques minables champignons. Et moi, je rigole. Je pensais que je culpabiliserais un peu. Certes, un peu. Mais là je suis surtout bourré et inapte à me rendre compte de ce que je viens de faire. Je vais finalement chercher une deuxième pierre, pour la ramener au VP. Je soupire en m'effondrant à deux mètres des deux corps, la tête penchée en avant, laissant évacuer la vodka qui, finalement, a décidé de ressortir par le mauvais troue. C'est dégueulasse. Je me gerberais presque dessus. Et moi, je me marre. Je suis vraiment trop con. J'oublie vite, je sais. Mais putain t'as pas encore compris qu'entre ce que je dis et pense la marge elle est immense ? Je relève la tête, tournant un peu sur moi-même, cherchant le blondinet. J'aimerais surtout voir son expression et savoir ce qu'il a derrière la tête. Tiens, il m'a toujours pas buté, il doit se rendre compte que je ne suis peut-être pas si inutiles que ça. Ca reste à voir. Je soupire, encore, tentant de me relever, en vain. Je reste assis, lui tournant le dos. Je n'ai pas envie de chercher les emmerdes avec lui ce soir. Ca fait un baille que la tarte elle lui pend au nez, je n'aime pas ses manières de faire, je sens qu'il va nous claquer entre les doigts un jour celui-là. Mais je ne dis rien. Ce soir si je lui fous une patate, c'est moi qui vais encore prendre. Mais putain ce n'est pas l'envie qui m'en manque. Ca lui remettra peut-être les idées en places qui sait.

« Tu sais Jax, c'est toujours cool de savoir qu'on peut compter sur toi. Clay aurait fait la même chose pour moi. T'aurais pas été mauvais en président finalement. Si t'étais pas si sensible quelques fois. Mais merde, tu nous joues quoi bordel ? A toujours vouloir tous résoudre par la gentillesse, sans sang et avec des gants. Reviens sur terre mec. On fait un job dégueulasse, on se doit d'être dégueulasse. C'est comme ca. Aller on se débarrasse de ses merdeux et on s'arrache. »

S'arrache, facile à dire, je ne sais même pas si je suis en état de conduire et de faire quoi que ce soit. Je tente au moins de me relever, pour m'écraser auprès des corps des gamins. L'un d'eux a encore les yeux ouverts, je peux voir mon reflet dans ses pupilles dilatées. La culpabilité me frappe à la gueule, comme un coup violent. Des vielles images auxquelles je n'avais jamais pensé. Des corps, des innocents que j'ai butés, par-ci, par là. Je secoue la tête, tentant de me remettre les idées en place quand ce fut son visage à elle qui s'incrusta dans ma tête. Je cligne des yeux. Une fois, deux, trois, quatre peut-être même cinq. J'en sais rien. Je m'en tape. Je commence à vouloir me débarrasser des corps, mais mes membres ne répondent plus, ni mes mains, ni mes gambes. Je suis comme figé sur place. Je secoue encore la tête. Ce n'est pas moi, ce n'est pas possible, ce ne peut être moi. Des mots qui veulent sortir, des excuses qui m'arracheront la gueule. Je ne dis rien. Non, pourquoi ? Par principe. Pour mon égaux démesuré qui n'a surement pas lieu d'être ? C'est plus fort que moi, je tente de me relever, je me relève et c'est mon poing qui vient s'abattre en plein sur la gueule de Jax. Pourquoi je le fais ? Mais j'en sais rien moi ! Une putain de pulsion de merde !

« Butte moi Jax. C'est ça que tu veux avoues-le. T'en crève d'envie. Tu veux que je te dise quoi ? Que je suis désolé ? Que je m'en veux ? OK ! Tu le sais maintenant. Combien de temps tu vas continuer à me tirer la gueule ? Quand vas-tu te foutre ça dans ton crâne. Je ne l'ai pas fait exprès merde ! »

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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)   Ven 8 Oct - 2:17

C’était don sérieux, Tig venait de buter deux gamins, bon évidement ce taré n’expliqua rien à Jax qui dut donc tirer ses propres conclusions, pas très compliqué cela dit, il n’était pas con au point de les avoir butés comme ça, donc ils avaient dus faire l’erreur de le braquer, quelle mauvaise idée. Ouais ça puait la merde, et pas seulement parce que c’était des jeunes, aussi parce qu’on était sur territoire des gangs, enfin un peu à l’écart de Cross Bones, mais pas si loin et il y avait de grande chance pour que ses deux couillons aient des connexions avec les Niners, pour le coup ça sa sentait très très très mauvais, il fallait prier pour que Laroy ne le sache jamais, si non Tig serait responsable d’une sacrée merde à Charming. Mais on en était pas là. Le blondinet voulait savoir ce qui l’avait amen ici déjà, se serait pas mal…

« Putain mais déjà qu’est que tu fous ici à cette heure-ci aussi ! »

Plus débrouillard ouais, ben quoi, c’est vrai, ce n’est pas le premier corps dont il est chargé de se débarrasser, bon là y’en a deux, mais ça revient au même nan ? Tig avait donc atterrit ici pour on ne sait quelle raison et avait bu une bouteille de vodka et fumer un certain nombre de clopes dont les mégots jonchaient le sol donnant aux flics un beau fichier ADN pour l’enquête. Et il avait attendu tranquillement Jax sans s’occuper des cadavres, sans regarder s’ils appartenaient à un gang, sans regarder leurs papiers sans rien ?! Nan mais il est sérieux ! Puais plus débrouillard merde, le VP avait tout déchiré avec sa scène de crime bidon et on n’était pas obligé d’être à la hauteur de son intellect certes, mais tout de même rester assis sur le banc ?

« Mais putain Tig il t’arrive quoi ! Rester comme ça près des corps, si les flics avaient débarqué tu te rends compte ? »

Ce fut à ce moment là que Jax se rendit compte que le sergent était complètement cramé, non il ne l’avait pas vu avant, quoi, il ne voit pas tout non plus le géni en herbe, et puis jusqu’ici, il était assis ce saligaud de mes deux, comment voulez vous comprendre, cela dit ça expliquait bien des choses dont son attitude. Merde merde ! Mais t’aurais pas pu choisir un autre soir mec, là je vais devoir trouver une solution tout seul et te ramener comme un merde au club… Perspective réjouissante s’il en est, il se leva prêt à aller chercher ses pierres lui-même car Tig n’avait toujours pas bougé d’un pouce, mais le voila qui marche, presque droit… Presque. Yes ! Une grosse pierre un bon point pour Tig malgré le fait qu’en le lâchant aussi près de son VP il avait faillit lui péter le pied. Le jeune homme se garda de toute remarque, le mec était trop près de lui et armé, on sait jamais dans l’état om il était ce qu’il pouvait faire… Peur le blondinet ? Pas du tout, il voulait juste éviter d’avoir à lui péter la gueule ou à lui tirer dessus pour cette connerie, y’avait eut assez de mort aujourd’hui et une bagarre ne ferait qu’augmenter le risque que les flics leur tombent dessus, et ça si lui y pensait il n’était du tout certain que l’autre alcoolique y pense. Il se contant de sauter sur le coté pour éviter le petit rebond et de regarder son sergent d’un œil noir en secouant la tête lèvres pincées en signe de mépris.

« Je sais, j’ai buté Dante, j’aurais aussi probablement pu l’écouter, mais parfois on réagit avant de réfléchir, franchement ça nous mets dans la merde si on retrouve les corps et qu’on sait que c’est nous, mais je ferais en sorte que ça se sache pas, je voudrais juste savoir pourquoi t’es rond comme une queue de pelle alors que t’es à 80km de chez toi… Tu peux pas te bourrer la gueule à Charming ? Les putes sont pas assez bonnes ? »

Lui faire la morale ? Franchement pas le genre de Jax d’une part, d’autre part après ce qu’il avait fait à Dante quelques jours auparavant il n’en avait pas le droit. Tout le monde au club savait ce qui s’tait passé, enfin tout le monde on se comprend, ceux qui avaient besoin de savoir, Duncan, Bobby et Opie bien sur et puis Tig. Le fait est que le bordel avait eut lieu loin de toute et que par chance les flics étaient même pas encore tombé sur les corps, on verrait bien si le VP avait assez bien gérer le théâtre de sa mise en scène, si non il prendrait tout sur le dos s’expliquant pour éviter les noises au club et il ferait de la taule, pour changer, Gemma s’occuperait d’Abel, bref c’est la vie c’est comme ça, fallait parfois assumer ces conneries et là son coup de poker impliquait que si les flics devenaient trop pressant sur le club, il faudrait qu’il leur donne un coupable pour éviter de foutre la merde, mais évidement, pas si facilement que ça, faut pas déconner, déjà parce que la zonzon c’est jamais bien marrant et d’autre part parce que malgré tout le but du club était d’éviter que les siens ne tombent, donc on verrait on en discuterait à Duncan le cas échéant, mais là à ce moment précis on était loin de la scène de crime parfaite, pas de coyotes pour effacer les traces qu’ils pouvaient laisser, pas de joyeux luron pour parfaire la scène et servir d’alibi exécutif, quedal à part ce putain de lac. Heureusement à 3h du mat c’était désert, n’importe quelle autre heure et on aurait retrouvé Tig à Stockton…

C’est à peu près ce moment là que Tig choisit pour gerber juste à coté des corps, mais putain à quoi il pense !! Jax était blasé, cette fois-ci, genre, putain j’essaie de rattraper ta connerie d’effacer tes traces et toi tu gerbe, mais vas y donne des indices aux flics, tu veux y aller hein connard de merde ! Le fait est que là tout de suite, il avait envie de se lever et de le laisser comme une merde se débrouiller avec les flic et les Niners, mais hélas, c’était pas si simple, si le chef du gang venait à savoir d’une manière ou d’une autre ce qui s’était passé et que les soupçons du blondinet était vrais, à savoir que deux noirs ne pouvaient pas ne pas être connu dans leur monde de noirs gangster de merde là, ben c’était pas que Tig qui allait en prendre plein la gueule, ça allait obligatoirement retomber sur le club et même peut-être sur Charming et ça, c’était pas envisageable, donc il était obligé de faire avec un type bourré et deux macchabés, de prendre son mal en patience et de l’aider à gérer la situation.


« Sa va mieux ? T’es vraiment con… tu vas me ramasser ce vomi illico, tu nettoies ça avec ce que tu eux mais tu nettoies et tu ramasses tes mégots… »

Là, Tig se lança dans une grande tirade à laquelle Jax ne comprit qu’un mot sur deux car si le brun avait l’impression d’articuler c’était pas le cas. Il hallucinait là, sérieux, il lui faisait une déclaration d’amour ce con… Le blond éclata de rire il rit un bon bout de temps avant de ce calmer et de dire sur un ton glacial :

« Clay t’aurait buté pour pas niquer son buiz avec les Niners. J’agis autrement parce que mon but c’est pas de faire de la tune mais de sauver ce putain de club. Maintenant ferme ta gueule, et fais ce que je t’ai dit. »

Il n’avait aucun envie d’expliquer à Tig les tenants et les aboutissants de ses décisions, surtout à un Tig totalement bourré ! et puis même s’il ya avait une personne avec qui il devait en parler c’était pas lui, il était incapable de comprendre et d’admettre le bienfondé des objectifs du changement de politique de son VP, il aimait trop faire du mal et tuer des gens, c’était son truc, un bon truc pour le club de Clay, un moins bon pour celui que Jax voulait construire. Mais de toute façon, le drogué de service venant de lui mettre une droite, il comprenait bien que parler n’était pas tellement son truc. Pour la forme, le blondinet lui rendit un crochet du droit, ce qui pouvait faire assez mal vu les bagues qu’il se trimbalait aux doigts, puis rapidement ne laissant pas le temps au brun de riposter, il l’attrapa par les manches alors que le sergent se relançait dans un discours sans queue ni tête…

« Mais tu parles de quoi là ? »

Donna… Jax l’avait comprit tout de suite, il demandait plus parce qu’il était surpris d’entendre ça de la bouche du sergent de Samcro, pas trop son genre à priori. Il reprit d’un ton très énervé, très fort aussi, rugissant à la gueule de Tig pour lui faire reprendre ses esprits et aussi pour calmer ses nerfs parce que là il l’avait mis à rude épreuve et il en rajoutait une couche, et une autre et encore une autre, nan mais franchement c’était pas le moment ni l’endroit pour parler de ça, ça urgeait, à partir de 4h30 5h l’activité allait reprendre, et ils n’étaient pas à l’abri d’une patrouille, fallait se grouiller de finir le boulot et de bouger, hors de question que le VP aille en tôle pour ce con.

« Putain de merde c’est VRAIMENT pas le moment de me faire une crise d’identité là ! Tu te calmes directes et tu fais ce que je t’ai dis avec ta gerbe. MAINTENANT avant que je doive appeler Duncan en renfort, je crois qu’il est avec sa copine en plus ce soir, il va pas du tout aimer ça… Alors bouges toi, sors toi les doigts du cul et EFFACES TES PUTAIN DE TRACES »

Après avoir reprit une couleur normale il reprit plus calmement.

« On se battra après… »

Il prit donc la direction des opérations. Ne prenant pas plus le temps de calmer Tig, il se détourna de lui en espérant que cette remis en place suffirait jusqu’à nouvel ordre, il voulait parler de son crime ? Ok, mais putain pas maintenant ! Il traina le corps du plus âgé des deux celui qui risquait de leur causer le plus de problème dirons nous et il glissa la pierre sous son pull avant de le pousser à l’eau, une vrai boucherie dans la mesure ou le rocher assez gros et lourd, il l’avait roulé tant bien que mal pour le coincer arrachant par la même occasion pas mal de peau au gamin, putain ce qu’il fallait pas faire pour sauver un pote ! Il fit de même avec les second, cool ils coulaient à pic et l’eau trouble du lac ne laissa bientôt plus aucune chance de les retrouver avant un certain temps, longtemps il fallait espérer. Jax réfléchissait, l’arme… Fallait-il l’envoyer par le fond elle aussi ? Nan, en tout cas pas ici, il faudrait s’en débarrasser mais brouiller les pistes, on ne sait jamais, malgré le fait que personne au MC n’utilisait des armes enregistres et que tout le monde limait les numéros de série, ça n’était pas une bonne idée.

« Files moi ton gun »

Il gratouilla la terre à l’endroit ou Tig avait vomi avec la semelle de sa botte pour finir de détruire les indices. Puis il enfourcha sa bécane et n’alluma que le moteur et pas les feux, il valait mieux se faire discret encore un peu de temps, ouais d’accord après le fous rire et tout le bordel, si quelqu’un les observaient ils étaient grillés, mais la nuit malgré les lampadaires et tout ils avaient encire une chance d’être pris pour des Mayans non ? Allé faut être optimiste parfois.

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Alexander Trager

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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)   Sam 9 Oct - 23:45

On se bâtera après. Après, après quand ? Après quoi ? J'ai plus la notion du temps, même sa droite ne me remet pas les idées en place. Il pourrait me secouer, me gueuler dessus, me massacrer que je ne sentirais strictement rien. J'en suis certain. Je ne suis pas en état de comprendre, ni de faire quoi que ce soit. Je ne dis rien, je le laisse se marrer. La culpabilité tu connais connard ? Parait que je ne suis pas si sans cœur finalement, j'ai peut-être des qualités bien cachées qui sait. C'est possible. J'en sais rien, puis je m'en fous complètement. Je le regarde faire, il nettoie mon bordel à ma place. Ca me fait sourire. Il prend soin de nous mine de rien. Je le critique, mais je n'ai rien contre lui franchement, et puis merde, personne n'est parfait. Je suis un peu dans le coltare de toute manière. Je commence à ramasser mes mégots, la gerbe, c'est dégueulasse, je veux bien, mais je vais gerber par-dessus, j'ai déjà des vieux relents. J'y peux rien moi. Et puis merde. Le principal c'est qu'on se barre et qu'on arrive à Charming en entier. C'est top mission pour le coup. Mais c'est ça qu'est drôle. Je soupire, je pense que j'ai un sérieux problème et je commence à peine à m'en rendre compte. Au fond, personne ne me connait et personne ne sait qui sommeille en moi. Je me cache, je passe pour ce que j'ai envie de paraitre, mais entre être et paraître, y'a bien une différence j'en ai bien peur. La raison du pourquoi je viens picoler ici, seul moi la connait et encore. Mais on s'en branle de tout ça. Franchement, rien à foutre. Si je m'écouterais je me serais barré depuis bien longtemps. Je me demande bien ce qui me retient là. L'éclate de buter du Mayans ? Elle est belle ta manière de voir les choses tiens donc. Je fourre tous mes mégots de clope dans ma poche, regardant les corps traînaient par Jax. Pauvres gosses. Putain mais qu'est-ce que j'ai encore fait sans déconner. J'ai un problème et va falloir sérieusement commencer à songer à le résoudre.

Je regarde Jax à nouveaux, passant constamment mon regard de lui à je ne sais trop quoi. Le néant, la calaminé dans laquelle je vis. J'en sais rien. Ma tête tourne constamment, ce n'est que le « plouf » provoquer par deux corps qui coule qui me ramène à la réalité. Je devrais m'en réjouir. J'ai fait une connerie. Mais plus rien à dire, ni à faire, les corps sont partis et moi je suis tranquille. Je vais pouvoir aller me coucher sur mes deux oreilles, oublier, débarquer demain matin au garage. Comme tous les matins je vais sourire en allant donner une bonne claque sur le cul à Half. Comme tous les matins, je vais mater Ima en me disant que cette fille est incroyable. Comme tous les jours je vais critiquer silencieusement le comportement bizarre de Jax. Au fond, ce sera un jour comme les autres. Ma vie reprendra son cours entre mécanique et cruauté. Le jour je répare, le soir, je tue, je torture et je me déchire la tête par la suite. Mais à l'instar de tous les jours je sens que cette soirée restera là, dans ma tête. Cette connerie, j'ignore ce qu'elle va me couter. La vie, ma place au club. Si ça se trouve je vais finir comme cet enfoiré de Kyle. Putain, je lui ai moi-même cramé le dos pour le débarrasser du tatouage. On me rendra la monnaie de ma pièce tu vas me dire. Duncan est comme un frère pour moi. Mais jusqu'où ira-t-il pour sauver l'honneur du club ? Jax n'a pas totalement tord, Clay m'aurait surement buter et laissé pourrir ici. Je me pose tellement de questions d'un coup. L'alcool, la culpabilité, j'en sais rien. Je m'en tape, la situation elle est là et je ne peux faire autrement.

Je suis tellement dans mes pensées que j'entends à peine Jax quand il me demande de lui passer mon flingue. Dans un geste presque nonchalant je le fourre dans sa main. Je ne le regarde même pas dans les yeux. Je n'en ai pas envie, je suis complètement à l'ouest. Le temps de comprendre que j'ai fait une connerie et passé. Maintenant, j'en suis au stade je réagis. Et plus que comprendre, je réalise. Je réalise que je viens de buter deux pauvres gosses. Merde. Un type, n'importe lequel, franchement je m'en fous, je n'aurais même pas appelé Jax. Je l'aurais cramé sur place et point barre, on en parle plus. Mais là putain. Je me passe une main sur le visage, dans la nuque, je soupire tentant de récupérer mes esprits quand j'entends Jax démarrer sa bécane. Il me laisse là. Merci bien pour ton aide mon frère je rentrerais comme je peux. J'enfourche ma custom aussi bien que mal, me disant que j'ai l'habitude, que ça ne changera pas de tous les soirs, c'est titine qui me ramène ce soir. Aller ma grande tu connais le chemin par cœur. J'ai confiance. Je fais comme le VP, je n'allume pas mes phares, je m'en fous, je connais la route et je ne roule pas plein gaz non plus. Je tiens à peine debout, le vent me tient un peu éveillé, mais mes yeux sont très lourds et j'ai franchement du mal, il faut bien le reconnaitre. Les vielles images ne veulent pas quitter mon esprit, je me sens mal, j'ai encore la gerbe. Je tente de rester dans la roue de Jax mais c'est plus fort que moi. Je cligne des yeux, une fois, deux, trois. Je ne sais pas combien de fois je fais ça, ni dans quel but. Surement pour me remettre les idées en place. Pour me dire que c'est fini, que tous est arrangé et que je ne dois pas y repenser. Mais non, un seul visage refuse de quitter mon visage.

Je la connaissais putain. J'allais tuer le meilleur pote de Jax sans même réfléchir. Et j'ai buté sa femme. Assumer le poids de tuer un pote c'est déjà durs, mais sa femme c'est encore pire. J'avais rigolé avec elle le soir même. Elle m'avait payé une bière et moi j'ai fait quoi ? J'ai tiré. De sang froid, sans sourciller. J'ai tiré putain. Comment je pourrais me pardonner une telle chose ? J'en sais rien. Quoi qu'il en soit son visage ne quitte pas mon esprit et me trouble même la vue. Je me rends compte que je perds de la vitesse, je me rends compte que Jax commence à me semer. Mais je n'accélère pas pour autant. On commence à s'écarter du lac, on rentre chez nous. Comme je le disais, demain tous sera oublié. Personne ne sera au courant, cela restera un malheureux souvenir et moi j'irais me terrer dans ma culpabilité de merde et passer mon temps à picoler comme un trou pour me dire que non, finalement, une vie reste une vie, qu'elle à une fin et qu'au final, je tue et alors ? Quelle importance ? Quelle vie de merde putain. Comment je fais pour encore me regarder dans une glace ? J'en sais rien et je m'en branle. Moi je fais ce qu'on me dit de faire, point barre. Ca s'arrête là. Jax merde, attends moi putain, je te perds là. Je suis presque à l'arrêt quand je commence à perdre l'équilibre. Je tente de reprendre mes esprits, je donne un coup d'accélérateur pour me réveiller, me remettre les idées en place. Comme tous les soirs, c'est la bécane qui me ramène. J'ai juste à prendre les virages comme il se doit et j'arrive à bon port. Mais à croire que ce soir je suis bien trop à l'ouest. Un peu largué.

Je ne me rends pas compte que je suis en train de mettre les pleins gaz et que je fonce droit dans un mur. Ca commence comme ça, premier carrefour, je grille le feu rouge manquant de peu de me prendre un camion de pleins fouets et je m'en fous, je continue ma chevauché infernal. Deuxième feu rouge, rien, troisième. Je roule, tentant d'oublier, j'ignore si Jax me suis, j'en sais rien et franchement, je m'en fous. Je ne sais pas à quoi je joue, ni ce que j'espère, mais s'il n'est pas capable de se rendre compte que là je suis en train de me décomposer c'est qu'il est aveugle. J'ai mal, je culpabilise à mort. Essaye de garder un truc à l'intérieur de toi-même. C'est une vraie bombe à retardement. Au bout d'un moment elle explose et ce moment, c'est-ce soir. Plus rien ne compte. Seul moi et ces putains de remords qui me bouffent. Je roule, je veux oublier, je ne veux plus penser. Les yeux rivés sur la route, mais pourtant dans le vague, je continue, je tourne à une intersection, ma roue arrière glisse, je manque de peu de me casser la gueule. Mais au fond, n'est-ce pas ce que je recherche ? Tig, l'invincible, l'homme sans émotions. Le type qui ne ressent rien. Vois si je ne ressens rien putain ! Je suis pleins de remords et je crois que c'est pire que tous. Mes yeux se ferment, l'alcool me trouble la vue, me rends barge, la fatigue, la culpabilité, mélanges tout ça dans un mixeur et tu obtiens mon état d'esprits. Je ne le vois pas arriver et franchement, je n'aurais pas pu, vu que mes yeux sont à moitiés clos. La vitesse ne me réveille plus, je crois que je suis franchement naze. Je crois ? Non, je n'ai plus la force de penser.

Machinalement je fais un écart pour ne pas foncer dans le 4X4 qui vient de je ne sais trop où. Ma roue arrière dérape complètement et cette fois que je ne peux rien faire. Je me laisse tomber, je ne tente rien. Au finale, est-ce que je me rends vraiment compte que je suis en train de me casser la gueule à plus de 80 kilomètres heures ? Ca reste à voir. Je crois que j'ai le cerveau à plat. Je peux juste me sentir glisser sur le bitume, sur combien de mètres ? J'en sais rien. Je finis par lâcher ma moto, fait chier, je vais devoir la réparer, mais je m'en fous. Je peux sentir ma peau bruler dû au frottement, mon pantalon s'arracher, le sang couler le long de ma cuisse. Ca fait un mal de chien, mais je ne réagis pas. La chute et longe, ma tête me fait mal. Si elle se cogne quelque part ? J'en sais rien. Je suis à moitié conscient, à moitié endormis. Mort ? Non, il en faut plus pour me liquider. Bien que, pour le coup je pense que c'est-ce que j'aurais souhaité. Je sais que comme un connard demain je ferais mine de rien. Rigolant comme un con en disant que je me suis lamentablement péter la gueule en faisant le con. Je sais que je trouverais une excuse. Et comme d'habitude, je ferais mine de rien. Sauf que pour une fois, quelqu'un comprendra. Quelqu'un sera au courant de mon état d'esprit. Et surtout, quelqu'un connaitra mes faiblesses. J'ignore si cela le fera changer d'avis sur mon sujet. Et je m'en tamponne d'une force. Je suis à moitié assommé et je ne sais même pas s'il m'a suivi. Surement, oui. On est où ? J'en sais rien. Je tente de me relever, ma jambe me fait mal, putain de merde. Je suis arraché de partout, mon jeans est troué de partout, du sang, je suis sûr qu'on peut même trouver des bouts de chaire sur le bitume. Fait chier ! Le 4X4 a pris la fuite et moi je me sens seul, pour ne pas changer.

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MessageSujet: Re: Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)   Dim 10 Oct - 19:03

Ca n’était pas le moment de faire un bad trip sur toutes les conneries qu’il avait faites, en particulier la pire de toutes : Donna. Intérieurement Jax était hors de lui et s’il n’y avait eut qu’eux en jeu, il lui aurait bien mis une dérouillée histoire de sa faire les nerfs, parce que Tig à la base, c’était Tig, il avait la gâchette facile, c’est pour ça qu’il était le bras droit de Clay avant et de Duncan maintenant, le sergent des armes, le type qui bute les empêcheurs de tourner en rond. Il faisait le sale boulot sans se poser de question, sans hésiter, c’était une bonne chose parfois, et il est très club, très loyal, fidèle, on avait jamais eut vraiment à se plaindre de lui si on omettait sa bourde. Bref on ne pouvait pas le blâmer de faire ce pourquoi il tait le meilleur à savoir tuer, mais là il n’avait clairement pas réfléchit avant d’agir, il avait merdé et en plus il devenait ingérable. Et après l’affaire des Winston, ça semblait devenir une habitude et ça, ça n’était pas bon, ni pour lui ni pour le club. En plus, le meurtre raté d’Opie c’était interne au club, là ça impliquait un autre gang et pas des moindres. Cela dit, le blondinet n’en parlerait à personne, pas son truc d’aller balancer les copains ni au président, ni aux autres et encore moins à l’ennemie, même si en l’occurrence, l’ennemi étaient les Niners avec qui jusqu’ici les relations étaient bonnes, le business tournait et rapportait à tous.

Jax soupira en regardant les deux gosses avant de les envoyer par le fond suivant la première idée qu’il avait eut en arrivant à savoir les faire couler. Pas de corps pas de crime, hein ?! Ben voila, même si ça ne faisait que repousser l’échéance car ils risquaient de refaire surface un jour ou l’autre en se décomposant, n’empêche d’ici là les traces que Tig avait laissé autour de la scène de crime auraient disparues et avec un peu de chance ça ralentirait leur identification et à ce moment là les flics seraient plus sur le dos du club. Enfin bon, pour le coup il n’avait aucune garantie que son plan marcherait, mais il devait faire avec, vu l’était de l’autre taré ça n’était même pas la peine d’envisager plus dans la mesure où il était incapable de l’aider. Putain il avait même essayé de e battre avec lui ?! Nan mais sérieux ! Comment ça le blondinet voulait buter son sergent ? Bon ok il y avait pensé, un bon millier de fois depuis la mort de la femme de son meilleur ami, mais c’était des envies de meurtre comme parfois ça arrivé, t’es énervé, hors de toi, t’as envie de refaire le portrait du type qu’il t’a mis dans cet état, c’est tout. Mais effectivement si c’est ce que Tig voulait ils se mettraient sur la gueule histoire de régler cette affaire, mais pas ce soir, le psycho de service était trop à l’arrache pour que se soit vraiment une satisfaction pour son VP.

Dans ces cas là Jax évite de se poser trop de question, il aide son pote et c’est tout, pas d’état d’âme sur l’âge de ses gamins où la raison de leur disparition, il s’en fout, il sera toujours temps d’en discuter quand Tig aura reprit ses esprits, le fait est que s’il commence à mettre ce bordel en perspective avec ce en quoi il croit, il va gerber et certainement pas arrivé à laisser leur meurtrier marcher et tituber tranquillement en ramassant ses mégots. De toute façon ça l’énerve que deux gosses viennent emmerder les gens, en l’occurrence la mauvaise personne, d’où ils ont un flingue, d’où ils braquent un type bourré, ils voulaient quoi ? On ne le saura jamais et on s’en branle, dix dollars, un paquet de clopes, le respect de leurs paires, ils auront quedal parce qu’ils ont choisi la mauvaise victime, franchement le VP préfère savoir deux blacks sur le carreau que son sergent, ça l’aurait soulé de devoir aller demander des comptes à Laroy, cela dit, si cette histoire lui renvient aux oreilles ça risque de faire encore plus mal. Putain pourvut que ces bouffons disparaissent à jamais de la surface de la terre, ne fassent pas de vague dans leur mort comme ils ont pu en faire dans leur vie.

Ils sont cons, ils sont vraiment trop cons. A jouer avec le feu on se brule, leur parents ne les ont pas avertis ? Ils ont des parents ? Faut espérer que non dans la mesure où si personne ne les cherche, personne ne les trouvera, mais ça c’est tout sauf sur. Mister Teller s’imagine un mère en pleurs, c’est pas juste pour elle, si ça se trouve elle sait même pas ce que son gosse fait le soir, ouais mais bon en même temps si elle est pas capable de le surveiller… Oh et puis merde, toute cette histoire n’est pas arrivée sans raison, chacun ses trots et les deux cadavres ont leur part de responsabilité. Faut pas jouer si on veut pas perdre, eux ils ont joué au plus malin, ils ont perdu, c’est comme ça, comme les braqueurs qui se plaignent de se faire arrêter ou de se prendre des balles de flics dans le cul, ben ouais mec, tu joues, tu gagnes, et puis un jour tu joues et tu perds et tu finis au mieux en prison, au pire sur une table d’autopsie, c’est comme ça, les coups de poker sont pas toujours en faveur de celui qui prend le plus de risque, se serait plutôt le contraire. Quoi tu ne savais pas à quoi tu t’exposais quand t’as signé pour cette vie ? Ben écoutes t’es encore plus con que t’en a l’air. On fait tous un sale boulot, dangereux, comme dit Tig faut être dégelasse, c’est comme ça, jusqu’au jour ou toute cette merde te retombe dessus, le courroux de Dieu ? La blague ouais, nan juste on vit dans un pays avec des lois, si tu les transgresses faut t’attendre à voir débarquer l’arsenal judiciaire un jour où l’autre.

Enfin bref, DONE, le boulot est terminé. Les deux cadavres ont disparu dans les eaux troubles du Lac Merritt. Y’a un lampadaire qui part en vrille, il saute, ça l’énerve, des petits détails comme ça qui vous mettent les nerfs en pelote. Enfin bon, de toute façon, ils vont quitter cet endroit de merde et rentrer chez eux. Le blondinet de service est pas prêt d’oublier cette nuit, vous pouvez le croire, mais il veut retrouver son fils au plus vite, et mettre Tig à l’abri le temps que ce con retrouve ses esprits. La nuit est dégagée, pleine d’étoiles et une demi-lune, pale comme un mort, sauf ces deux là, putains de Niners, vous ne pouvez pas attendre que vos recrues aient des poils ? Ils sont graves ses négros, plus ils sont jeunes plus ils sont cons, sous prétexte de guerre de gang de mes deux, ils embrigadement des gamins dans leur sale trafic, soit disant pour aider les leurs, leur peuple, c’est pas en les mettant sur le terrain à 16 piges qu’ils vont sauvé le monde, putain d’enfoirés de merde, ça se croit plus fort que tout le monde jusqu’à ce que ça tombe sur plus fou qu’eux, sacré sergent. Jax ne savait même plus s’il devait rire ou chialer…

So what? Two riders on the road. Jax part comme il est venu, toujours rien dit à Tig qui n’a pas été foutu de répondre à ses quelques question, tout cela se réglera entre quatre yeux quand il aura reprit ses esprits, une bonne occasion de s’expliquer sur les événements de cette nuit là et sur son erreur passée et toujours pas digérées, ni par le blondinet ni par le sergent. La bonne nouvelle c’est que le taré est quand même capable de conduire, il suit son VP, le laissant prendre un peu d’avance, ce dernier ralentit, pas question de laisser son pote en rade, en arrière, nan, faut rouler, au moins jusqu’à Charming. Soudain ce connard dépasse mister Teller, sans crier gare, il a faillit l’envoyer valser dans le décor, Jax rattrape le coup, se remet droit, et mets les gazes car le brun est parti à fond devant, carrefour, il manque de se prendre un putain de Camion, le blond doit s’arrêter pour pas se le faire puis redémarre, il fonce pour le rattraper, les deux bécanes se valent en vitesse et le VP doit redoubler d’efforts pour pas perdre son homme, putain mais qu’est qu’il fout ce con ? Il gueule pur qu’il s’arrête :


« Tig ! Tig ! Putain de con arrêtes toi ! »

Le vent, la vitesse, il n’entend probablement rien, en tout cas il continue. Putain ! Il est dingue ! Et voici le fameux 4x4, qu’est qu’il fout là lui aussi, en pleine nuit ?! Trop tard pour s’en soucier, Tig vient de se péter la gueule, il glisse irrémédiablement sur le bitume. Ouch, ça va faire mal vu la vitesse, Jax grimace, il espère néanmoins que cette longue glissade épargnera la vie de son sergent. Le brun finit sa course en s’écrasant contre un rocher le long de la route. C’est mauvais… Le blondinet arrive à sa hauteur. Bon il ne pourra même pas lui casser la gueule ce soir. Même pas drôle. Il sort son téléphone et appelles les secours. En attendant l’ambulance, il vérifie que son pite est toujours vivant, il a l’air mal en point, il est tout brulé, sanglant, à vif, mais il à l’air de respirer pour ce qu’il en sait. Bouge putain de con bouges, montres moi que t’es vivant connard de merde, t’as vraiment décidé de me pourrir la soirée hein ! Enfoiré de merde, c’est quoi ton putain de problème, Donna ? Ca y est enfin tu regrette ton geste et tu t’en veux tellement que t’essaye de te foutre en l’air, mais putain pourquoi tu ne fais pas ça tout seul dans ton coin, pourquoi il a fallut que tu m’impliques dans ta connerie !

Jax n’ose même pas toucher Tig, pourtant il a une putain d’envie de lui refaire le portrait, mais vu l’état déplorable dans lequel il est, ça pu, il ne peut même pas lui mettre une claque sans risquer de l’achever. Enfin bref l’ambulance arrive et… Oh putain de merde, mais c’est Kim qui en sort. Si la blondinet était pas en flippe pour la vie de son pote, il se poêlerait. Quel heureux hasard. Quoi ce n’est pas marrant ? Je vous jure que si, il ne l’a pas revue depuis des années, parait qu’elle est passée à la fête l’autre jour, il l’a aperçut vite fait, mais il a passé la nuit à discuter avec Sid et Ope. Bobby les a vus monter tous les deux, mais, pas redescendre. Quoi ? L’ainée des Town se tape le président de Samcro ? Bon ok ce n’est pas tellement le moment d’en discuter, mais bon, tout cela est follement drôle. Enfin bref elle s’approche en la saluant et s’occupe du blessé avec son coéquipier que le blondinet ne connaît pas. Elle lui demande ce qui c’est passé, le VP raconte, enfin évidement il s’en tient à l’accident, pas à l’ensemble de la soirée. Elle vérifie ses signes vitaux, pouls, souffle, réaction des pupilles, elle est hyper calme contrairement à Jax. Après tout ça, elle pose une seule question au brun toujours à terre, elle prend sa main et lui demande s’il l’entend. Faut croire que oui…

Conclusion de la brune, il s’en remettra, quelques cotes cassées de belles brulures, un possible traumatisme crânien mais pas grave à première vue. Maintenant, elle voudrait juste savoir s’il faut les emmener à l’hosto ou non, d’après elle ça n’est pas nécessaire même si le type qu’i l’accompagne dit le contraire, elle lui répond de fermer sa gueule et de rentrer chez lui s’il n’est pas content…


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Je crois que j'ai encore fait une connerie ( PV Jax)

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