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 La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)

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Kim Town
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MessageSujet: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Mar 5 Oct - 23:51

Duncan Mc Gee & Kim Town
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Après leur aventure au club et surtout dans le bureau du président de Samcro, Kim avait eut la peur de sa vie en voyant Duncan se désintéressé d’elle. Grand moment de solitude pour la belle qui après ce qu’elle avait ressentit entre ses bras n’avait aucune envie de le laisser filer. L’oublier était au delà de ses forces, mais malgré son chagrin, elle s’était rhabillée en silence, faire une scène à un président de club DANS son club ? C’était pas trop le genre de la belle, elle respectait leur autorité chez eux, c’est comme ça, et franchement s’abaisser à chialer comme une conasse, disons qu’elle savait que s’il ne voulait pas d’elle ses larmes n’y pourraient rien changer. Elle avait vraiment cru qu’il allait la jeter dehors, mais non, finalement il l’avait invité à le suivre pour voir quelque chose. Quoi ? Elle l’ignorait et si vous voulez savoir le simple fait qu’il l’invite à rester avec lui suffisait amplement à la grande brune. Bref c’est avec plaisir qu’elle accepta de le suivre – au bout du monde ou juste à 200m – après avoir récupéré ses affaires et s’être assurée que sa sœur était bien rentrée.

Elle monta avec souplesse à l’arrière la moto, elle était magnifique, parfaite pour un président, elle ne put s’empêcher de le dire à Duncan d’ailleurs « Jolie Fat Boy en plus, ça ne se refuse pas ! » dit elle sur un ton amusé. Il démarra après avoir poussé la bécane pour que la béquille se relève, mouvement qu’elle accompagna avec dextérité entourant le buste de Duncan d’un bras et posant la main du second sur le réservoir pour éviter de l’écraser à chaque freinage. Ils roulèrent, elle aimait ça, ses cheveux volaient dans le vent du à la vitesse, un grand sourire se dessina sur ses lèvres. Ca faisait une éternité qu’elle n’avait pas roulé à l’arrière d’un cylindrée, il y avait eut son père et quelques Sons du Nouveau Mexique, rien de sexuel, mais là c’était bel et bien son mec devant, enfin rien n’était fait, elle ne savait toujours pas ce qu’il pensait, mais elle aimait à se l’imaginer. Elle se redressa légèrement et ferma les yeux un instant pour sentir l’air frais d’une nuit qui touchait doucement à sa fin sur son visage. Le siège bien moins confortable à l’arrière de la Fat Boy que sur sa Night Rod, ça n’était pas plus un problème que l’endroit où ils allaient. Elle avait vu qu’ils venaient de sortir de la ville, mais elle s’en fichait complètement, elle était en pleine confiance avec lui et même si elle avait hâte de savoir où il l’emmenait, ce qu’il avait de si important à lui montrer, elle n’était pas pressée d’arriver car elle aimait sentir les vibrations du moteur sous ses fesses et la chaleur du corps de Duncan tout contre elle, entre ses jambes remontées sur les reposes pieds arrières assez hauts sur ce genre de bécane.

Ils étaient arrivés, le jeune homme coupa le moteur et la jeune femme resta assise là où elle était, elle enleva juste le casque et, après s’être penchée en avant et avoir accroché le casque au guidon en s’accrochant à Duncan pour ne pas perdre l’équilibre, elle hésité un instant puis elle passa la main sur le crane du jeune homme, commençant par la nuque, elle le caressa tendrement jusqu’à ce qu’il tourne la tête et se mette à lui parler. A sa question, elle répondit un simple « Racontes » bien qu’en réalité, elle n’avait besoin d’aucune excuse pour rester avec lui. Cependant l’histoire qu’il lui raconta ensuite l’interpela. Elle alluma à son tour une clope et se remit à lui gratouiller la nuque tout en fumant et en l’écoutant attentivement. Lorsqu’il eut terminé elle répondit avec un sourire mais un pointe de gravité, si elle était bien renseignée, Duncan aussi avait perdu son père, d’ailleurs les Town étaient invités à l’enterrement, les filles de Sam étaient venues, mais si Duncan était bien le gringalet dont elle se souvenait, il avait bien changé depuis, et ses souvenirs de cette soirée étaient flous, lointains et c’était l’époque où elle en voulait trop aux Sons pour leur parler outre mesure.


« Toi aussi t’es un exilé alors… Casper, moi White Rock… Le fait est que papa m’a jamais vraiment expliqué ce qu’il en était, j’ai su, c’est tout. »

Elle avait maintenant la main posée sur l’épaule de son homme, elle prit une grande inspiration, elle était émue de parler de son père à quelqu’un d’autre qu’à sa sœur, et encore, les deux filles Town n’en parlaient plus tellement maintenant. Quoi qu’il en soit, elle avait dit papa avec un ton qui transpirait tout l’amour qu’elle lui avait porté. Mais elle se souvenait aussi que malgré le fait que les Sons ne parlaient pas du trafic et ne montraient pas les armes aux enfants, elle avait vu, des caisses avec des lettres en cyrillique, un père qui quitte la maison au beau milieu de la nuit et revient deux jours plus tard ou plus, des membres qui débarquent blessés par balle au club du temps où les filles Town passaient tout leur temps au club. Dès qu’elles avaient fini leurs devoirs et en générale c’était vite fait, pour l’ainée parce qu’elle était vive et pour Sid parce qu’elle s’en fichait pas mal. Elles partaient à vélo et allaient retrouver leurs copains barbus et vêtus de cuir, ça avait été l’enfance des deux gamines, alors comprenez qu’elles ne se sentaient pas très proche de leurs petits camarades de classe. Voila comment elle avait comprit peu à peu ce qu’étaient les Sons of Anarchy, pas un simple MC avec des mecs super marrants et de belles motos. Et puis Sam leur avait mir leur premier flingue entre les mains alors que les filles n’avaient pas 8 ans. Pour elles c’était un jeu d’aller tirer sur des bouteilles avec leur père, mais Kim était intelligente, et avait remarqué tous les mecs armés, les messes basses les appels téléphonique qui engendrent des branle-bas de combat…

Mais la question qui vint ensuite mit Kim dans un grand embarras et elle retira sa main de l’épaule de Duncan. Il fallait vraiment qu’elle trouve les réponses à ses questions sur le champ ? IMPOSSIBLE. Et elle n’avait pas tellement envie de tout lui expliquer maintenant, mais elle commençait à comprendre la raison du revirement de situation au club après leur partie de jambe en l’air passionnée. Elle finit donc par répondre après quelques secondes de flottement.
« Je veux juste être avec toi… » Elle réfléchissait à al vitesse de la lumière, ne pas tout foutre en l’air, elle ne voulait pas tout gâcher, mais elle ne voulait pas non plus lui mentir, par contre elle ne pouvait pas tout lui dire, tout lui expliquer. Elle en avait envie, elle commençait des phrases dans sa tête qui allaient dans ce sens, mais elle savait qu’elle n’aurait pas la force d’en discuter avec lui. Elle finit par laisser échapper « Le Club… » Elle ne pouvait pas finir cette phrase, elle continua « J’ai grandit avec les Sons, mais… » Elle ne pouvait pas non plus finir cette phrase, elle réfléchit un instant et finit par dire : « Mais depuis je m’en suis détachée… » Elle ne voulait pas non plus lui faire l’affront de changer de sujet. Elle prit un bouffée sur sa cigarette, la dernière, elle la jeta par terre et prit la tête de Duncan entre ses mains pour déposer un tendre baiser sur son crane rasé puis elle se redressa et dit : « Mon père est mort pour ce club, ma mère a accepté ses tromperies et sa disparition… Pas moi. ». Voila c’était tout ce qu’elle pouvait lui dire pour le moment, elle l’avait dit, il était possible qu’il la fasse maintenant descendre de sa moto et la laisse ici, mais elle n’avait pas le chois, elle devait jouer franc jeu avec lui, savoir ce qu’il en pensait…

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Dernière édition par Kim Town le Ven 8 Oct - 3:04, édité 1 fois
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Duncan McGee
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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Ven 8 Oct - 1:26

Duncan ne l'avait pas emmenée dans ce désert pour la beauté du décor, non. Déjà parce qu'il faisait nuit, bien que le jour commençait à se lever et que le ciel s'éclaircissait doucement. Ensuite parce que c'était un désert et qu'il n'y avait absolument rien à voir à part des cailloux. Il ne l'avait pas non plus fait dans un désir de discrétion ou d'intimité – visiblement chère à la jeune femme – sinon il serait resté enfermé dans ce bureau avec elle où personne ne serait venu les déranger. Non, l'idée qui lui traversa l'esprit fut plus de l'ordre de la symbolique et du sens. La faire venir là où il avait découvert l'existence des Sons et avait su au fond de lui ce qu'il voulait être pour devenir ce qu'il était aujourd'hui était bien un moyen pour en venir à ce qu'elle voulait elle et ce qu'elle souhaitait devenir demain. Kim le suivit sans poser de question, lui faisant apparemment entière confiance et n'ayant pas peur de l'aventure, et sembla même apprécier la balade en moto. La route du garage jusqu'à Sand ne fut pas longue, surtout à la vitesse où le président conduisit, mais le moment fut agréable.

Un moment qui en appelait un autre, bien plus important lorsqu'il arrivèrent enfin au beau milieu du désert. Duncan n'avait réfléchit à rien. Il n'avait rien anticipé et ne savait pas encore comment il amènerait les choses au moment où il coupa le contact de la Fat Boy. Improviser. Derrière lui , le Son sentait la main de Kim passer sur sa nuque et cette attention l'incita rapidement à lancer les choses en lui racontant l'histoire qu'avait ce lieu pour lui et cette fameuse nuit où, gamin, son père l'y avait emmené pour tout lui expliquer et provoquer une véritable révélation chez lui. Voilà les choses introduites. Avant de se lancer dans le sujet principal en lui-même, Duncan avait besoin de fumer. Un cigare, quelques bouffées le temps que Kim lui explique qu'elle venait également d'ailleurs et que son père, Sam Town, ne lui avait jamais vraiment expliqué les choses, qu'elle avait découverte d'elle-même. C'était une fille. C'était différent. Néanmoins le président ne rebondit pas sur ces mots. Non, il était déjà trop dans ceux qu'il se préparer à formuler.

Finalement, après quelques secondes qui lui furent bénéfiques à lui, pour trouver ces mots, et à Kim pour passer l'émoi qui avait ressentit chez elle, derrière lui, traduit par sa main posée sur son épaule, Duncan finit par en venir à ce qui avait motivé cette escapade. Ces mots étaient sans ambigüité et ne laissait aucun doute sur le fait qu'il attendait que la jeune femme lui dise maintenant, ce qu'elle souhait être pour lui. Sa réponse non plus... La première esquisse lui répondant qu'elle voulait simplement être avec lui ne lui convint évidemment pas. Elle l'était. Pour le moment... « Ça ne répond pas à cette question... » lui glissa-t-il sans détourner la tête tournée sur le côté vers elle. Elle allait y répondre. La phrase morcelée qui ne lui parla pas plus amena enfin des mots plus concrets et clairs. Limpides même. Kim parla de son père et des choses qu'avaient pu accepter sa mère, qu'elle, elle ne pourrait pas. Et Duncan ne mit pas longtemps à comprendre le message...

Son père était un Son, et elle ne pouvait pas être la femme d'un Son comme l'avait été sa mère. Loud and Clear. Au moins il été fixé. Le président aurait pu retirer son blouson pour lui faire comprendre par ce geste qu'il voulait qu'elle voit l'homme, pas le Son, et qu'il parlait de lui avant tout, surtout avant le club. Mais c'était inutile... Duncan était le président de Sam Cro. Le MC faisait partit de lui et l'épouser lui, c'était épouser le club. Et vice-versa. L'homme aurait également pu se défendre de ne pas être Sam Town. Tromperies? Pas lui. Jamais. Disparition? L'enfoiré qui pourrait le supprimer n'était pas encore né. Mais là aussi c'était inutile... Son message était passé cinq sur cinq et Duncan n'y reviendrait pas. Elle avait choisit, et désormais le président savait à quoi s'en tenir. Il n'insisterait pas et toutes ces hypothèses, ces imaginations et ces voeux venaient de partir en fumée avec ces mots. Allez savoir pourquoi elle avait eu ce geste dans le bureau plus tôt dans la soirée si elle se comportait au final comme une fille de passage. Ce devait une sorte de névrosée féministe, ou un truc de ce genre...

Peu importe. Duncan en avait finit avec elle. Ou du moins, il en avait finit avec ces doutes et ces perspectives de la voir comme une potentielle old lady. Oui, elle ne serait qu'une poule. N'en déplaise à son idée de ne pas être vue comme ça. Si elle ne voulait pas concevoir l'idée d'être la femme d'un Son, alors c'est ce qu'elle pouvait être au maximum. Il la raccompagnerait tout à l'heure. Peut-être même qu'ils se reverraient et qu'ils baiseraient encore ensemble. Ça avait été pas mal, c'st vrai. Mais en ce qui concernait l'idée d'en faire une régulière ou une officielle, Kim lui avait donné une réponse claire et nette qui traçait un trait définitif là-dessus. « Bien... » finit-il par répondre simplement après quelques instants passés, froidement, détournant enfin la tête pour reperdre son regard droit devant lui sur le désert. Pas besoin d'en dire plus. L'affaire était clause. Rien à faire du traumatisme de son père et de l'image qu'elle pouvait avoir d'un Son. Duncan savait qui il était, et si elle n'était pas capable d'essayer de considérer que tous n'étaient pas comme ça et qu'une histoire était différente, elle n'avait qu'à aller faire une thérapie ou se trouver un gentil petit PD de sa branche de métier, qu'il ne connaissait même pas au passage...

Il n'en avait pas besoin au final. Il se rappellerait de son prénom, pour l'effet angélique et au final complètement faux qu'elle lui avait provoqué, de son nom pour l'histoire du club, mais n'avait pas besoin d'en savoir plus sur une fille avec qui il baisait sans horizon de futur. Pour autant, ça ne les empêchait pas de passer une bonne fin de nuit, ou de matinée plutôt. Celle-ci avait été bonne jusque là alors autant qu'elle continue, sans lendemain. A l'image de ces idées et de son esprit, le paysage devenait de plus en plus éclairé par la disparition de la lune et ils allaient de toute évidence avoir le droit à un joli spectacle. Après cela, ils pourraient tranquillement rentrer à Charming et se quitter.

« Le soleil va bientôt se lever... » glissa-t-il le regard fixé devant lui, toujours penché sur son guidon.

Un lever de soleil. Voilà bien longtemps que Duncan n'avait pas pris le temps d'en regarder un. Et encore moins avec une femme. Pas depuis qu'il était ici dans le club originel en tout cas. Certainement pas lorsqu'il était sous les verrous non plus. En fait, la dernière fois où il devait avoir assisté à cela, ce devait être avec son ancienne petite amie. Les choses étaient bien différentes. Quoi que pas tant que ça. A l'époque il croyait aussi pouvoir en faire sa femme et voyait l'avenir avec elle... A tord. Le destin en avait décidé autrement. Elle au moins avait le mérite de ne pas avoir décidée de celui-ci et choisit que Duncan démolisse un pauvre type sous ces yeux pour partir pour deux ans. Au fond c'était sans doute la morale de sa vie et de ces relations. Les lendemains, le Son était condamné à les voir en direct et de ne pas pouvoir empêcher ce soleil de se lever pour stopper brutalement les choses sous ces yeux.

C'est donc assis sur sa Fat Boy, fumant son cigare la tête plongée dans ces pensées que Duncan attendait ce lever de soleil avec Kim... Elle serait sans doute contente du spectacle et des derniers moments de cette belle nuit blanche. La journée de main serait difficile. Non pas seulement parce que le président n'aurait aucune seconde de sommeil dans les jambes mais parce qu'il aurait les pieds bien lourds sur terre après ça. Mieux ne valait pas qu'il croise un Mayan ou un un Nord, parce qu'il ne serait certainement pas d'humeur. Mais ça Duncan n'y pensait pas pour le moment. Il était juste là... A attendre que le soleil point le bout de son nez, évadé dans un nuage de fumée et de pensées. De retour à Charming, plus rien n'aurait d'importance et les affaires reprendraient comme la veille, et le lendemain.

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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Ven 8 Oct - 3:29

Spoiler:
 

Kim aimait la vitesse, vraiment, elle n’avait pas peur, elle n’avait pas peur de mourir de toute façon, surtout dans les bras de Duncan, mais quoi qu’il en soit, elle envisageait la mort comme une fatalité, pas un truc à rechercher, mais juste à provoquer de temps en temps pour rester libre, et surtout comme une chose à ne pas craindre, une sorte de malédiction qui n’arrivait que si on y croyait, et qui de toute façon, pouvait venir d’un seconde à l’autre, dans un accident de moto bien sur, mais aussi en traversant la rue, alors à quoi bon flipper, à quoi bon même y penser ? La vie est une maladie mortelle incurable par conséquent profiter de chaque instant, Carpe Diem c’était la seule chose qu’on pouvait se permettre d’espérer, l’immortalité n’était donné à personne surtout à une athée convaincue comme elle. Ivre de vitesse, de l’odeur de Duncan et des vibrations de la moto elle souriait donc, paisible, apaisée même, elle avait trouvé l’homme capable de la combler à tout point de vue, comment pourrait-elle plus heureuse ? Bien sûr c’était un Sons, bien sûr cela impliquait certains changements de sa part, pas à lui à elle, qu’elle fasse la paix avec le club, qu’elle pardonne intérieurement la mort de son père et qu’elle lui demande son autorisation pour annuler sa promesse… Bon évidement il n’allait pas lui répondre, mais dans quelques mois elle saurait si elle pouvait se permettre d’oublier ce serment qui était nul et non avenu dans le cas où Duncan la rendait heureuse. Nan ? Jamais si simple pour elle de briser sa parole donnée, mais parfois, il fallait savoir être un égoïste et oublier les engagements pris avec un mort pour vivre soi même.

La belle adorait le désert, elle ne savait pas trop pourquoi, mais le silence, les paysages arides, ça la calmait, elle qui était toujours à 200 à l’heure dans sa tête, ça lui faisait du bien un peu de rien calme et serein. Du cou elle était très contente que Duncan l’ait emmené ici et avant qu’il n’ouvre la bouche elle trouvait ça très romantique d’aller voir le lever de soleil avec elle dans la pampa. Elle ça lui plaisait de regarder les cailloux, et le sable, ça lui rappelait une question, l’homme face à l’absurde… Ou plutôt face au néant, et aussi face à la nature sauvage, dans le désert on pouvait trouver des réponses à toutes ses questions et aussi ne penser à rien. Quoi qu’il en soit, elle était bien là avec lui à regarder la lumière s’élever peu à peu à l’horizon, comme un bandeau pale chassant peu à peu les étoiles et l’ombre qui les entouraient. Elle aimait la fraicheur de cette heure qui lui faisait rosir les joues, elle ferma un instant les yeux pour mieux sentir le vent. Les couleurs que prenaient le ciel alors étaient magiques, du rose, des dégradés de bleu, pas une nuage à l’horizon si ce n’est celui qui se profilait entre les question de Duncan et les réponses de la grande brune.

Kim retira la main de la nuque de Duncan, un truc venait de se passer, elle ne savait pas trop quoi, mais ce qu’elle venait de dire ne lui avait pas plut tout. Elle réfléchit à ces paroles, effectivement elle n’avait pas répondu en détail, mais elle avait été claire non ? On ne pouvait pas savoir ce que cela donnerait, il y a une différence entre s’envoyer en l’air avec quelqu’un et faire sa vie avec, Kim était bien placé pour le savoir étant une chieuse finie, fallait pas précipiter les choses, fallait juste tenter, parce que c’était tout ce qu’on pouvait faire dans une premier temps, essayer, faire de son mieux en restant soi même et voir si les humeurs étaient aussi compatibles que les corps. Mais si elle avait su en quels termes il pensait à elle à cet instant elle se serait barrée à travers les cailloux après lui avoir balancé une de ses godasses fétiches à travers la tronche. Heureusement pour lui elle ne pouvait pas savoir, mais elle avait tout de même sentit l’atmosphère se détériorer.

Effectivement, il aurait peut-être du enlever son blouson, s’il lui avait demandé tout simplement ce qu’elle voulait être pour lui elle aurait répondit, bien sûr, sans hésitation et sans compromis, mais il avait lui-même impliqué le club dans cette relation et c’était différent, elle était la fille d’un Sons, mais pas capable de prendre en main certains aspect du club, pas envie de se mêler de tout ça, juste envie d’être la femme d’un mec qui a effectivement pas mal de potes, ça aucun souci, même si c’était pas prévu que le mec en question soit un Son… Mais ça n’tait pas ce qu’il avait demandé si ? Il avait prit ça pour un non ? Quoi ? C’était tout l’inverse ! C’était exactement le contraire qu’elle avait voulut dire, bien sur qu’elle voulait rester avec lui, être à lui-même, même si elle n’appartenait à personne elle voulait bien lui appartenir, à lui. Mais nan le sens de sa phrase c’était pas je ne veux pas être la femme d’un Sons, c’est je veux être avec toi mais dans la fidélité et la franchise, et qut tu fasses gaffe à ton petit cul si non c’est moi qui crève putain ! Pas comme ma mère qui n’a eut que tromperies et mensonges. Alors elle sentit le vent passer, le froid l’envahir, elle eut même un frisson et ça n’était pas parce qu’elle avait froid, juste que l’absence de réponse de Duncan était un déchirement. Quand à son « Bien »… Wow, sans même un regard rien ? Elle se ralluma une clope en tremblant et avec une voix qui se voulait sûr d’elle et un peu colérique, mais qui ne l’était plus du tout, elle dit
« Bien, quoi ? »

Elle avait envie de pleurer mais encore une fois se refusait à lui faire ce plaisir. Par contre ce putain de lever de soleil elle en avait rien à foutre mais alors rien à branler de chez rien à branler, elle avait beau chercher elle ne trouvait pas de solution pour rattraper une connerie qu’elle ne comprenait pas vraiment au fond. « Hum » répondit elle, son cœur battait à cent à l’heure, elle avait merdé et elle n’avait certainement pas voulut ça, et elle n’avait aucune idée de comment rattraper le coup. Se rendait-il compte qu’avec n’importe qui d’autre elle serait descendu de la moto l’aurait insulté un peu et se serait barré quitte à rentrer à pied ? Clairement pas, mais oui croyez moi elle l’aurait fait elle serait rentrée avec ces godasses dans la main aurait tenté probablement d’arrêter les voiture sur la route, aurait peut-être appelé sa sœur, quoi que marché un peu parfois ça fait du bien. Bref elle se serait pas resté une minute de plus avec un type qui lui répondait aussi froidement. Mais là non elle restait, elle restait parce qu’elle savait au fond exactement ce qu’elle voulait et qu’elle avait trop envie qu’il en soit de même pour lui. Quitte à s’écraser, là tout de suite elle y pensait, clairement elle n’avait pas envie de tout foirer, elle avait envie que ça marche, après elle ne pouvait pas devenir quelqu’un d’autre, il voulait quoi putain ! Il voulait qu’elle dise ok à l’adultère ? Mais nan merde ! Quand au reste elle s’en foutait, elle n’avait pas peur quand elle était avec lui, enfin là tout de suite si, mais avant nan, elle était juste bien, et c’tait tout ce qui comptait non ? Peut importait les risques que cela comportait, l’amour comporte toujours des risques.

Putain mais ce mec allait la rendre chèvre sérieux. Il allait la rendre dingue, elle avait pas besoin qu’on la fasse passer par des hauts super hauts et des bas carrément abyssaux, c’était déjà en elle la maniaco-dépression, et lui il en rajoutait une couche. Elle eut soudainement envie de gerber, pourtant elle n’avait pas beaucoup bu, une bière et encore d’après ses souvenirs elle ne l’avait même pas terminée trop occupée qu’elle était avec lui. Elle sentit une pointe, coté droit, elle fut rassurée… Putain mais ça faisait un mal de chien ! Elle devait avoir arrêté de respirer trop longtemps, elle essaya de se remettre de ça avec de grandes inspirations mais ça ne passait pas.
« Excuse-moi » Elle descendit de la moto et enleva ses chaussures parce que marcher dans le désert avec des talons aiguilles ce n’est juste pas possible elle les laissa là dans le sable et elle s’éloigna de la moto en se tenant les côtes. Voila c’était physique, il venait de lui briser le cœur, en l’occurrence ça n’était pas le cœur où elle avait mal enfin fallait espérer, mais la douleur qu’elle avait ressentit mentalement au début c’était mue en un truc physique qui ne la lâchait pas malgré le fait qu’elle avait recommencé à respirer et tout bien, lentement, grandes bouffées d’air frais, plus elle respirait profondément plus ça lui faisait mal. Elle s’agenouilla dans le sable dos à la moto une main sous son sein là ou la douleur la lançait en serrant les dents, l’autre par terre. Comme si c’était le moment de faire un malaise putain sérieusement ? Fallait régler ce problème avec lui là, pas foncer à l’hosto. Enfin ça commençait à passer… C’était genre un poing de coté, un truc chelou, ça lui arrivait rarement, que quand elle était hors d’elle, pas de quoi s’alarmer, mais celui là avait été particulièrement violent et n’arrivait pas vraiment au bon moment.

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Duncan McGee
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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Ven 8 Oct - 15:35

Game... Set... Match... Over. Duncan avait perdu. Et il détestait perdre... Viscéralement. Qu'est-ce qu'il avait perdu au juste? Des espoirs, des voeux... Fantasmes... Illusions... Conneries! Sa faute. Pas celle de Kim. L'homme l'avait vu trop bien, trop grande, trop forte... Trop vite. Ça oui, ils avaient passé un sacré moment dans ce bureau. Une baise mémorable. Et après quoi? Il lui avait tendu une main, dans laquelle elle avait littéralement crachée. Putain de délire de protection affirmant qu'elle n'était pas une poule... Putain de gars qui lui disaient toujours d'essayer de se chercher une officielle... Fuck ça! Le président avait vu en Kim celle qui serait capable d'être cette femme, dès la première fois où son regard azur s'était posé sur elle. Et ces impressions s'étaient confirmées ce soir en la rencontrant et en commençant à en apprendre sur elle. Jusqu'à ce qu'ils arrivent ici. Le Son venait de tomber de haut. Duncan n'aimait pas tourner autour du pot et savoir ce qu'il en était, être fixé pour savoir à quoi s'attendre et éviter les mauvaises surprises. Sauf que même en forçant la vérité, les mauvaises surprises arrivaient. C'était le cas ce matin, dans ce désert.

Visiblement, elle avait un sacré soucis avec les hommes. Les Sons du moins. Et si à son âge elle n'était pas capable de faire la part des choses et de régler un traumatisme de gamine devant l'exemple de ces parents, son père du moins, de ce qu'il en avait compris, c'était inquiétant. Il ne lui offrait pas la même vie que sa mère. Il lui offrait lui. Simplement. Ce qu'il était. En l'occurrence ni un salopard qui irait trompé une femme avec qui il était engagé et installé solidement et certainement pas une condamné avec une épée de damoclès au dessus de la tête. Il ne lui offrait pas le club ou la place de première lady, il lui offrait ce qu'il était lui avant tout. Si elle ne voulait pas le voir, et bien qu'elle trace sa putain de route et reste dans ces idées. Duncan n'allait pas lui courir après et faire des pieds et des mains pour se vendre, certainement pas. Le jour où elle serait décidée à envisager la possibilité que tout le monde, tous les Sons du moins, n'étaient pas Sam Town, elle reviendrait se pointer devant lui. En attendant, il en avait assez entendu. Done!

Au moins les choses étaient claires, nettes et précises. Il valait mieux ça plutôt qu'ils envisagent vraiment de se mettre ensemble et qu'elle ne lui prenne la tête de jalousie tous les trois quatre matins en imaginant qu'il se tapait n'importe quelle poule au premier road trip venu ou encore qu'elle lui fasse la morale sur les dangers de ces activités avec le MC. Duncan n'avait pas besoin de ça non plus. Sa réponse avait été on ne peut plus limpide et n'impliquait même pas d'essayer. Parfait. Ou plutôt non, pas parfait. Juste « bien », comme il lui avait simplement répondu. Bien quoi? Non mais elle croyait vraiment qu'il allait renchérir là-dessus et continuer à lui faire des courbettes alors qu'elle venait de l'envoyer promener lui et la faucheuse qu'il avait dans le dos? Non, là elle rêvait. Duncan avait mit quelque chose sur la table qu'elle avait repoussée devant lui et il ne l'avancerait plus. Terminé. Finis. L'homme avait suffisamment pris sur lui pour lancer le sujet et laisser entrevoir qu'il voulait aller plus loin que cette nuit et avait été suffisamment humilié et heurté par la chute de ces voeux pour continuer à jouer le clown.

Putain mais qu'est-ce qu'elle voulait qu'il lui dise? « Non, je suis un mec bien, je ne te tromperais pas et je te demande juste de me faire confiance... Il ne m'arrivera rien »? Non. Désolé. Ça, si elle n'était pas capable leur donner une chance de le vérifier, il ne continuerait pas de lui en tendre à tue-tête pour se faire rembarrer de la sorte. Il lui avait donné, elle l'avait passée. « Message reçu » lui répondit-il simplement sans lui adresser un nouveau regard qui lui aurait arraché le coeur des entrailles. Cette femme, il l'avait vu plus forte et plus consciente que ça. Duncan avait espéré trouvée en elle celle qui serait capable de le supporter et de l'aimer tel qu'il pouvait être, même dans ces dimensions les plus sombres et délicates. Fatal error. L'affaire était désormais close. Dès lors qu'elle avait été aussi ferme et catégorique dans ces mots. « Pas moi », cela voulait tout dire. Pas elle, non, en effet. Dommage. Ces illusions et ces espoirs finiraient pas disparaître. Ils s'estompaient déjà après ça...

Pour autant, ça ne les empêchait pas de finir cette nuit comme il aurait pu la finir avec n'importe quelle femme, première venue. Le soleil allait se lever et leur offrir un joli spectacle, à défaut d'être romantique parce qu'il n'y avait plus de sentiments là. Tout s'était cassé la gueule avec ces mots et ils ne restaient que deux personnes sur une bécane, pas deux êtres qui tout réunissait. L'homme était déçu et déchiré de l'intérieur et attendait simplement ce lever de soleil pour ensuite reprendre la route et la raccompagner chez elle. Fumant son cigare, stoïque et immobile, plongé dans ces pensées, Duncan finit par détourner enfin la tête de nouveau sur le côté vers sa passagère lorsqu'il la sentit bouger pour descendre de la Fat Boy en s'excusant. Le président la regarda intrigué, fronçant les sourcils en se demandant où elle allait comme ça. Un coup de fil à passer? C'est lorsqu'il la vit s'écrouler sur les genoux après quelques pas qu'il comprit que quelque chose n'allait pas et descendit à son tour de la cylindrée.

« Kim? »

Putain mais qu'est-ce qu'elle lui faisait là? Un malaise? Une crise d'hypo? Il pourrait l'emmener dans un snack prendre le petit déj' si c'était ça. En tout cas il n'imaginait pas une seconde que c'était ce qu'il venait de se passer qui était à l'origine de ça. C'est elle qui venait de le fusiller sur place. Lui n'avait rien ajouté. Il n'y avait rien à ajouter de toute façon. Elle avait fait son choix et exprimer sa volonté et c'était comme ça. Peu importe, le fait est qu'elle était en train de clamser à moitié devant lui et que le président de Sam Cro n'avait pas la moindre idée d'où cela sortait. Est-ce qu'elle avait des problèmes de santé? Ou bien elle était en cloque? Ouai... Elle avait pu faire son petit délire de « pas de latex » à un autre enfoiré qui avait visé dans le mille. Au point où il en était, Duncan pouvait tout imaginer, mais pas réfléchir. L'homme se précipita vers elle et se pencha pour poser ces mains sur ces épaules, posant lui aussi un genou à terre pour l'envelopper autour ces bras et prévenir une chute plus bas qu'ils ne l'étaient déjà

« Qu'est-ce qui t'arrives? T'es malade? » s'enquit-il avant de l'aider à se relever et se redresser doucement dans son étreinte.

Bon, là il n'y avait pas à réfléchir. Il ne voulait pas prendre de risque. Pas parce que c'était Kim, celle sur qui il avait littéralement craqué et sur laquelle il avait misé tant d'espoir stupides et illusoires d'y voir la femme de sa vie avant qu'elle ne lui montre ce qu'elle était réellement pour le meurtrir, non. Il ferait ça avec n'importe qui dans cette situation de détresse. Sauf peut-être un Mayan ou un Nord qu'il laisserait crevé là sous ces yeux, d'accord. Bref, aussi forte soit sa déception et sa douleur, elle ne valait pas un enfoiré de métèque ou un facho. Ne serait-ce que parce qu'elle habitait à Charming et que c'était la fille d'un des neufs membres originels. Parce qu'il n'y avait bien plus que comme ça qu'il pouvait la voir désormais après ce triste constat. Peu importe!

« Je t'emmène à St Thomas! » dit-il en la ramenant doucement vers lui vers la Fat Boy.

Tara travaillait sans doute. Il essaierait de la voir pour la lui confier. Bien qu'il n'ait pas à s'enquérir de son sort puisqu'ils n'avaient manifestement rien à voir ensemble en dehors de cette nuit de passage, quelque part il était inquiet et tenté de s'assurer qu'elle irait bien. Stupide Duncan encore. Si dieu avait une once de miséricorde, il ferait bien de lui enlever ce genre de sentiments et de bonté dont il pouvait faire preuve mais avec celle qui venait de l'abattre. Les sentiments tuent. Ce n'étaient définitivement pas pour lui. Déjà plus après la femme qu'il avait aimé et qui l'avait quitté. Et pour de bon après cette déception.

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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Ven 8 Oct - 17:28

Kim était forte, mais pas au point de se jeter à corps perdu dans la gueule du loup qui lui avait déjà prit son père, pas si facile pour elle, pas facile de dire oui et encore moins de lui expliquer pourquoi, son sentiment envers les Sons était si complexe que parfois même elle ne savait pas trop où elle en était c’était le cas maintenant, pendant que l’aurore laissait place à l’aube. « Message reçu » ?! Si elle avait été moins équilibriste dans l’âme elle serait tombée de la moto. Il venait de l’achever en deux mots, elle ne savait vraiment plus quoi faire pour rattraper le coup, elle était fatiguée, elle n’avait plus les idées en ordre et tout ce qu’il lui disait était un nouveau coup de couteau dans le cœur et la déstabilisait encore plus. NAN MERDE, nan elle n’était pas forte, elle n’était qu’une merde de pisseuse avec un mauvais caractère et une forte capacité à aimer, c’est tout ! Elle n’était rien sans lui putain ! Et dans cette ville, cette putain de ville, elle ne pourrait pas faire autrement que de le croiser, elle en crèverait de le revoir, elle ne pouvait pas, elle ne supporterait pas ça.

Alors ok, Duncan n’avait rien promis et elle non plus d’un coté, mais lorsqu’elle s’engageait, elle le faisait totalement, à 100% et il ne lui avait même pas envoyé un signe comme quoi il en était de même pour lui, elle avait juste voulut l’avertir pour éviter de tout foutre en l’air mais en fait ça n’avait fait qu’accélérer la chute de leur relation. Leur relation ? Putain mais Kim tu déraille ! Une nuit meuf, une seule et unique nuit, la plus balle de ta vie, mais la première et la dernière avec lui ! Enfin bref, elle aurait été prête à lui faire confiance, mais la question ne se posait même plus, il venait de la jeter comme une merde et de réveiller ses douleurs dues à l’angoisse. Incroyable, elle pouvait tout encaisser, les coups, les accidents sanglants et assez gores souvent, et là quelques mots et c’était la catastrophe, une autre contradiction ? Peut-être, c’était surtout la surprise et le fait qu’elle tenait à lui qui la faisait réagir comme ça, et si elle avait su, elle ne l’aurait pas suivi jusqu’ici parce que maintenant elle était dans la merde pour rentrer. Elle aurait préféré qu’il la frappe ça aurait été moins violent que ce silence pesant. Elle aimait juste savoir à quoi s’en tenir justement parce qu’elle n’était pas jalouse, enfin si, terriblement sauf qu’elle faisait naturellement confiance et qu’elle ne faisait jamais de crise de jalousie, si une fille osait tourner autour de son mec alors qu’elle savait qu’il était maqué, elle pouvait lui péter la gueule, mais se prendre la tête avec lui tous les deux jours, dès qu’il ne donne pas de nouvelle ? Nan, si elle pouvait s’inquiéter, mais pas pour ça. Elle n’aimait pas se mêler des histoires des mecs, elle lais laissait gérer leur business comme ils l’entendaient, ça n’était pas ses oignons, quoi il voulait qu’elle s’en mêle ? Ridicule ! Elle voulait juste pouvoir s’occuper de son homme, être là pour lui dans toutes les situations et ça impliquait un minimum de franchise.

Le malaise vint, fulgurant et douloureux, désagréable mais la douleur physique n’était rien par rapport au déchirement intérieure qu’elle ressentait, la souffrance elle maitrisait et elle avait connu pire, il l’appela, mais elle ne put pas répondre tout de suite, elle essayait de respirer et elle avait la gorge nouée. Elle rageait, elle aurait bien aimé ne pas tout foutre en l’air et en rajouter une couche avec cette connerie de poing de côté, mais elle n’arrivait pas à faire passer ça. Lorsqu’il posa les mains sur elle, elle profita une seconde de ce contact, ce dernier contact puis elle bougea pour se dégager de ses bras, elle ne voulait plus qu’il la touche, elle voulait qu’il arrête d’être un mec bien définitivement, qu’il arrête de lui faire miroiter des trucs pour rien, pour l’envoyer chier deux secondes plus tard ! Elle commença donc d’un ton calme :


« Nan je vais bien, c’est rien »

Ca la rendait folle qu’il la touche encore, putain il voulait quoi à la fin, la larguer ou l’aider MERDE ! Il la ramenait à la Fat Boy et venait de prononcer le mot hôpital. Ah ça non, certainement pas, elle ne montrait pas sur cette bécane et elle ne le laisserait pas l’emmener à l’hosto, d’autant plus qu’elle n’avait pas besoin d’y aller. Ca allait déjà mieux et elle voulait juste qu’il la lâche, elle avait de nouveau l’énergie de se débattre, l’énergie du désespoir, et la seconde salve de mots fut bien plus violente :

« Lâches moi ! »

Elle grimaçait, elle ne supportait vraiment plus que l’homme qui venait de lui briser le cœur de l’achever de la poignarder, de lui tirer dessus ne la touche, elle dégageait ses mains…

« Insistes pas ! Je suis secouriste je sais ce que je fais »

Bon évidement même si elle avait en train de faire une crise cardiaque, elle aurait dit la même chose, mais en l’occurrence c’était vraiment pas grave et elle avait aucune envie d’aller à l’hôpital, elle n’avait pas non plus envie de remonter sur la Fat Boy, elle n’avait plus envie de rien si ce n’est de voir le regard de Duncan se poser une fois de plus sur elle comme avant qu’ils n’arrive ici dans ce putain de désert ! Le message tait limpide, il ne voulait pas d’elle, en tout cas il ne voulait pas de ses doutes et ses névroses, ben nan son armure n’était pas assez épaisse il fallait croire, parce qu’elle avait des doutes, des problèmes avec l’infidélité de son père, et oui elle n’avait pas réglé ça parce que son père était mort dans une fusillade avant qu’elle n’ait été en âge de s’engueuler avec lui. Quoi qu’il en soit elle avait aimé son père plus que personne, elle avait fini par lui pardonner ses conneries, seulement elle ne se sentait pas la force d’assumer ce qu’avait vécu sa mère.

Elle savait pertinemment ce que c’était, et effectivement c’était bénin, rien à craindre, de l’hyperventilation chronique, ça faisait un mal de chien quand elle était en crise, mais ce n’était pas grave et elle savait comme faire passer la douleur. Cela dit ça lui avait remis les idées en place d’avoir mal, il allait falloir qu’elle lui remette les idées en place à lui aussi si non c’était ridicule, il ne pouvait pas lui avoir parlé pour l’envoyer chier au matin, ou en tout cas si c’était le cas elle devait en avoir le cœur nette sous peine de regretter cet instant toute sa vie. Elle allait tout déballer, et puis voila, elle ne pouvait pas faire mieux mais elle n’allait pas non plus s’accrocher à lui et s’écraser ad vitam aeternam, ça n’était pas elle, non, s’il voulait une poule blondasse sans cervelle et sans répartie il en avait alors pourquoi il était venu la voir pour l’envoyer chier après ?! A priori il ne ressentait rien pour elle puisqu’il était capable de tout oublier comme ça, d’un coup. Dernière tentative et elle était très énervée donc elle commença en criant :

« C’est quoi ton putain de problème, t’as un souci avec les gonzesses, t’as peur qu’elles se barrent dès qu’elles voient ton putain de caractère de merde ? Tu flippes ? Tu veux que je te promette quoi là ? Tu veux que je prête serment de sucer le club jusqu’à la mort ? Tu veux que je te promette de t’aimer et de te chérir jusqu’à ce que la mort nous sépare ? Mais mec, j’ai pas encore la robe qui va avec ce putain de serment, et je sais pas ce que toi et moi ça donnera dans une semaine, un mois, ou un an, je vois pas l’avenir ! Je peux juste te dire ce que je ressens pour toi là maintenant et tout de suite. Tu veux que je signe ? Je signe. Je signe pour tout ce que tu as à m’offrir même si je sais à l’avance que c’est que du sang et des larmes parce que c’est ce que ça sera, mais j’accepte ça pour rester avec toi jusqu’à nouvel ordre. Pourtant j’ai déjà donné et je m’en serais bien passé, mais putain, je ne maitrise pas ça, ce feeling entre nous, enfin je croyais que c’était ça en tout cas, un truc spécial. Voila ce que tu me promets, du sang et des larmes et moi je t’offre tout le soutient et l’amour que je pourrais te donner, mais si cette nuit ne signifie rien pour toi alors dis moi la vérité ! »

Putain de Winston Churchill… C’était pas pour rien qu’elle avait la date de son discours tatoué sur l’intérieur du bras. Elle avait les larmes aux yeux, elle aurait tellement aimé pouvoir s’enfuir elle ne supportait plus qu’il la regarde comme ça, enfin pas, qu’il ne la regarde plus. Elle était coincée avec lui et il allait se foutre d’elle, se marrer et l’envoyer chier et la tuer avec un mot encore une fois. Elle tremblait, de tristesse et de colère, elle ne venait pas de faire une prière, elle venait de lui cracher la vérité au visage, ça vérité à elle, et ça n’était très probablement la sienne, elle s’attendait à recevoir le coup final, immobile presque calme extérieurement mais bouillante à l’intérieur.

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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Ven 8 Oct - 19:18

Voilà qu'elle était descendue de la bécane en s'excusant de l'abandonner. Qu'est-ce qu'elle était en train de lui faire là? Duncan n'y prêta pas plus garde que ça jusqu'à ce qu'elle s'écroule à genoux et ne soit visiblement prise d'un malaise, ou d'un truc qui clochait en tout cas. L'alcool? L'adrénaline de la vitesse sur la route? Non, il n'y pensait pas. Alors quoi? Elle n'en avait pas eu assez de lui cracher à la gueule son refus catégorique de devenir une régulière de Son et briser tous ces espoirs, il fallait maintenant qu'elle tombe en détresse et qu'il lui sauve la peau? Malgré sa déception et sa rancoeur, il ne pouvait pas la laisser agoniser là sans rien faire. Non, c'était une être humain après tout et le président n'était un salopard insensible. L'homme descendit de sa Fat Boy en quatrième vitesse et se précipita sur elle pour s'enquérir de son état. De toute évidence, elle n'allait vraiment pas bien et Duncan n'était pas médecin, il ne pouvait rien faire lui-même. Une seule solution: l'hosto.

Le président l'aida à se relever en la prenant dans ces bras mais reçu un dédain agressif et une agressivité le repoussant et refusant son aide. Duncan n'insista pas et ne comprit rien à cette réaction insensée pour lui. L'homme resta là, face à elle, à quelques mètres qu'elle avait mis dans son débattement pour lui faire la lâcher. Incrédule les sourcils froncés, il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle se mette à lui hurler dessus en lui demandant quel était le problème avec elle. Quoi?! Non mais là on était en plein fantasme. C'est lui qui venait de lui demander ce qu'elle voulait et Kim qui lui avait balancé qu'elle ne voulait pas être une femme de Son et c'est lui qui avait un problème??? Putain mais cette fille avait un sérieux problème! Duncan bouillait intérieurement face à ce ton sur lequel elle lui parlait et surtout ces mots, comme si c'était lui le putain de problème. Elle lui posa toute une série de questions comme si il était incapable d'y répondre simplement après ce qu'il venait de lui dire.

Et voilà qu'elle disait signer! Putain de bordel de merde mais elle voulait quoi à la fin? Y a cinq minutes elle était incapable de concevoir sa vie avec un Son, comme sa mère et maintenant voilà qu'elle le voulait! Duncan n'y comprenait plus rien. Un coup, oui, un coup non... Tout ce qu'il avait demandé c'était une réponse claire et nette alors il fallait qu'elle fasse un choix et qu'elle le fasse maintenant parce qu'il n'avait certainement pas la patience de supporter une girouette indécise. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle remettait maintenant en cause l'importance de cette nuit en ce qui le concernait! Non mais là on nageait en plein délire. A croire que sa question n'était pas suffisamment claire à lui faire comprendre qu'il voulait qu'ils aillent plus loin que cette putain de nuit! C'est elle qui avait dit ne pas pouvoir accepter cette idée. Pas lui. Alors au lieu d'inverser les rôles elle avait plutôt sacrément intérêt être claire, et maintenant.

Duncan se pinça les lèvres de rage une fois sa petite scène de furie terminée. Stoïque face à elle en s'efforçant de ne pas exploser lui exploser. Si elle ne l'avait pas repousser de la sorte comme si elle ne voulait plus jamais qu'il ne pose ces mains sur elle, le président serait revenu à la charge pour l'embrasser fougueusement. Mais visiblement elle ne voulait plus que cette distance entre eux. Parfait! L'homme posa un moment ces mains sur ces hanches et baissa la tête, pensif et pestant intérieurement avant de reporter son regard sur elle en soupirant profondément. Bien, une bonne fois pour toute... Il allait répondre à sa question de merde puisqu'elle, elle n'était pas foutue de répondre à la sienne. Après ça, terminé. Elle comprendrait... Ou il la ramènerait si elle veut bien... Ou elle rentrerait en stop, rien à foutre! Il était temps d'en finir une bonne fois pour toute avec son délire. Il fallu encore plusieurs instants à Duncan pour se calmer et évacuer toute la tension qu'elle avait fait monter en lui et enfin reprendre la parole pour lui répondre calmement.

« La première fois que je t'ai vu... J'ai eu le sentiment que t'étais celle que j'avais toujours attendue... et qui arrivait comme un TGV dans ma vie... Pas simplement parce que t'étais furax contre je ne sais quoi, non... J'ai 30 ans, Kim... Ouai, j'ai connu des femmes qui se sont barrées. Une en particulier... Mais ça ne comptait plus lorsque je t'ai vu. Tout ça, ça n'était plus arrivé... Je ne me suis pas posé la question de savoir si tu serais du genre à te barrer toi, non... C'est pas les craintes de mon passé qui me venait, juste... Juste de l'espoir... Pendant des semaines, jusqu'à ce soir, j'ai pensé qu'à toi... J'essayais de m'imaginer et de t'imaginer comme je l'espérais... Et finalement ce soir tu étais là et tout ça s'est confirmé, dans ce qu'on a partagé... Alors si je t'ai fais venir ici, c'était pas simplement pour voir le jour se lever et éclairer la nuit... C'était pour m'éclairer moi.. Sur ce que tu voulais... Ce que tu ressentais... » dit-il avant de tourner les talons pour se rediriger vers sa Fat Boy.

Ça c'était pour la petite histoire. Oui, il l'avait dans la peau cette fille. Depuis la première fois où il l'avait vu. Et après cette nuit, il l'avait deux fois plus. Mais ça non plus elle n'était sans doute pas fichue de le comprendre. Duncan chevaucha sa bécane et s'y réinstalla, prenant de nouveau quelques secondes tête baissée avant de reprendre sur le même ton calme et presque renonçant, philosophique.

« Mais toi manifestement, t'as pas envie de me voir comme un homme qui peut t'apporter quelque chose... T'as pas cet espoir... Ce sentiment... Ce truc qui te pousse à essayer et à tout tenter pour ce en quoi tu crois... Ce dont tu as besoin... TU vis dans ces craintes de ton passé. Pas moi... Je vis dans ce que je ressens... Je vis pour ça. »

Voilà la putain de différence entre eux. Duncan ne vivait pas dans la peur ou le doute. Il vivait pour ce qu'il aimait et ce en quoi il croyait. Et il se donnait les moyens de l'avoir. Peu importe ce que ça coûtait. Ça lui avait coûté la douleur de sa première histoire et le surpassement de ces craintes de continuer à y croire et à espérer que Kim soit ce qu'il espérait durant touts ces semaines où elle n'avait pas quitté ces pensées. Ces putains de mots en ce moment lui coûtait sa fierté, mais il était bien le seul à faire des sacrifices et avoir les couilles au sens propre comme au figuré dans cette putain d'histoire.

« Je suis un Son, oui... Je suis le putain de président de ce club... Je vends des armes, ouai... Je tabasse... Parfois, je tue même... Mais je ne suis pas ce président avec toi. Je suis juste un homme. Et cet homme ne trompe pas la femme qu'il aime... Cet homme ne se met pas en danger inconsciemment au risque de l'abandonner... Il compte simplement sur elle pour lui apporter ce qu'aucun MC ne peut apporter. De la douceur... Du soutien... De l'amour, appelle ça comme tu veux...Et pour ça il est capable de tout lui offrir. »

Voilà qu'il se mettait à parler de lui à la troisième personne. Preuve qu'il lui était suffisamment difficile de parler d'amour. Voilà, elle avait tout gagné. Sauf le droit de recommencer. Pas avec lui. C'était les dernières munitions de ces efforts et si elle n'était foutue de s'en armer pour affronter ces raisons de merde, alors au diable merde!

« Si t'as pas ce qui faut dans le ventre... Si t'as pas ce qu'il faut là... Dans le coeur... Pour ça... »reprit-il en pointant du doigt son torse, secouant négativement la tête de dépit une ultime fois avant de conclure. « Tu ferais bien de prendre celui que je viens de sortir de ma poitrine là et d'aller trouver un cardiologue pour te le greffer... Sinon... Reste avec ton malaise. »

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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Ven 8 Oct - 21:52

C’était gentil, très gentil, trop gentil de vouloir l’aider, mais après ce qu’il venait de ne pas lui dire elle ne pouvait pas ne pas le repousser, c’était même pas de la fierté, bon ok un peu, mais c’’est pas tous les jours facile d’être irlandais quand même, en l’occurrence c’tait physique, elle refusait tout contacte avec lui car elle sentait que son intérêt pour elle s’effilochait vitesse grand V et elle ne le supportait pas, elle préférait crevé dans le désert que d’être aidée par celui que venait de lui briser le cœur au sens propre comme eu figuré. Donc elle lui cria dessus, une fois, puis la deuxième sans crier, mais vu son ton ça revenait au même et la dernière pour sortir ses tripes parce que non elle ne lâcherait pas l’affaire si facilement il était trop bien, peut-être trop bien pour elle d’ailleurs, mais elle ne voulait pas regretter de n’avoir rien dit, rien fait pour sauver la situation, sauf que au lieu de lui dire les choses calmement, elle les lui cracha au visage parce que dans l’état où elle était elle ne pouvait pas faire autrement.

« Hein ?! »

Alors là si elle s’attendait à ça, il avait ressentit donc exactement la même chose qu’elle ?! Elle avait envie de lui dire, mais elle le laissa finir, elle passerait sur son ex qui à priori avait laissé plus de trace que le sien. Quoi que, c’était peut-être en grande partie pour ce qui s’était passé qu’elle voulait savoir à quoi s’en tenir, contrairement à ce qu’elle disait, son père n’était pas le seul homme adultère qu’elle avait connu dans sa vie, mais elle s’en était remise, et elle n’était pas du genre à péter un plomb pour un texto ou parce que les filles lui tournaient autour, contrairement aux apparence non, elle était plutôt calme sur ce point, tant qu’elle pensait pas qu’on la prenait pour une conne, c’était cool, elle aimait avoir confiance et demandait la même chose en retour, c’est tout, pour le moment…

Il n’avait pas tort, elle avait tendance à flipper dès qu’il s’agissait des Sons, c’était vrai, elle était loin d’avoir réglé tous ses problèmes, mais elle était tout de même capable d’apprécier l’homme qu’il était et de vivre dans le présent et pour leur avenir à tous les deux, en tout cas, elle ne voulait pas la perdre, ça elle en était sûre et certaine, et plus il parlait plus ça se confirmait. Cela dit il confirmait aussi autant par ces paroles que par le fait de lui dire ce qu’il tait en train de lui déballer qu’elle avait merdé avec ces phrases à double sens et tout, pourtant quand elle l’avait dit pour elle c’était hyper claire, elle avait dit non ? Putain mais quelle conne, elle aurait du réfléchir avant de parler, enfin elle avait réfléchit, mais surtout à ce qu’elle ne devait pas dire et non à ce qu’elle devait dire. Débile ! Elle avait été vraiment conne sur ce coup, elle s’en voulait à mort et se mordit la lèvre en le regardant, penaude. Elle ne voulait pas ça, si elle avait su tout ça avant, elle n’aurait pas eut besoin de crier, mais c’était sa faute un peu aussi, il n’avait pas été clair, enfin en tout cas elle avait rien compris, ça pouvait arriver hein, les malentendus…

Les larmes finirent par couler sur ses joues, à la base elle pensait qu’il allait la jeter de toute façon, mais quoi qu’il en soit, elle ne croyait pas ce qu’elle entendait, il était en train de tout lui déballer, il mettait ses tripe sur la table encore plus qu’elle ne venait de le faire. Wow, elle avait du mal à encaisser au bout du premier discours, quand il se dirigea vers sa moto déjà elle avait envie de lui sauter dessus de tout arrêter, pourquoi ils se disputaient ? Putain elle pouvait donc pas fermer sa gueule et parler calmement aux gens qu’elle aimait, nan fallait qu’elle gueule, c’était une furie, elle ne savait pas rester calme en apparence quand elle ne l’était pas, elle ne pouvait pas cacher ses sentiments et ceux là passaient de l’amour passionné à la rage comme un tourne un page, difficile à suivre parfois, difficile à vivre certainement, mais il était en train de lui remettre les pendules à l’heure. Elle ne pouvait qu’écouter, il ne lui laissait pas le temps de répondre, elle voulut s’approcher, elle hésita un bon bout de temps, puis quand il eut terminé de répondre à sa principale inquiétude, elle marcha vers lui et posa une main sur sa bouche en lui demandant pardon en chuchotant :


« Je suis désolée »

Pour qu’il la pardonne d’avoir déconné à plein tube, de pas lui avoir fait confiance, de pas l’avoir compris et couté, de pas lui avoir répondu clairement, d’être toujours un peu à coté de la plaque et du coup d’avoir tout fait foirée et de même pas se rendre compte de sa connerie. Lui pardonnerait-il ? A priori ça n’était pas gagné car il continua à parler, elle retira donc sa main restant tout proche de lui malgré la moto qui gênait un peu et elle baissa la tête un instant séchant ses larmes, puis elle releva la tête pour fixer son regard bleu azur de ses yeux verts auxquelles la lumière montante du soleil qui venait de paraître à l’horizon, donnait des reflets d’aigue marine et de turquoise. Pourquoi avait-il fallut en arriver là pour qu’ils se livrent ? Pourquoi c’était si compliqué entre les hommes et les femmes pour se comprendre, quand certains disaient qu’ils ne venaient pas de la même planète, ils devaient avoir raison.

« Pardonnes moi, je t’en prie, ce n’est pas ce que je voulais dire, je… C’est pareil, depuis que je t’ai aperçut l’autre jour j’ai su que je voulais te revoir et… Je sais pas t’étais tout le temps dans ma tête, je sentais dans mes tripes que je devais faire tout ce qui tait en mon pouvoir pour te montrer que tu étais important pour moi, mais j’ai merdé. J’ai jamais ressentit ça avant Duncan, j’ai flippé, je suis désolée, mais c’est fini. J’ai envie de rester avec toi, de te donner tout ce que tu veux, d’être là pour l’homme et pour le président, je pourrais jamais cesser de m’inquiéter pour toi à chaque fois que tu partiras pour le business, mais exactement comme je m’inquiéterais pour mon homme s’il prend sa voiture, je suis comme ça, c’est ma nature d’angoisser pour les gens que j’aime et d’imaginer tout le temps le pire, mais c’est mon problème, pas le tient, je gère. Je voulais juste savoir si on était sur la même longueur d’onde mais je me suis mal exprimée, et maintenant je sais que oui, mais je sais pas si tu vas passer là dessus, je ne veux pas que tu m’en veuilles pour ma maladresse, s’il te plait ! »

Elle n’osa pas l’embrasser, pourtant elle en avait envie, mais elle avait vraiment peur qu’il ne lui pardonne pas d’avoir manque le coche. Elle avait vraiment merdé, bien plus que ce qu’elle pensait, pour le faire parler comme ça, clairement elle avait déconné et pas qu’un peu. Elle commençait juste à comprendre à quelle point ce qu’elle avait dit pouvait être mal pris, son manque de foi en lui, ses doutes et ses craintes, elle commençait à comprendre que depuis le début il parlait de l’homme qu’il était et pas du club et que c’était elle qui mélangeait tout. Elle le regarda droit dans les yeux et dit dans un murmure.

« Je t’en prie »

Posant ses mains sur le torse du jeune homme elle baissa la tête, elle attendait la sentence presque sûre qu’il allait la repousser, que se soit l’acquittement ou la mise à mort, elle ne pouvait rien faire, cette fois-ci elle avait été claire nan ? Bref elle restait là, immobile, toute contractée pour encaisser le verdict avec un minimum de dignité. Fataliste, s’il ne voulait pas lui pardonner elle sortirait de sa vie d’une manière ou d’une autre. Elle s’était résignée à accepter qu’il garde un fort ressentiment et qu’il ne veuille plus d’elle, plus jamais, si c’était le cas, elle n’aurait pas le droit de lui imposer sa présence encore, il faudrait qu’elle parte, où ? Elle n’en savait rien, pas la moindre idée, mais elle-même ne pourrait plus supporter de la croiser, elle ne pourrait pas non plus lâcher tous ses liens avec le club alors qu’elle venait de commencer à se réconcilier avec lui ! Bref partir pour ne pas souffrir et pour ne plus le faire souffrir.

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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Sam 9 Oct - 22:58

Duncan en avait eu assez. La première motivation de cette escapade mystère dans le désert était d'éclaircir les choses entre Kim et lui, ou de tenter du moins. Hors, plus ça allait, moins il y comprenait quelque chose. L'homme se serait satisfait de sa première réponse assurant qu'elle ne pourrait pas concevoir d'être la femme d'un Son comme sa mère l'avait été avec Sam Town. Évidemment, ça le décevait et Duncan voyait toutes ces perspectives partir en fumées avec ces espoirs pour cette femme dont il devenait de plus en plus dingue. Mais au moins, il aurait su désormais à quoi s'en tenir et aurait accepté cette fatalité, allégeant au bout du compte ces regrets en se disant que si elle était suffisamment stupide pour considérer tous les Sons comme des hommes infidèles et dangereux, c'est qu'il s'était bien trompé sur elle. Mais il avait fallu qu'elle soit prise d'une sorte de malaise et manque de tomber dans les pommes sur le sol poussiéreux du désert.

Évidemment, Duncan fut prit d'inquiétude lui aussi et fonça voir ce qu'il n'allait pas, l'aidant à se relever avant de se décider à l'emmener à l'hôpital St Thomas. Mais là Kim le repoussa avec virulence en refusant son aide. Bordel de m... Avec n'importe qui, il se serait barré. N'importe qui. Tu veux pas de mon aide? Bien... bah crève seule dans ce putain de désert. Là il ne comprenait rien à cette réaction à la con et pourtant il était encore loin de ces surprises lorsqu'elle se mit à lui hurler comme si il était le diable en personne. Alors maintenant c'est lui qui avait un problème? Duncan n'avait aucun problème avec sa putain de réponse, si c'est ce qu'elle voulait, ou ne voulait pas plutôt, alors ainsi soit-il. Ils ne se seraient pas revus ou simplement pour baiser quand l'envie les prenait. Il n'avait rien laissé transparaître de sa déception et son heurt alors bordel de merde, qu'est-ce que c'était que ce cirque? Le pire c'est qu'elle venait de retourner la situation en suggérant que c'est lui qui se moquait de cette nuit. Ok... Là, il lui fallait juste maitriser ces nerfs, prendre quelques instants pour s'empêcher de se transformer en monstre qui allait gueuler dix fois plus fort qu'elle et lui faire comprendre qu'il ne tolérait pas ça, et ensuite il était à elle...

Elle voulait la jouer comme ça? Pas de problème, ils allaient la jouer comme ça... Duncan rassembla ces idées avant de lui balancer toute la vérité réclamée illégitimement par la jeune femme. Illégitimement oui. Le Son aurait très bien pu faire comme elle et se métamorphoser en girouette. Après tout, elle n'avait pas été foutue de lui donner cette vérité et s'était contredis 150 fois mais lui, contrairement à elle, il savait très bien ce qu'il voulait et n'avait aucun problème a être clair et précis. Duncan lui dit tout. Ce qu'il en était pour lui, depuis le début. C'est ce qu'elle voulait, non? C'était sans doute encore un de ces délires pour essayer de le toucher et s'en faire il ne savait quelle fierté après lui avoir parlé de la sorte, mais rien à foutre. L'homme était dans un processus final et définitif. Après cela, il en aurait définitivement terminé avec ces conneries... D'une façon ou d'une autre.... Même si il ne croyait plus en la façon la plus belle et heureuse, qu'il avait tant espérée depuis des semaines.

Il finit par faire demi-tour pour retourner sur sa harley et s'y assoir à nouveau pour poursuivre justement dans la vision qu'il avait des choses. Elle avait peur... Elle vivait avec la peur quand lui vivait avec son coeur et c'était ce qui les différenciait. Évidemment, il la blâmait pas pour ça. Duncan ne s'était jamais attendu à ce qu'elle ressente les mêmes choses pour lui au point d'en oublier toutes ces craintes. C'était un fait, et il en était ainsi. La suite de ces paroles n'étaient d'ailleurs pas destinée à les effacer puisqu'il lui dit tout, même le plus sombre qui accompagnait son rôle dans le club. Simplement la vérité. Il était un homme également et avant tout avec une femme et telles étaient ces valeurs. Et comme il lui dit dans une métaphore on ne peut plus juste, si elle, elle n'avait pas tout ça dans le coeur pour lui, elle n'avait qu'à se greffer tout ce qu'il venait de lui dire et qu'il portait... Ou de rester seule avec son malaise, qui n'était pas le physique qu'elle venait d'avoir, mais bien un sentimental. Plus grave à ces yeux.

Voilà, c'était fait et maintenant terminé. Quoi qu'il arrive. Duncan avait dit tout ce qu'il avait sur le coeur au mépris de ce que ça impliquait pour lui et malgré le fait qu'à ce moment il se disait encore qu'elle ne méritait même pas ça avec le dédain et le rejet qu'elle avait eu pour lui. Il aurait dû l'envoyer promener et se dire qu'elle s'était assez foutu de sa gueule comme ça, mais l'importance et la place qu'elle avait eu jusque là pour lui, avant son délire de merde, ne lui laissait d'autre choix que de tout faire pour n'avoir aucun regrets et oublier cette histoire avec la certitude qu'elle ne voulait rien de lui. Et cela en passait par lui dire toutes ces choses pesantes. Il ne s'attendait ensuite à rien. Si... Un nouveau délire ou un truc aussi incompréhensible et flou que ce à quoi il avait eu le droit jusque là. Un rejet, ou un dédain aussi peut-être tout au plus. Bref, il imaginait surtout démarrer sa bécane dans les instants qui venaient pour en terminer et se tirer, avec ou sans elle, mais avec un statut quo nul. D'ailleurs son « hein » appuya cette idée. Putain elle avait encore rien compris là? Après ça? Roh et puis merde...

Duncan soupira profondément et détourna son regard sur le côté pour le perdre vers le paysage vierge du désert. Il se perdit dans de nouvelles pensées, traduites dans ces lèvres qui se mordirent entre elles, et ne pu s'empêcher de se remettre en cause. Pourtant c'était elle qui n'arrêtait pas de le dédaigner. Mais le fait est qu'il avait tendu plusieurs fois la joue pour se ramasser une gifle. Sa question d'abord... A la réponse désillusoire. Et puis sa tentative de l'aider pour se faire repousser. Trop bon. Trop tendre. Même avec les femmes, il devait se garder de ce genre d'attention au final, c'était la leçon à en tirer. Tout cette connerie d'angélisme et de douceur pour ne recevoir que du dédain. Terminé, si il devait être un gros con et un salopard comme Kim le voyait déjà avant même de le connaître, pour se préserver de ce genre de déception et de peine, alors il le serait. Duncan fut donc interpellé et sortit de ces pensées par son « désolée » esquissé. Désolée? Désolée pour quoi? Pour ne pas être celle qu'il s'était imaginé tout seul? De ne pas être à la hauteur de ces exigences qu'il s'était monté lui-même, sans même pouvoir concevoir une seconde qu'il puisse se tromper sur son compte dans son coup de foudre passionnel et fantasmatique? Nan... Elle n'avait pas à s'excuser pour ça... Il était le seul à blâmer. Lui et ces foutus sentiments de merde de faible!

Il s'en voulait oui. Kim s'était rapprochée, mais il n'avait pas tourné la tête pour autant. Son regard toujours perdu dans le « rien » du désert. Partout, sauf sur elle. Duncan s'attendait encore moins à ce qu'elle allait lui dire par la suite. Cette... Réciprocité. Inespérée. Ce retour... Cette chose qu'il avait attendu et qu'il venait de considérer comme impossible et inimaginable après ce à quoi il avait assisté et entendu ces dix dernières minutes... était enfin là. Face à lui. Le président reporta enfin son regard sur elle et pour être tout à fait franc n'y croyait pas dans un premier temps... Il se dit qu'elle lui disait ça uniquement parce qu'il venait de lui sortir son coeur et par soucis de... bienséance ou quelque chose comme ça. Pas par sincérité. Il lui fallut en fait encore plusieurs secondes de regards plongés l'un dans l'autre, ces paupières légèrement plissés chercher à percer et à lire le réel fond de ces mots pour avoir la certitude qu'elle pensait... qu'elle ressentait vraiment ces paroles. Peut-être lisait-il mal après tout. Mais comme il lui avait dit... Il voulait y croire. Il avait besoin d'y croire...

Kim lui redemanda de l'excuser dans un murmure, posant ces mains sur son torse avant de baisser finalement la tête et après quelques secondes, Duncan finit par passer son bras derrière elle pour l'enlacer tendrement autour de ces reins et la rapprocher de lui pour la serrer contre son torse... « C'est rien... Ça va... » murmura-t-il simplement près de son oreille dans son étreinte, fermant doucement ces paupières quelques instants au dessus de son épaule pour profiter de ce câlin et du sentiment immense de soulagement et de bien qui l'envahissait à cet instant. Ces mots... Leur sens... Ce contact... Le parfum de ces cheveux... Duncan venait à peine de les trouver qu'il ne pourrait déjà plus s'en passer tant ce bouquet lui était si fort et si important. Après de longs instants, l'homme finit par rouvrir les yeux et détacher doucement Kim de son torse contre lequel elle était blottie, retirant sa main posée sur sa taille qui enveloppait toute sa silhouette de son bras, pour porter ces mains sur visage et l'embrasser tendrement d'abord, puis avec un peu plus de passion et d'intensité, de sens en réalité, ensuite... Le président tenta de lui transmettre et de concrétiser tout ça dans ce baiser échangé par leur lèvres, paires les unes aux autres désormais, puis enfin dans le murmure qu'il glissa contre celles-ci « Je ne veux pas te quitter... Et je ne pourrais certainement pas regarder une autre femme que toi. Je veux juste... Juste... ». Secouant doucement la tête de gauche à droite, il finit par poser délicatement son front contre le sien et referma ces paupières pour terminer sa phrase arrêtée « Juste toi Kim... »

Voilà. C'était simple et en même temps ça voulait dire tellement de choses. Juste elle, dans tout ce qu'elle était, en tant que femme. Avec tout ce que ça impliquait, dont évidemment la présence et surtout la fidélité, à laquelle il tenait autant qu'elle. Il ne serait jamais un paisible garagiste qui ne risquerait jamais rien. C'est le club qui voulait ça. Mais il saurait être deux fois plus vigilant pour qu'on ne l'enlève pas à elle. Elle devenait... Un nouveau moteur. Une nouvelle force pour lui.

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MessageSujet: Re: La beauté d’une nuit blanche – Suite (Duncan)   Dim 10 Oct - 4:26

La peur de sa vie, perdre l’homme qu’elle aimait avant même de l’avoir eut. Une souffrance terrible, un déchirement intérieur bien pire que toutes les douleurs physiques qu’on peut ressentir. Elle se sentit mourir, partir, son malaise n’était que la partie immergée de l’iceberg, et le refus qu’elle opposa à Duncan quand il vint l’aidé, n’avait de violence que la tempête qui faisait rage en elle. Elle s’en voulait terriblement, mais maintenant qu’il l’avait mise à terre, elle ne pouvait pas juste le laisser l’aider, être gentil avec elle. Dès qu’il posait les mains sur elle, elle repensait à ce qu’ils avaient partagé plus tôt dans la soirée et elle avait envie de pleurer, de crier, de le supplier de ne pas oublier de se jeter à ses pieds pour qu’il ne la jette pas comme une vieille chaussette, mais ça n’était pas Kim de faire ça, elle était Irlandaise non d’un chien ! Si elle avait réagit avec autant de colère, c’est qu’elle l’était non pas contre lui mais contre elle-même, et si elle refusait qu’il l’aide c’est parce qu’elle ne se sentait pas digne d’être aidée après s’être autant trompé sur lui et sur elle-même. Elle qui pensait s’être donné à un homme qui la voulait pour plus qu’une nuit, elle avait la nette impression de s’être fait avoir. Mais elle s’tait vite rendu compte que c’était autre chose, que c’était plus compliqué que ça. Elle s’aperçut que sa réponse n’avait pas du tout été à la hauteur de ce qu’il demandait et même si elle ne pensait pas à mal et clairement ne pensait pas par ses paroles mettre un terme à tout ça, elle su rapidement qu’il allait falloir qu’elle soit plus claire.

Les Sons… Des hommes infidèles ? Pour ce qu’elle en connaissait, beaucoup d’entre eux l’était, trop d’occasion de s’envoyer en l’air avec des poules souvent bien plus fun à baiser que ça femme, mais ça à la limite, elle se débrouillerait bien pour rester la plus bonne de la plus bonne de ses copines et pour qu’il n’ait jamais envie d’aller voir ailleurs, un corps de rêve et une sensualité exacerbée aidant. Dangereux ? Nan, le club était un environnement dangereux, pas pour ceux qui gravitaient autour mais seulement pour ses membres, seulement effectivement la perspective d’être de nouveau confrontée à la perte d’un être cher était difficile à accepter pour elle et avec un homme président de Samcro, les probabilités que ça finisse dans le sang étaient plus importante qu’avec un autre, mais elle savait aussi une chose, les Sons étaient une grande famille, si elle l’intégrait, elle ne pourrait plus reculer, mais sa famille serait protégé, c’était probablement ça que Sid voulait quand elle était all voir le club pour se présenter, mais à ce moment là Kim n’avait pas encore vu Duncan, ne lui avait pas parlé et surtout n’était pas prête à accepter la chose, trop de rancœur et de souffrance relié à ces bikers…

Mais voila, McGee junior avait débarqué dans sa vie comme un tourbillon de sentiments contradictoires, comme une tempête dans son esprit, il s’était emparé de son cœur, il avait possédé son corps, et maintenant il la dépossédait de toutes ses certitudes et de ses principes à savoir, pas de Son dans ta vie où tu en souffrira tôt ou tard. C’tait le serment qu’elle avait fait dix ans avant sur la tombe de son père, dans la réaction de rage à sa mort et dans le moment le plus triste de sa vie, elle tait désemparée, celui qu’elle croyait invincible venait de s’éteindre la laissant seule elle, sa sœur et sa mère. Le premier venu, le club, avait été jugé coupable sans procès équitable, c’était une gamine, elle n’était pas objective, mais c’était resté à travers les années. Elle était désespérée, seule au monde, il fallait que sa colère d’adolescente se jette sur quelqu’un et se fut sur ceux qui étaient présents et ne lui dirent jamais ce qui s’était passé tout en ayant été incapable de le protéger, Sam Town, laissant ainsi sa famille sans espoir, sans cet amour intense qui les reliaient tous les quatre et surtout les deux gamines à leur père et sa femme à son mari, car oui malgré tout ils s’aimaient.

Etait-ce donc le cas de nos deux tourtereaux sauvages ? Tout dans ce qu’il disait voulait dire oui, mais se regard perdu dans le vague des vagues de sable était explicite, c’était trop tard, elle avait déconné et ça ne passait pas. Oh putain ce dédain, c’était tellement dur, tellement violent ! Elle garda toute sa tristesse et son amertume au fond de la gorge comme un nœud qui l’empêchait de respirer, elle s’approcha cherchant à reconquérir si ce n’était son amour au moins un peu de sollicitude, mais elle ne reçut que le mépris en retour, indifférence qu’elle devait avouer avoir mérité, mais qui lui était de plus en plus insupportable. Un premier mot d’excuse pour ce à quoi elle l’avait amené, pour lui avoir parlé sur un ton inadmissible entre eux, pour ses paroles maladroites, pour qu’il arrête de l’ignorer et de faire comme si elle était déjà partie. Elle était là ! * Regarde moi je t’en prie ! Je t’aime, ne me hais pas ! * Sa main sur sa bouche, mais rien n’y fit, il n’avait pas terminé son discours, elle avait pourtant encore tout à lui dire, que malgré les apparences ils voulaient la même chose. Elle dut donc prendre chaque mot en pleine face jusqu’au bout, d’un coté il lui disait ce qu’elle voulait entendre, d’un autre, la manière dont cela se faisait n’tait pas vraiment la façon rêvée de faire une déclaration.

Elle n’avait pas le choix, pour qu’il veuille bien reconsidérer la situation elle devait se livrer fière et entière comme il l’avait fait. Si elle ne faisait maintenant, elle ne pourrait plus reconsidérer la question. C’était un peu compliqué pour elle, mais elle n’hésita pourtant pas à dire ce qu’elle avait sur le cœur dans la mesure où si elle n’était pas certaine d’avoir le courage d’assumer ce choix elle était sûre qu’il le lui donnerait, certaine qu’à ses cotés elle le trouverait, et que la question ne se poserait plus car il était et serait ce qu’elle voulait, fondamentalement l’homme en lequel elle pouvait croire, celui qu’elle pouvait aimer, le seul l’unique. Ce sentiment profond qui vous envahit, plus qu’nu coup de foudre, plus qu’une simple attirance physique aussi forte soit elle. Elle ne pouvait plus détacher son regard de lui, mais avait une grande envie de regarder enfin dans la même direction que lui. Cette émotion qu’on ne s’explique pas par des mots mais qui vous prend au plus profond des trippes en vous disant LUI. Effectivement ça aurait été plus simple si ça n’avait pas été un Son, mais aurait-ce été aussi fort et clair dans son cœur ?

Alors qu’elle venait de baisser la tête en signe de soumission à sa future décision, en signe d’humilité et de rédemption et aussi parce qu’elle ne pourrait pas soutenir un regard d’indifférence supplémentaire, elle en mourrait. Mais ce qui se passa fut tout autre et un sentiment de soulagement intense et de plénitude d’envahit dès l’instant où il passa son bras atour d’elle. Réconciliation, ouf, il la pardonnait d’avoir été totalement lunatique depuis qu’ils étaient arrivés ici. Ces muscles contractés se relâchèrent immédiatement et elle se blotti tout contre lui laissant quelques larmes de joie couler le long de ses joues. Apaisée oui, elle l’était, ça n’avait pas été simple, mais tout se finissait bien, heureusement pour leurs deux petits cœurs d’Irlandais au caractère de cochon. Elle passa ses mains derrière ses épaules pour le serrer du plus fort qu’elle pouvait. Elle tourna la tête pour poser le front contre son torse jusqu’à ce qu’il relâche son étreinte et ne lui prenne le visage pour l’embrasser. Un baiser tout doux qui se transforma doucement en un baiser passionnés. Kim retrouva les lèvres de Duncan avec plaisir et folie, comme si elle n’avait pas pu les avoir pendant trop longtemps, elle était en manque de ça, ses mains sur elle, sa bouche, et elle l’embrassa comme si c’était la dernière fois qu’ils se touchaient. Après ce qui s’était passé, c’était le sentiment qu’elle avait eut, qu’elle n’aurait plus jamais droit à ça. Par conséquent elle prit ses lèvres avec désir et l’envie de ne plus jamais les laisser filer, de ne plus jamais le laisser filer.

Mais l’instant eut tout de même une fin, cependant, cette fin ne fut que le commencement de tout le reste, leur avenir ensemble, leur amour réciproque, il lui avait déjà dit ce qu’elle désirait entendre, en tout cas elle avait compris que leurs sentiments étaient partagés ainsi que leurs principes, ça n’était qu’une conclusion à tout ça, mais quelle conclusion. Son regard plongeant dans les yeux verts de la belle, elle serra son t-shirt entre ses doigts, elle ne comptait plus le laisser partir seul et elle ne comptait pas non plus s’enfuir. Leurs fronts posés l’un contre l’autre. Elle n’avait jamais sentit de simples mots la pénétrer aussi fort et tout ceci resterait gravé en elle pour que jamais elle n’oublie le serment qu’elle allait lui faire. Elle le regarda dans les yeux et répondit simplement :


« Je suis à toi Duncan McGee. Je serais toujours là pour toi, quoi qu’il arrive. »

Avait-elle vraiment besoin de le dire ? Probablement pas, en tout cas pour elle ça voulait de source, seulement après tout ce qu’il lui avait livré elle ne pouvait pas juste ne rien dire, elle avait envie de lui dire je t’aime, terriblement envie mais c’était trop tôt, pourtant elle le pensait profondément, elle en était certaines elle voulait vraiment être avec lui rester avec lui construire quelque chose avec lui, mais elle attendrait de lui avoir prouvé qu’elle était digne de sa confiance et de son amour pour lui faire une telle déclaration, elle évitait d’utiliser ce mot trop facilement. Elle l’embrassa. Le qui qu’il arrive signifiait bien plus que simplement je serais là si tu as des problèmes avec un steak évidement, vu ce qu’ils venaient de se dire, cela impliquait un engagement totale et absolu avec lui, où qu’il soit, quelque soit les événements à venir, et même au delà de leur relation, si par hasard cela ne fonctionnait pas entre eux, mais ça, elle ne l’envisageait même pas.

« Ma sœur avait raison de venir vous voir, parce que je t’ai aperçu pour la première fois ce jour là et que depuis malgré le fait que j’ignorais tout de toi, je savais que tu étais quelqu’un de spécial. »

Devait-elle revenir sur ce qui s'était passé, s'excuser, lui dire qu'elle ne lui parlerait plus jamais comme elle venait de le faire ? Elle estima que non, elle estima que l'incident était clos et qu'il était préférable de passer à autre chose, des choses plus réjouissantes. De plus cette épreuve l'avait vidée et elle avait envie de dormir, cela impliquait-il qu'ils se quittent ? Il faudrait bien à un moment qu'elle rentre chez elle pour se laver et se changer... Dilemme.

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